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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 17:42
L'incertain - Virginie OLLAGNIER - Ed° Liana LEVI - roman - 411 pages




Présentation de l'éditrice : " 1968. Zoltán Soloviev, écrivain new-yorkais, assiste, à Nice, à l’enterrement de sa première maîtresse, Jiska, de vingt ans son aînée. La petite-fille de celle-ci l’approche et l’interroge sur cette grand-mère loin de laquelle elle a été élevée… Cette demande le pousse à écrire ses mémoires en parallèle à la chronique de sa rencontre avec la jeune femme. Son récit commence à Yalta en 1919, l’année de ses dix ans. C’est Noël et sa famille de riches propriétaires terriens s’apprête à fuir la révolution et la guerre civile. Leur exil passera par Constantinople, Nice et enfin New York. C’est là que Zoltán s’est installé à l’âge de vingt ans avec Jiska, qu’il a découvert le monde débridé des années folles et multiplié les aventures. Mais, en 1968, il est loin de considérer sa vie amoureuse comme terminée, et cette toute jeune fille qui le questionne sur sa grand-mère va occuper une place inattendue dans sa vie… "

Mon appréciation :  sentant sincèrement un auteur en devenir, charmée par le premier roman (
Toutes ces vies qu'on abandonne) de Virginie OLLAGNIER, j'avais bien hâte de la retrouver dans un prochain livre pour suivre son évolution !
J'aime le style de cette auteure qui va chercher avec ténacité la profondeur de ses personnages, exposer avec réussite leur fragilité et faiblesse  humaines.
Derrière cette plume, je perçois de véritables introspections personnelles quant à la vie.
Elle a de l'audace et la capacité à dire les choses avec finesse et beauté.
J'ai mis davantage de temps à entrer dans ce second roman, mais comme au moment de la toute première lecture, je me suis laissée emporter par l'histoire (ma préférence individuelle va vers celle que développe le premier roman).
Le héros, Zoltàn, écrivain vous chatouillera la sensibilité. Il va sans doute vous arriver de vouloir le sermonner vertement (d'autres personnages s'en chargeront pous vous !) et pourtant à cause de son histoire d'enfance, qui aura fait de lui ce qu'il est finalement, vous lui concéderez de la tendresse, sans pour autant tout excuser.
A souligner que dans ce second roman, Virginie OLLAGNIER aborde aussi le thème de l'homosexualité avec un regard à la fois rétrospectif et contemporain, d'observateur s'en faisant souvent l'avocat, tantôt objectif d'autres fois plus subjectif.
Ce qui vous tient c'est à la fois l'intrigue amoureuse et l'arrière fond historique de cet exilé, distillé sous forme d'anecdotes personnelles émouvantes.

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commentaires

virginie ollagnier 21/09/2008 16:49

Chère Marianne,Je suis désolée de vous avoir laissée en plan pendant si longtemps, je cavale vraiment en ce moment... et ce n'est pas terminé.Alors pour faire vite, et j'en suis désolée, je vais essayer de répondre à vos questions avec la nette sensation que cela ne sera pas si mystérieux que cela!Donc, pour faire court, je suis dyslexique et l'écriture n'a jamais été un plaisir, ni même une envie, juste un pari avec mon amoureux qui lui y croyait. Donc Toutes ces vies est d'abord une blague qui aurait bien tourné...J'écris de façon chronologique mes (seulement deux!) romans après une bonne dose de recherches, j'aime imaginer mes personnages dans des univers qui me sont inconnus mais qui m'attirent. Ce sont les personnages et ce que je veux leur faire vivre qui guident mes pas dans ces temps passés. On ne bouge pas de la même façon avec ou sans corset... Leur caractère, leurs désirs, leurs questions ouvrent donc mes recherches, d'abord, puis mon plaisir, ma curiosité, pour finalement me servir de tout cela pour la toile de fond romanesque.Mes personnages s'imposent à moi, je ne les choisis pas vraiment (c'est étrange d'écrire cela!), ils viennent car ils sont nécessaires à ce moment de ma vie. Zoltàn est un personnage qui ne me quittera pas de sitôt... Je l'aime encore trop... Je ne suis pas prête de rompre avec lui... C'est délirant ce que j'écris et pourtant, je ne vois pas comment l'expliquer autrement. Il me faut après ce deuxième livre plus de temps que pour le premier pour laisser d'autres personnages vivre en moi, serait plus claire peut-être.Je n'ai pas vraiment d'habitudes de travail. Il me faut simplement être dans un lieu calme et surtout personne au dessus de mon épaule: impossible dans les trains par exemple. Un bon fauteuil, mon ordi sur mes genoux et Bachelorette de Björk si ça ne vient pas assez vite.Voilà, je vous avais dit, rien de bien particulier. hihihi! Juste un peu dingue quand je relis tout ça...Encore toutes mes amitiés renouveléesVirginie

25/09/2008 20:45


Bonjour Virginie !

