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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 21:41

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Page blanche

 Dépasser ce moment où le nœud se plaque au creux du ventre. Ne pas céder à la tentation de la fuite. Ne pas se réfugier dans une activité soudainement très urgente aux fins de se débarrasser de cette étrangeté qui fourmille et rampe comme une couleuvre dans les herbes folles. Au contraire, traquer l’animal, le coincer dans le logis de mon imagination en guettant l’instant précis où il soulèvera sa tête. Choper et apprivoiser sa nature sauvage en enfouissant mon regard dans le sien. Nous surprendre et nous étonner mutuellement. Nous habituer à vivre dans le même espace , en nous jaugeant, nous observant. Commencer alors à nous estimer…

Attendre silencieusement, campée sur le strapontin. Attendre comme on attend un ami trop longtemps parti et qui, c'est certain, reviendra bientôt.

Les mots sont des invités qui se réjouissent de se faire désirer. Le mot et le désir, de longues dates, sont des êtres intimes. L’un comme l’autre résistent à l’impatience et ne paraissent que lorsqu’ils se perçoivent... suffisamment accueillis.

Alors je reste. Envers et contre tout. Contre les vents du doute, les sables mouvants redoutables du manque de confiance, les orages destructeurs de la comparaison à mes semblables (que je vois toujours plus avancés et meilleurs que moi).

Je sens mon cœur palpiter, les heures se dissoudre, le néant, le vide,  l’obscurité s’étendre. Où donc les étoiles de l’enthousiasme candide des premiers jours se sont-elles évadées ? Sont-elles restées accrochées aux chevelures des comètes furtives chevauchant les rêves ?

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 22:39

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Café matinal, dans la plénitude d’un jardin reposant et le chant envoûtant d’un merle saluant le jour.

 

Seul le martèlement irrégulier d’un voisin travailleur ponctue ces gorgées douces amères qui coulent lentement dans mes veines pour éveiller mon corps

 Mon corps tout endolori par un sommeil un peu trop court au creux d’une nuit anesthésiante où le chirurgien divin et son équipe d’anges empressés de me remodeler ont ensemble mené leur œuvre.

 

Près du parasol naturel d’un rosier encore alourdi de rosée, avec quiétude, j’offre mon visage sans fard à la tiédeur d’un soleil jouant les dentelières clandestines derrière la cime ciselée d’un vieux pin élancé aux ailes flottantes.

 

Les pieds nus sur les dalles graveleuses encore fraîches et les sarcasmes rieurs d’une corneille familière juchée tout au faîte d’une toiture en vis-à-vis, je me relie à la vraie nature.

 

Alors l’envie me chatouille, sous ma voûte plantaire, de délaisser ces pierres d’airain pour les trèfles verts et l’herbe rase.

 

Tendre son nez vers les tiges et fruits croissant ici.

Groseilles rouges suspendues en breloques, timidement dissimulées sous les pampres vrillés du plaisir de parvenir à maturité sans empressement, qu’un vent léger soulève indiscrètement comme pour vérifier le lent mûrissement de perles émeraudes encore minuscules massées sous ces élytres nervurées.

 

Près d’eux, d’éclatante blancheur et de nacre bigarré, des rosiers, à l’abri du cabanon, se bercent du regard de cette femme dépouillée de tout parfum à l’orée du matin.

 

A l’écart le tamaris tout hérissé sortant lui aussi de son enchantement nocturne.

 

Plus à droite, deux plants de tomates appellent l’intérêt qu’on accorde aux derniers enracinés. Si, désireux de croître le long des tuteurs ondulés, ce matin, pour sa toute première fois, l’un d’eux, fièrement, arbore deux billes jumelles telles des bourses mâles.

 

Là-haut, dans le ciel, le coton blanc oublié par le chirurgien divin ou l’un de ses anges pressé par l’heure, finit de s’effilocher sous le souffle parcimonieux de l’air.

 

Personne ne s’y trompe ce matin. Ni le chien étirant voluptueusement ses flancs et son dos sur un matelas d’herbe grasse dans des grognements de gratitude gredins et indolents. Ni les ailes indiscrètes de moineaux surpris de ma présence inhabituelle. Ni l’aimable voisine défroissant son linge par secouements répititifs d’où s’échappent quelques gouttelettes ravies d’évaporer leurs senteurs de savon et d’adoucissant sur une mêlée de brins desséchés. Ni les abeilles bourdonnant leur chant vibrant autour de gousses de trèfle blanc au ras des pâquerettes. Ni les fourmis laborieuses. Ni le rouge-queue peureux. Ni la pie tapageuse.

Ni les toits de carmin époussetés par la brise.

 

Tout, ce matin, annonçait enfin une belle journée d’été.

 
   
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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 15:47
Chers amis bloggeurs,
 
"Entre mots et vous", vous l'avez constaté, est actuellement en pause. Les choses vont très vite depuis le 19 janvier dernier, date de ma prise de fonction, entrecoupée d'un épisode de grippe sur un week-end et d'une fête familiale pour le cinquantenaire de l'homme cher à mon coeur, etc..
 
