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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 21:24

Tant de jours de silence. L'interrogation sur le renouvellement, la créativité, la répétition, la force des mots, l'impuissance à écrire au plus près de la pensée, la teneur de mes publications... L'absence s'éprend du silence. Le silence prend possession de l'espace. Et s'il avait raison ? Qu'a-t-il à me dire ?

 

Et puis un jour, une amie m'envoie un livre. Un livre que j'avais choisi pour elle en cadeau... Et le cadeau m'est revenu sous forme d'un prêt.

"Le petit joueur d'échecs". Son histoire s'est déployée en moi mais plus encore le talent de Yôko OGAWA à vous faire ressentir des instants suspendus où les mots n'ont plus aucun rôle. Et cependant c'est bien par des mots que la romancière nous fait pénétrer dans l'esprit des êtres, leur présence concentrée, les secondes où deux joueurs face à face s'approprient l'océan flottant d'un plateau d'échecs.

Son écriture, a été assez puissante pour m'inciter à m'arrêter plus longuement sur la bibliographie de Yôko OGAWA, une auteure qui revient régulièrement par chemins détournés jusqu'à moi. Lors, j'écoute sa voix qui évoque, doublée par son interprète. Et soudain j'intercepte une phrase plus spécialement :

 

"Pendant longtemps j'ai cru qu'un créateur devait créer quelque chose de nouveau, mais j'ai compris que j'avais tort. J'ai compris il n'y a pas longtemps que c'est aussi important et indispensable d'écrire à plusieurs reprises sur les mêmes sujets qui me paraissent fondamentaux et qui me séduisent." 

(Yôko OGAWA - interview du 01/05/2013 sur France Culture dans le cadre la parution de son roman "Le petit joueur d'échecs" paru aux éditions Actes Sud).

Lien de l'interview : http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4617792

 

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 10:23

 

DSCN6018.JPG

 

"Les jours sont peut-être égaux pour une horloge, mais pas pour un homme. Il y a des jours montueux et malaisés qu'il met un temps infini à gravir et des jours en pente qui se laissent descendre à fond de train, en chantant." 

 

Marcel PROUST

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 10:04

"Un soliste qui donne un concert offre au public son talent, son inspiration, le fruit de tout un long travail. Mais si le public n’a aucune conscience de ce travail, s’il fait du bruit ou même seulement s’il est inattentif, le musicien le sent et, même s’il est le plus grand virtuose du monde, il ne peut pas donner tout ce dont il serait capable, car les échanges ne se font pas correctement. Mais il peut arriver aussi que, se tournant vers la salle, il découvre un seul regard émerveillé, ravi. Alors il se met à jouer pour ce regard, dont il n’a peut-être même pas discerné si c’est celui d’un homme ou d’une femme, pour cette lumière qui brille, là-bas, dans l’obscurité, et il devient génial.
L’être humain a besoin, de quelque façon que ce soit, de sentir un écho à ses actes, à ses paroles. S’il n’y a pas réciprocité, aucun échange n’est plus possible. Or, l’échange est la loi de la vie."


Omraam Mikhaël Aïvanhov

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 10:28

 

 

http://www.reves-handic-action.be/photo/art/default/3030435-4317234.jpg?v=1307200918

 

    " Les hommes vont en aveugles dans leur vie.

      Les mots sont leurs cannes blanches."

 

 

(Christian BOBIN - Le Très-Bas - Folio 2681, p. 120)

 

 

 

 

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 21:00

 

 Bonne route !

 

DSCN5935.JPG

 

« Je ne me demande pas où mènent les routes ;

 c'est pour le trajet que je pars. »

 

 (Anne HEBERT)

 

La nécessité de choisir une seule route, parmi celles qui se présentent à nous, nous prive de voir les pays auxquels les autres routes nous auraient conduits.
L'Homme, cet inconnu
Citations de Alexis Carrel

 


Source : paroles routes. - citation

 

La nécessité de choisir une seule route, parmi celles qui se présentent à nous, nous prive de voir les pays auxquels les autres routes nous auraient conduits.
L'Homme, cet inconnu
Citations de Alexis Carrel


 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 09:51

arbre-de-vie.jpg

 

"... il faut croire. Pas croire aux choses troubles que le monde façonne ; pas croire aux idées (fussent-elles les plus nobles !) ; pas croire aux nations ou aux continents ; mais croire en la vie, qui est là, toujours là quoi qu'il arrive, qui est réelle ; qui est certaine, qui n'est pas une fiction ni une aventure de l'esprit, mais une réalité profonde et dense que nous pouvons envelopper, par laquelle nous pouvons nous laisser mesurer.. Il ne faut pas douter, petite Amie : il faut croire.

... Aucun refus, Madeleine, aucune appréhension, même en se souvenant des réveils au goût de cendre, des matins aux promesses menteuses, des soirs où les sirènes attendues n'ont pas surgi des flots. Ca été beau de sentir les promesses nous frôler, et les attentes ont enrichi notre coeur. Ainsi cette voix amie qui vient vers vous, de loin, cette voix qui a connu la douleur, qui s'est abreuvée d'absences, n'a qu'une devise à vous proposer : la sienne : "Aimes et crois !"

 

"Amours, regrets..." On ne regrette pas quelque chose à travers quoi on a donné son mieux et sa plénitude. "Impression d'avoir manqué tant de choses"... Non, Madeleine, on ne manque que ce qui n'est pas encore mûr, ce qui n'a pas encore rejoint sa lourde définitive maturité. Notre vie, et surtout notre vie sentimentale, a le tort de trop se gaspiller en ébauches, en esquisses, : ou peut-être c'est juste, mais il faut en retirer un accroissement, non une diminution.

