Parce que les mots ont leurs limites mais un si grand pouvoir,
Parce que l'écrit est ce qui restera de plus tangible de nos passages...
Parce que l'intimité se crée par le langage,
Et l'amitié par les lignes en partage.
Après "Paradis conjugal" (Albin Michel, 2008), d'Alice FERNEY, je viens d'ouvrir un autre de ses livres, parus antérieurement chez Actes Sud : "Grâce etDénuement" (1997, prix Culture et Bibliothèques pour tous).
Vous y découvrirez sa spontanéité, sa fraîcheur, et son analyse du travail d'écrivain à travers le prisme de son expérience personnelle.
On se fait souvent une image d'un auteur en parcourant ses écrits. S'il arrive peu souvent qu'elle soit erronnée, la plupart du temps néanmoins, celle-ci reste bien incomplète, et d'autant plus si l'on se limite à la lecture d'un seul de ses livres.
L'écouter s'exprimer oralement, avec un ton bien différent de celui de ses ouvrages, est toujours un étonnement pour moi.
Ce n'est pas un exercice facile probablement pour un auteur, amoureux de sa solitude, que d'extérioriser devant une caméra ce qui l'anime profondément de l'intérieur.
Cette interview, d'environ 20 mn, m'a permis de découvrir une autre facette de cette personnalité intéressante.
Je vous invite vivement à écouter son intervention, qui balaie sans détournement et avec sincérité l'état d'écrivain, femme, insérée dans un milieu, et enseignante (Université d'Orléans).
Tu as raisonla voix change toutil y a tant de choses qui passent à travers elleelle est très belle à regarder et ce qu'elle dit de la coupure est très importanteje ne crois pas cependant que je pourrais écrire sous un pseudomais c'est sans doute la seule manière de se protéger
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Le pseudo, OK pour se préserver (un peu).<br />
Ce qu'il m'apporterait, si je publiais un jour, ce serait une plus grande liberté d'écriture. C'est un défi que d'écrire en toute liberté. On a tendance à se censurer (pour diverses raisons<br />
propres à chacun mais souvent pa crainte de blesser).<br />
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