J'ai débuté un nouvel emploi qui occasionne pour moi un nouveau défi autant qu'un investissement personnel conséquent, sans parler d'un nouvel équilibre à instaurer à plusieurs niveaux. 
 
Soyez donc rassurés : oui, je vais bien !
 
Côté écriture, c'est donc le calme plat, faute de disponibilité physique et intérieure.
 
Je viens vous lire, certes de manière plus éparse, avec la volonté de me maintenir en lien avec vos cheminements, souvent sans laisser de commentaire, et surtout je ne vous oublie pas !
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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 09:23

 

 

 Bonne et heureuse Fête à toutes les Mères

 

 

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 En ce matin ensoleillé,

les yeux un peu encore ensommeillés,

dans la douce caresse de l'air,

sous le pitt-pitt d'un rouge-queue mère,

de toute cette tendresse

dont je connais l'origine allégresse,

j'ai pour vous cueilli le secret d'une rose 

 dans mon jardin timidement, subtilement éclose. 

 

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" Le manque d'amour est la plus grande pauvreté.

Ce qui compte ce n'est pas ce que l'on donne,

mais l'amour avec lequel on donne.

Insistons sur le développement de l'amour,

la gentillesse, la compréhension, la paix. 

Le reste  nous sera offert. "  

(Mère Teresa)

 

 
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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 09:15

La ville de COLMAR (68), recevait hier des invités insolites dont la rencontre est très peu commune de nos jours. 

 

Ils furent présentés par la Volerie des Aigles de KINTZHEIM, un lieu magique en Alsace où des fauconniers et des dresseurs présentent un spectacle d'envol et de retour de différents rapaces afin de sensibiliser le public à la préservation d'espèces souvent mises à mal par les croyances, l'urbanisation de nos espaces, l'agriculture intensive, le piégage, etc...

 

 Une chouette effraie des clochers

un hibou Grand-duc de Verreaux 

 

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 DSCN6554.JPGDSCN6561.JPG

  un Aigle RoyalDSCN6562.JPG

 

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"Certains sont inférieurs dans les choses les plus communes, supérieurs dans les plus rares; comme aveugles quant au soleil et clairvoyants dans la nuit." (aphorisme extrait du site "Aphorismes et texticule")

 

 

 

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 14:19
  Cette année, nous avons eu un Noël Blanc magique et mémorable !DSCN6088.JPGDSCN6091.JPG 
Une couche de neige exceptionnelle a pris possession de notre jardin. DSCN6090.JPGDSCN6094.JPGAu matin du 25, une dune de neige était née face à nos fenêtres.
Le toit avait laissé échapper la charge qu'il ne pouvait plus retenir.
 DSCN6099.JPG Les voitures de ma rue, les haies, les sapins s'étaient revêtus
d'une robe de fête !
 
Le canal gelé ressemblait à une route grise.DSCN6102.JPGDSCN6112.JPGLe portail vers la place de jeux des enfants, s'ouvrait sur
une allée cotonneuse.DSCN6143.JPGDe la fenêtre de ma chambre, ce matin
le soleil magnifiait de lumière tout mon voisinage.DSCN6145.JPGDSCN6148.JPGDSCN6114.JPGDSCN6115.JPGDe drôles de formes drapées se courbent pour recevoir mes visiteurs. DSCN6118
 Nous avons passé pas mal de temps à déneiger !DSCN6098.JPG
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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 22:24

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par Marianne

 

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Je vous ai délaissés pour ces beautés naturelles. Qui de vous m'en voudra ?

 

Je vous propose de prolonger ensemble quelques jours encore la magie de mes escapades.

 

 Aujourd'hui, contemplons donc  l'île de PORQUEROLLES, joyau dans son écrin maritime, où l'homme est l'intrus respectueux aux abords des éléments primitifs.

 

 

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 15:29
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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 11:07
L'empathie.

Comment la faire naître ? Comment faire entendre qu'elle est l'une des racines principales de la tolérance et un moyen d'empêcher l'agressivité ?
La réponse à ces questions réside peut-être en la personne d'un bébé.
Une expérience originale se déroule actuellement dans des classes canadiennes.

Je vous invite à la découvrir en cliquant ICI.





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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 22:44

                  Apprendre à écrire …


 

 Quand donc  ai-je vraiment commencé ? De quelle manière ?

 Etait-ce à l’école, en traçant pour la première fois mon prénom ?
 En dessinant ce M  majuscule qui me fit saisir la grandeur de certaines écritures ?
 Ou plutôt en lisant ces romans dont le titre conserve l'empreinte depuis toujours dans ma mémoire :

-  La case de l’oncle Tom  de Harriet Beecher Stowe

-  Quentin Durward   de Sir Walter Scott

-  Les Misérables de Victor Hugo,

- Les Quatre filles du Docteur March de Louisa May Alcott

- Qu'elle était verte ma vallée de Richard Llewellyn

-  Michel Strogoff, La Jangada, Voyage au centre de la terre, Vingt mille lieues sous les  mers,... de Jules Verne ?