Tous mes remerciements d'être revenue apporter personnellement votre témoignage d'écriture.

Je vais en faire un copié-collé et lui réserver un article plus visible pour que mes lecteurs fassent davantage connaissance avec vous.

Je suis persuadée qu'un personnage fictif ne disparaît jamais vraiment de soi car en-dehors de ce qu'il est dans un livre, il y a tout ce qu'il nous a permis d'apprendre en cours
d'écriture qui constitue une expérience intime. Non ?


virginie ollagnier 29/08/2008 21:14

Et oui, je suis définitivement bien entourée par ce garçon qui est aussi celui qui a envoyé le manuscrit à Liana Levi... Alors encore merci à vous (mais quand allons nous cesser ces courbettes ;-)), mais ce merci est sincère. Je vous souhaite plein de belles lectures et n'hésitez pas à nous (et oui je vais suivre!) conseiller.En ce qui concerne "l'enchantement" c'est une bien grande responsabilité, je vais faire de mon mieux...Toutes mes amitiés renouvelées.Virginie 

29/08/2008 22:10



Oh mais... je vous ai déjà conseillée ! Et plusieurs fois du reste, dès votre premier roman !
:-)

Votre Amoureux a choisi l'une de ces éditrices que j'apprécie car elles font leur métier avec passion. Très bon choix, bien ciblé. C'est un fin connaisseur !

Je serai ravie d'échanger avec vous quant à votre travail.
Quel fut votre parcours personnel vers l''écriture ? 
Comment bâtissez-vous vos romans ?
Comment opérez-vous vos recherches ?
Comment avez-vous mené la construction de vos personnages ?
Quelles sont vos méthodes/habitudes de travail ?

J'ai personnellement été sensible à ce que vous développez dans vos romans. De l'un à l'autre, j'y ai détecté une belle ouverture d'esprit.
Par ailleurs, à l'heure où l'on développe principalement le sens visuel, j'ai trouvé très fine l'idée de tabler votre premier sur la guérison par le toucher à travers le prisme du coeur.



virginie ollagnier 26/08/2008 19:27

Chère MarianneMon amoureux, qui est plus vigilant que moi à la Toile, vient de me faire passer le lien à votre blog. Un grand merci pour votre lecture de mon petit bouquin car elle est des plus justes. J'avais très envie de créer un personnage que les femmes aiment malgré leurs fréquentes envies de le battre... Qu'on lui pardonne ses lâchetés, ses poussées d'égoïsme, parce qu'il est odieux certes mais fragile, vaniteux mais tendre... Alors encore une fois merci, car vous avez rendu exactement mes intentions dans votre article. Merci aussi pour votre soutien en ces temps de rentrée littéraire...AmitiésVirginie

28/08/2008 21:02



C'est une grande joie pour moi de vous lire dans mes commentaires, Virginie, moi qui suis tant ébahie de votre si belle manière d'écrire ! Vous me faites un
véritable honneur.

"Toutes ces vies qu'on abandonne" a été l'un des romans dont j'ai gardé l'empreinte parmi les plusieurs dizaines lus ces derniers mois,  et je guettais donc votre second roman.

Merci infiniment pour votre commentaire et votre témoignage direct ici en suite de mes appréciations !
Merci également à votre Amoureux de m'avoir signalée à votre attention !

Continuez à nous enchanter par vos lignes, s'il vous plaît !  C'est très envoûtant !  :-)

Belle route à vous !




Viviane 20/08/2008 19:04

Quelle lectrice extraordinaire tu fais... Il y a des jours, quand j'écoute les rubriques livres à la radio, je me dis que y serais tout à fait à ta place.Et tes coups de coeur ne m'ont jamais déçue...

20/08/2008 19:58


Oh là là ma chère Viviane, que c'est gentil et encourageant ce que tu m'écris là.
Je me fie bien souvent à mes amies libraires dans mes choix, tu sais. 
Merci pour ta fidélité.
Je viens moins souvent sur le net car j'ai redémarré un job (mais hélas pas dans une radio !!!)  :-)