 

Moi, je pense à vous, silencieuse, qui ne répondez plus aux signes de mon âme. Et je voudrais seulement savoir si vous êtes bien. Etes-vous bien, Madeleine ? Etes-vous paisible ? C'est une question, mais c'est surtout un souhait.

 

... Il faut se redresser, Madeleine, et offrir au Destin un visage gravement confiant. Pas la confiance aveugle des faibles et des ignares : la forte confiance de ceux qui savent et qui ont donné consciemment à la vie leur adhésion. Aujourd'hui, plus que jamais, c'est de cette confiance que le monde a besoin. Et d'amour, et d'amitié, et d'élans fraternels...

 

Croire, croire surtout, Madeleine. Il y a une saison lente à naître qui se prépare pour les hommes, et l'horreur d'aujourd'hui était peut-être nécessaire pour mieux la mûrir... Mais le printemps des hommes est lourd à naître. Car l'homme doit trier ses routes et plus d'un sort est tapi dans son coeur..."

 

 

Extrait de "Ecrivez-moi, Madeleine" - Ilo de Franceschi - Edition l'Aube poche

 

 

 

  Une correspondance emplie de beauté, de tendresse et de sincérité entre Madeleine ALLAIN et Ilo de FRANCESCHI (engagé dans la Légion étrangère en 1937 à la suite d'une déception amoureuse avant de rejoindre la Résistance en 1942).

Rien jamais ne s'est passé entre Ilo et Madeleine, sinon cet échange épistolaire débuté à la suite d'une erreur de distribution de lettre... Apprenant son décès en 1985, Madeleine décide ultérieurement de publier les lettres pour lui rendre hommage.

Et le "miracle" des hasards a voulu que Madeleine repose aujourd'hui à quelques mètres à peine de son grand amour jamais rencontré.

 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 16:14

 

 

  we_are_made_of_words__by_sunfairyx.jpg

 

  source image : http://theblacktwig.wordpress.com/2011/01/22/im-posting-every-week-in-2011/

&page=3&ndsp=19&ved=1t:429,r:14,s:41&biw=1386&bih=658

 

 

 

" Les mots ont tout pouvoir et n’ont aucun pouvoir, et leur ‘tout pouvoir’ réside précisément dans leur ‘non pouvoir’. Ou encore, on peut préciser que le ‘pouvoir’ des mots n’est pas de l’ordre de la puissance, mais de celui du possible.

Il n’y a aucun mot adéquat pour qualifier et contenir ce qui vient nous bouleverser de fond en comble, que ce soit côté joie ou côté chagrin, côté douleur ou côté jouissance, mais tous les mots, des plus communs aux plus rares, offrent la possibilité de signifier, au moins un peu, quelque chose du trouble que l’on éprouve ; ainsi aident-ils à donner du sens, une direction, un tracé, à ces forces muettes (et parfois affolantes dans leur intensité) qui nous assaillent. "

 

Sylvie GERMAIN

 

http://aliette-armel.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/04/01/temp-56f136769b33f876f3605f1a1f8f74bd.html

 

 

 

 

 

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 22:41

"La coexistence des contraires est au coeur de la théorie jungienne.

 

   Ne pas chercher à la résoudre, telle est la voie qu’il propose.

   Tenir ensemble les contraires et laisser advenir ce qu’il appelle « le troisième terme ».

 

   Je découvrais avec étonnement qu’en restant  présent à ses contradictions, sans chercher à les réduire, la solution vient d’ailleurs. Quelque chose se produit, ou bien un autre point de vue s’impose, qui changent la situation. 

Découverte inouïe, que la vie n’a cessé de confirmer."

 

   

De quelle façon survit-on au désespoir d’être séparé de l’Un par sa naissance ? Comment comble-t-on le vide entre les grands rendez-vous de l’enfance, de la vieillesse et de la mort ? Ainsi, comment supporte-t-on de ne pas être tout sur cette terre ?

 

 

Marie de Hennezel - LA SAGESSE D'UNE PSYCHOLOGUE - L'oeil neuf édition.

Site officiel : http://www.mariedehennezel.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 13:13
 

" Un jour, le pape Jules II regardait Michel-Ange,

un des plus grands sculpteurs de tous les temps,

 s'acharner à frapper un bloc de marbre.


Il lui demanda : "Mais pourquoi frappes-tu si fort ?"


Michel-Ange lui répondit :

 

"Ne voyez-vous pas qu'il y a un ange prisonnier

 dans le bloc de marbre ?

Je travaille à le libérer..."

 

(source "Petites douceurs pour le coeur", N. CHAREST)

 

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 23:43
  "
  
"Rire, c'est risquer de paraître idiot.

Pleurer, c'est risquer de paraître sentimental.

Aller vers quelqu'un, c'est risquer de s'engager.

Exposer ses sentiments, c'est risquer d'exposer son moi profond.

Présenter ses idées, ses rêves, c'est risquer de les perdre.

Aimer, c'est risquer de ne pas être aimé en retour.

Vivre, c'est risquer de mourir.

Espérer, c'est risquer de désespérer.

Essayer, c'est risquer d'échouer.

Mais il faut prendre des risques, car le plus grand danger dans la vie, est de ne rien risquer du tout.

Celui qui ne risque rien ne fait rien, n'a rien et n'est rien.

Il peut éviter la souffrance et la tristesse mais il n'apprend rien, ne ressent rien, ne peut ni changer ni se développer; ne peut ni aimer, ni vivre.

Enchaîné par sa certitude, il devient esclave, abandonne sa liberté.

Seuls ceux qui risquent sont libres...". 
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