Tous ces livres représentent , savez-vous, des cadeaux de Noël ou d’anniversaire.
Ils me furent offerts par ma marraine ainsi que par mes parents.
Ma famille m’a-t-elle indirectement envoyé un message sous-jacent ?
Leurs cadeaux ont-ils fait surgir ou orienté mes aspirations ?

 

Je me souviens d’un déclic cependant.
J’avais 11 ans. Au collège, un devoir scolaire à la suite de la lecture d’un poème étudié en cours.  Notre professeur de français, Mme RINCK, nous avait demandé d’écrire à notre tour un poème dont le thème serait  « La mer ». 
Je connaissais déjà la chanson de Charles TRENET et point n’était question de paraphraser un tel succès.  Néanmoins, je sentais que cette chanson pouvait m’imprégner suffisamment pour m’inspirer mes mots.


Ce poème n’est plus en ma possession aujourd’hui. Il s'agissait d'un "devoir" et comme tel il a valsé à la poubelle dès la rentrée scolaire suivante ! Toutefois, la note décrochée et les compliments du professeur me firent comprendre quelque chose d’important : j’étais capable d’écrire moi aussi !

Non pas en alignant des lignes manuscrites avec application, mais écrire en se faisant assembleur de mots, d’images, d'histoires, et inventeur de musicalité. J’avais vécu pour la première fois que j’étais capable de toucher la sensibilité intérieure d’une personne à travers ce geste intime d’écriture. L’écriture avait donc quelque chose à voir avec l’offrande !

 

Autre chose importante.  Une confidence.  Quelque chose que je n’ai raconté qu’à  de rares amis.


C’était un dimanche. Mes parents, mes frère et sœur et moi, regardions ensemble en famille les programmes de Jacques MARTIN.  Pas un temps à se promener dehors. Mes pensées s’évadaient régulièrement par la fenêtre du 6e étage de l’immeuble de la cité où nous habitions. Le ciel tout en nuage était tourmenté, jaunâtre, menaçant.  Un ciel de grêle.  Je contemplais pourtant ce tableau sereinement, en rêvassant. Je songeais à mon avenir. C’est alors que surgit LA certitude ! Ce n’était pas une voix, ce n’était pas une parole, mais comme un impératif : « tu seras écrivain ».  J’en fus saisie ! D’où m’étaient parvenues ces paroles ?  Une immense joie intérieure me submergea  aussitôt, comme si concomitamment à  ces trois mots une radiation se propageait en moi !


C’est un épisode intime que la crainte du ridicule me fit taire durant des années.
C’est pourtant un élément absolument déterminant de mon parcours personnel.  Aujourd’hui encore, ils résonnent en moi chaque fois que je rejette ma valeur littéraire. Ces trois mots me transmettent la force de persévérer, de retrouver la ferveur, quand je trouve insuffisant le niveau qualitatif que je me fixe d’atteindre avant d’oser (oui, enfin oser !) soumettre mes écrits à une éditrice ou à un éditeur.

 
J’écrivais, déjà lorsque j’étais fillette - mais seulement par bribes -un journal. Il était mon confident. Je l’ai détruit.  Je le déplore aujourd’hui. Il contenait des bouts de mon enfance.  

Ecrire ma vie ne m'apparaissait pas être un travail littéraire. Je sais aujourd’hui que c’était une fausse idée. C’est ici que l’on aurait trouvé la plus grande sincérité, sans effet de style, sans recherche de sonorités. C’est ici que l’on aurait trouvé l’essence profonde des sentiments et pensées de mon enfance.


J’ai caressé longtemps  ce désir de DEVENIR écrivain.
A cause de ce futur si impératif : tu SERAS écrivain.
Cela signifiait pour moi que je ne l’étais pas encore et qu’il fallait d’abord me former afin d’ETRE un jour. Puis sont venus les conditionnels que je me suis imposée : tu seras écrivain PEUT ETRE.


J’ai forgé un futur en écrivant de tout sans jamais oublier le ton de l’impératif si puissant né dans mon enfance.


Puis j’ai rencontré il y a 5 ans une personne qui m'est unique et qui m'a beaucoup appris. 
Pour la première fois de ma vie, quand elle s'est adressée à moi, cette personne a employé un présent devant mes écrits : elle ne disait pas TU SERAS. Elle disait : « tu ES une écrivaine ».

Cela a fait toute la différence…  

Si vous me lisez aujourd’hui sur ce blog, c’est parce qu’elle ne s’est pas contentée de m’écouter parler de mon rêve. Elle m’a traité, elle m'a parlé, elle m'a fait travailler... comme une écrivaine. 

 
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 « Traitez les gens comme s’ils étaient ce qu’ils devraient être,
    et vous les aiderez ainsi à devenir ce qu’ils peuvent être ».
 
                                                                             (J.W. GOETHE)



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