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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 15:20

 

roses vue sur comm de France Helies

Il vient un moment

Où subrepticement

Il n'y a plus rien à dire

Parce qu’on ne veut plus rire

Parce qu’on a tant dit déjà

Et que les mots gisent morts devant soi.

 

Il vient un moment

Où seulement

On demande qu’on nous laisse libre

De pleurer, de songer, avec peut-être un livre

Parce qu’on a tant été là

Parce que personne n’a vu que l’on était là

Et que les mots sont devenus des maux.

 

Il vient un moment

Où doucement

On se retire pour ne pas vivre pire

Parce qu’on a entrevu de quoi chacun est capable

Parce qu’on a vu aussi de quoi l’on est coupable.

Et que les mots ne pourront rien annihiler.

 

Il vient un moment

Où dignement

On s’en va vers le monde

Parce qu’il n’y a personne à la ronde

Parce que les rêves entre eux se sont heurtés

Et que les mots les rendent juste fades.

 

Il vient un moment

Où solitairement

On quitte les routes qui ne mènent nulle part

D’avoir trop cru qu’elles nous rendaient libres

Dans ce besoin qu’ont les hommes d’être Quelqu’Un

Tandis que les mots ont besoin de visages, de mains, de lèvres pour vivre.

 

Il vient un moment

Où impérativement

On pressent le sens de l’existence

Parce que l’univers sans nous est en croissance

Parce que le souffle sans nous a  son unique consistance

Or, aucun mots depuis des siècles n’a jamais rien livré du secret de la Vie.

roses-vue-sur-comm-de-France-Helies.gif

 

 

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Published by Marianne - dans entremotsetvous
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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 18:49

Chers Amis,

 

en cette période de rebond professionnel qui me mobilise, une sympathique surprise vient de m'être faite.

Je vous invite à la découvrir en  écoutant la version audio qu'a créé SAGINE (site "De mes yeux à vos oreilles") au sujet de mon texte "Le plus impartait c'est toujours la fin" publié le 08/06/2011.

 

Il me semble, à l'écouter, que tout à coup - de l'écrit à l'audition au travers de cette voix très agréable - le contenu se voit attribuer un nouvel éclairage. Il est émouvant pour moi ce soir de réaliser à quel point l'on peut s'investir dans un petit bout de texte. Quand celui-ci rencontre un regard qui s'approprie pleinement le contenu pour restituer son approche sensible, l'auteur en moi frémit songeusement.

 

J'ai remarquée SAGINE sur la toile il y a de cela déjà quelques mois. J'avais d'ailleurs porté son site en lien dans mes "favoris".Sa démarche est toute originale. Elle redonne une place d'honneur à la lecture à voix haute tout en mettant en valeur les mots. Elle forme à sa manière un nouveau cercle de lecture.

 

Je tiens donc à lui présenter ici mes remerciements très sincères et ma profonde gratitude d'avoir spontanément proposé cet enregistrement. Nul doute que l'amour des mots nous a guidé l'une et l'autre vers nos sites respectifs.

 

Les fins lecteurs qui fréquentent mon blog seront à coup sûr, après visite de son espace, aussi charmés que moi.

Je pense aussi à toutes les personnes qui ne peuvent plus lire parce que leur vue a trop baissé (et comme je suis moi même aveugle d'un oeil depuis ma naissance je pourrais bien un jour ne plus y voir assez pour dévorer du regard tous ces livres que j'aime à découvrir). Une démarche comme celle de SAGINE permet alors à ces personnes d'avoir accès à des écrits.

C'est donc avec encouragement que je vous passe le relais pour faire connaître à votre tour son travail.

 

Quant à moi, j'ai rédigé deux pages ce week-end, mais n'ai pas eu la possibilité encore de retranscrire ces lignes manuscrites. D'autre part, elles méritent encore d'être affinées. Elles sont le fruit d'une réflexion personnelle devant la situation de ceux qui un jour se voient obligés par la force des événements de s'arrêter dans leur cheminement, de se "pauser" pour se poser les justes questions.

 

A tout bientôt de vous retrouver !

 

Prenez soin de vous !

 

 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 09:30
 

Je ne sais toujours pas qui est Toi.

Je ne sais pas non plus qui tu deviendras.

Je ne sais de toi que ce que tu me remets.

