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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 21:06

 

chemin-fleuri.jpg

 

 

 

Les sentiers secondaires sont les plus exultants !  

Ils sont un peu comme les itinéraires bis de Bison Futé connus en France depuis notre plus tendre enfance. Arrêt au point « Info » dispensant des renseignements quant aux curiosités des environs et que l'on manque parce qu'on s'est laissé happer par le temps.

A trop flâner, à regarder longuement autour de soi, à laisser son regard s’accrocher aux cimes des peupliers bordant la route, avec une sorte d’indolence que seule peut engendrer une journée d’été.

 

Ces impressions vous pénètrent à flot, vous font frissonner de vie.

Vitres baissées, conduire en respirant l’air à pleins poumons. Chanter, à tue tête, qu'importe que ce soit juste ou faux, que l'on attrape le bon ton ou non, simplement libérer sa voix et sentir résonner ses cordes vocales. Adieu tristesse, bonjour hardiesse !  Pied léger sur le champignon, sourire au vent et bonne humeur semée partout autour de soi – ou peut-être surtout – envers cet inconnu qui vous double et tout à coup ralenti à son tour comme si cette joie intérieure se révélait subitement contagieuse.

 

Sur la prochaine aire, arrêt immanquable. Lueur feutrée du soleil entre les branches, entre les cils, entre les dermes. On se frôle en sortant après avoir payé son plein. Tout est déjà dit dans le balbutiement maladroit d'un regard qui s'attarde.

 

Sortie d'autoroute, itinéraire imprévu, auberge de charme,... 

 

"Sur l'autoroute des vacancees"....

"au bord du cheeeeemin"...

"en souvenir de la prooovidence"

 

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Published by Marianne - dans Microfiction
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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 20:41

 

 

 

chrysalide.jpg

 Source image 

Pourquoi faut-il que j’en passe par l’intérieur de ce carcan du Je ?

Je m’y sens trop seul. Je n’ai plus rien à dire sur lui. Il s’englue maintenant et je n’ai qu’une volonté : craqueler sa carapace, la fissurer jusqu’à l’éclosion sous la lumière. Au-dessus de ma chrysalide, je sens la chaleur mais elle ne m’atteint pas.

Je vis dans un cocon qui encorde mes ailes. Dans ma nuit, je pressens pourtant un ailleurs meilleur. L’ivresse de l’inconnu avec ses impostures, ses règles et ses limites qu’il me faudra repousser aussi. Là-bas, probablement, l’espace à son tour un jour deviendra trop étroit. D'où j’irai plus loin encore.

L’obscurité  a ses profondeurs, mais j’aspire à celles des cieux.

Je suis né du néant pour voler au-dessus du vide. Conçu pour flirter avec l’air, caresser les fleurs, les blés, les pommiers, la canopée...

 

 

 

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Published by Marianne - dans Microfiction
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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 19:56

 

 

  

source image : http://effetmer.centerblog.net/rub-le-romantisme.html

 

 

Elle a dit qu’elle aimerait rencontrer quelqu’un.  Rencontrer quelqu’un vraiment... Elle a dit qu’on n’était jamais sûr d’avoir vraiment rencontré. Elle a ajouté qu’elle cherchait encore, ça, elle le sentait bien quelque part. Même... [J’ai vu ses doigts qui se tordaient]. Même si elle avait déjà quelqu’un dans sa vie.

Elle a dit ces mots avec le regard qui s’en allait. Après, elle a continué à travailler et n’a plus parlé durant tout le reste de l’après-midi.

Je voulais poursuivre la conversation à la sortie de l’usine. Elle n’avait pas le temps. Elle devait rentrer. Il fallait qu’elle prépare le souper pour quand il rentrerait.

Je suis rentrée moi aussi. Ses paroles m’avaient comme évidée de l’intérieur. Je me suis sentie tout à coup cruellement seule.

Elle, au moins quelqu’un, viendrait la retrouver ce soir. Elle lui fera quelque chose de bon à manger pour quand il rentrera et ils bavarderont. Moi, personne ne viendra me rejoindre. Personne ne me parlera non plus.

Je me suis demandé comment c'était « rencontrer quelqu’un vraiment ». Je me demandais comment on le déterminait ce « vraiment ».

 

 

 

 

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Published by Marianne - dans Microfiction
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