Je ne sais de toi que ce que je peux entendre, comprendre, discerner, toucher, sentir aujourd’hui.

 

Chaque mot, chaque silence, chaque regard, évitement, tout ce qui passe entre nous me dit mieux ta personne.

 

Le prénom que j’aime murmurer, le prénom qui déclenche ma tendresse, habite ma mémoire. Il est le lieu sacré de mes images et celui où fondent mes parois invisibles. Il est la preuve première de ton existence. Il fait chanter et palpiter mon cœur. Quelqu’un prononce-t-il ton prénom ? Même en ton absence, toujours il remue quelque chose en moi. Il me met en émoi.

S’ils regardaient vraiment mon visage, ils ne pourraient manquer de le voir.

Il a une profondeur et une résonance qui appellent des vibrations imperceptibles du dehors mais qui s’étendent et se propagent dans le dédale de mes veines, sous ma peau, chatouillent mon ventre. Quelque chose qui s’agite comme un feuillage sous le souffle de son passage.

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 21:24

La formulation des voeux vous paraît-elle un exercice trop conventionnel ?  Imaginez donc ce qui pourrait arriver si nous nous mettions à les formuler tous-azimuts...

En voici un avant-goût littéraire dans un morceau choisi !

 

Mais auparavant, acceptez que modestement je vous veuille tout le bonheur du monde et que vous vous portiez comme un charme ! Et puis que vous soyez toujours bien entourés

Suscitez l'amour, et qu'il vous revienne par retour.

 

 Bonne Année 2011 !

 

 

 

 

"  Il était une fois, un vieux bûcheron
« Couper du bois tous les jours, quelle vie... sous la pluie, dans le vent...
Et Jeannette, ma pauvre femme toujours à la peine... Jamais la
chance ne nous aura souri... »
A ces mots, apparut un bon génie
« Si tu prononces 3 voeux je les exaucerais mais réfléchis bien avant de
parler. »
Et le bon génie disparut.

Le soir, quand le bûcheron rentra à la maison, il dit :
« Ce matin j’abattais un chêne quand, tout à coup, apparut un bon génie.
Jeannette, il faut bien réfléchir à ce que nous allons demander pour
ne gâcher aucun voeu. »
Puis il s’assit devant la cheminée.

« Avec une telle braise, un bon boudin serait le bienvenu n’est-ce pas ?
De la cheminée sortit un boudin de plusieurs mètres de long qui se
mit à voler dans la pièce.
« Oh c’est malin ! Au lieu de beaux habits, d’une grande maison ou de
pièces d’or, et ben voilà, toi tu demandes un boudin géant !
Même pas cuit !
Et nous n’avons pas de pommes pour le faire cuire ! »

« J’ai fait une bêtise en rêvant à voix haute d’un boudin mais imagine,
si j’avais demandé qu’il te sorte du nez. »
Un boudin se mit à pendre au nez de Jeannette qui n’en croyait pas
ses yeux.
« Non, mais quel idiot ! Ah ! Je suis jolie comme ça ! C’est d’un pratique
pour parler et en plus je risque de tomber en marchant dessus! Oh !
Qu’est ce que je vais devenir ! »

« Il me reste encore un voeu ! »
Mais que peut-il bien demander ? La place du roi ? Avec une telle
reine qui a un boudin qui lui pend du nez on va se moquer de lui !

« Restons comme nous étions ! »
Le boudin disparut.
« Hahahaha !!! »
Le bûcheron et sa femme ? Ils vécurent pauvres mais heureux.  "

 

                                                                             Les souhaits ridicules / conte populaire / Charles Perrault  / 1693.

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 10:58
  
 
Le ramoneur

 

Un homme sans visage dont on ne distinguait que deux yeux sous un masque de suie. Son hérisson sur l’épaule.

 

Tapie sous la table en formica rouge de la cuisine, je me tenais coite, silencieuse, sur le qui-vive, serrant mes manches au plus près de mon corps frémissant.

 

Dans l’appartement, il évoluait comme une ombre dans son costume foncièrement noir. L’odeur enfumée qu’il répandait sur son passage et qui persistait à flotter quelques heures après son départ…

 

 

 

En grandissant, je ne me suis réconciliée avec ce métier. J’appris qu’il portait bonheur de croiser un ramoneur.

 

C’est avec un tendre sourire pour la petite fille que j’étais qu’aujourd’hui j’ai salué de la main le ramoneur qui passait à côté de ma voiture, perché sur un vieux Solex dont il maintenait le guidon d’une main tandis que son autre bras maintenait au plus près de lui une échelle de bois. Cette vision au XXIe siècle me parut presque surannée mais me réconcilia avec ma terreur enfantine.

 

 

 

Croiser le ramoneur porte bonheur. Cette croyance me mit de bonne humeur. La première manière d’accueillir le bonheur ne réside-t-elle pas justement dans notrecapacité à nous  mettre en joie ?

 

 

 

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 21:10
 muet.jpgL
Le silence de l’homme portant cagettes de fruits trois par trois pour les vendre sur le marché.

Celui de la marchande installant chaises cannelées pour y déposer l'attente du chaland.

 Celui de la jeune fille fumant nerveusement, tirant bouffées sur bouffées.

Le silence du cycliste, nez pointant vers sa roue.

Le silence d’une rue déserte à six heures du matin.

Le silence strié d’un passage « protégé » alors que c’est sa vocation à lui de protéger.

Celui de la voyageuse au regard étonné tirant sa valise derrière elle dans un roulement régulier.

Celui du passant aux oreilles occupées par son baladeur.

Le silence de cette fille métissée aux longs cheveux noirs croisant ton coup d’œil admiratif.

Celui des amoureux marchant, lui bras sur ses épaules, elle, bras dans son dos à lui.

Le silence inhabituel d’un wagon de tramway emportant vers leur travail des visages taiseux.

Le silence qui suit sept coups de cloche dont la résonnance se prolonge encore.

Celui de la rue piétonne, vide de touristes, des boutiques volets fermés dormant dans une totale immobilité.

Le silence d’une moto adossée au mur attendant la poussée de pied de celui qui est resté là-haut dans cette chambre où le rideau hasarde un signe.

Le silence des brocanteurs matinaux évaluant dubitativement les trésors exposés.

Celui d’une terrasse de café aux tables inoccupées.

Celui du vol d’un pigeon au ras du sol. Celui d’un vol de cygnes à la surface de l’eau.

Celui du bonhomme rouge qui ne vire plus au vert.

Le silence d’un trio de jeunes femmes toutes trois marchant d’un même pas.

Celui des pensées bicolores poussant dans un bac à fleurs.

Le silence des tulipes doubles, calices levés aux cieux.

Celui d’une porte de fer dont le claquement reste suspendu au gond de l’automatisme.

Celui du buraliste sur le pas de sa boutique colorée de paquets de cigarettes.

Celui du portant de cartes postales invitant à la découverte.

Le silence de ces plots, place d’Austerlitz, où j’aimerais asseoir toutes mes batailles.

Le silence de ces bouts de verre brisés sur les trottoirs rue de Berne, où d’anonymes alcooliques ont berné leurs déceptions.

Le silence extraordinaire de ces deux assis face-à-face conversant en langage des signes.

Le silence religieux et digne de la vieille église, seule sur la place, narguant les immeubles de béton.

Celui d’un drapeau multicolore pendu au balcon mollement agité par un vent de liberté.

 Celui de la dignitSilence et pacte solennel. é et l'autre desagneaux.

Silence  d'une phrase musicale.
Silence.... le monde tourne !
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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 21:26
 


«  Plus de place que dans le silence...  »

Le silence qui enfle et creuse le vide

Le silence qui repousse. Loin. Aux confins. Toujours plus loin.

Loin, jusqu’à se rendre inatteignable.

Là, les heures passent. Les journées passent.

Et les années passent.

Puis c’est au tour de la vie, de passer.

Et puis à la fin, vient l’heure de trépasser.

Et l’autre reste là dans le désarroi de son propre silence.

Il sent son cœur crever.

Il reste là avec ses regrets

De n’avoir pas avant… crevé l’abcès.

Et c’est alors, alors seulement que l’autre se sent si proche.

Mais c’est encore le silence.

Le silence de l’invisible.

Le silence définitif à la longue tourne au nuisible.

Alors il ne lui reste que la nuit.

La nuit  pour pleurer. En silence.

La nuit. Pour pleurer de l’absence.

Le silence n’est pas d’or.

Non, le silence, le silence nous place au-dehors.

Quand vous ouvrez la porte au silence,

C’est l’Autre que vous mettez dehors.




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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 18:18













Sur une page de papier  mâché
Naturellement jaunie de patience
J'ai laissé mes yeux chevaucher
Dans une libre errance...

Peu à peu une musique d'un temps éloigné
Est venue m'empoigner...

J'ai posé ma joue sur sa douceur
En lui ouvrant le secret de mon coeur...

Comme un animal habitant du désert
Flairant mon front solitaire
J'ai reçu son odeur
Son haleine et sa langue rêche sur mon dos
Sur mes tempes, sa sueur.

Nous avons dormi côte à côte, chaud au chaud
Sous l'alternance de l'ombre et du soleil,
Mes lèvres frôlant son oreille..

 












 













ASHES AND SNOW,
un musée nomade remarquable.
Prenez le temps de vous laisser emporter et émerveiller sur le
le site officiel
et le site du Codex
sur You tube (film de présentation)














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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 21:21

 



http://pwet.fr/var/plain/storage/images/media/images/bonne_annee/173196-1-fre-FR/bonne_annee.png

 


ANNEE

lunaire, sidérale, tropique, astronomique, lumière

dernière, prochaine,

Sainte, folle, sabbatique

de loyer, budgétaire

scolaire, théâtrale, ecclésiastique

sous le poids des années

vertes années

1- Temps de révolution de la Terre autour du Soleil

2- Temps de révolution d’une planète autour du Soleil,

d’un satellite autour d’une planète

Un an… de réflexion !

 

Citations

« Les années ne passent pas chaque année mais tous les dix à quinze ans. Pendant une dizaine ou une quinzaine d’années, on a l’impression d’avoir le même âge ; puis brusquement on vieillit d’un seul coup » (Ferdinando Camon - Extrait du numéro spécial Libération - A quoi pensez-vous ?)

« Et qu'est-ce que c'est qu'un siècle ?

Une minute dans la nuit.
(Gustave Flaubert- Agonies)

Il y a des jours, des mois, des années interminables où il ne se passe presque rien. Il y a des minutes et des secondes qui contiennent tout un monde.
(Jean Lefèvre, comte d' Ormesson - Voyez comme on danse)

« Les années apprennent peu à peu, à tout homme, que la vérité seule est merveilleuse.
(Maurice Maeterlinck - La Vie des termites (1926) )

« On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années; on devient vieux parce qu'on a déserté son idéal. Les années rident la peau: renoncer à son idéal ride l'âme. » (Douglas MacArthur)

« Tous les hommes font la même erreur, de s'imaginer que bonheur veut dire que tous les voeux se réalisent. » (Léon Tolstoï)

« Nous ne vieillissons pas d'une année sur l'autre, nous nous renouvelons chaque jour. »
(Emily Dickinson)

« Les fortes émotions nous apportent en un instant ce que nous aurions mis des années à découvrir.«  (René Chicoine)

 


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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 19:45

 

 "Entre mots et vous" aujourd'hui a 2 ans d'existence.
Merci chaleureusement à vous tous pour votre fidélité.
Votre présence, votre amitié, vos commentaires, vos encouragements,
chaque jour me font plus joliment croire aux beautés de ce monde.

Je vous embrasse de tout coeur.

 

 

 

 

 

Et puisqu’une vie

Toujours s’inscrit

Dans le temps,

Au fil de ce que l’on comprend,

Je ne laisserai jamais à personne

Aucun rêne autre que celui de mon cœur

Qui cogne et résonne

Aux portes des heures.

Ils pensent que je déraisonne
A plonger toutes ces personnes
A

Dans ma prose intime,

Témoignage infime

De mon être insaisissable

En quête de son Moi véritable.

Au seuil du présent,

Raccompagner tout passé complaisant,

Entrevoir le futur

Pour guérir mes blessures,

Habiter de plein droit

Les lieux, où que je sois,

Libre et vivante,

Condamnée à être,

Naître et renaître.

Me consoler de toutes pertes

À l’encre vivifiante

De ces lignes offertes

Livrant mon infortune.

Après mes amours,

Mes mots sont ma seule fortune.

Ils ne pèsent pas lourd,

Mais ils diront un peu de moi

Plus tard, quand je ne serai plus là.

 

 

 

 

 

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