Parce que les mots ont leurs limites mais un si grand pouvoir, Parce que l'écrit est ce qui restera de plus tangible de nos passages... Parce que l'intimité se crée par le langage, Et l'amitié par les lignes en partage.
Je ne sais toujours pas qui est Toi.
Je ne sais pas non plus qui tu deviendras.
Je ne sais de toi que ce que tu me remets.
Je ne sais de toi que ce que je peux entendre, comprendre, discerner, toucher, sentir aujourd’hui.
Chaque mot, chaque silence, chaque regard, évitement, tout ce qui passe entre nous me dit mieux ta personne.
Le prénom que j’aime murmurer, le prénom qui déclenche ma tendresse, habite ma mémoire. Il est le lieu sacré de mes images et celui où fondent mes parois invisibles. Il est la preuve première de ton existence. Il fait chanter et palpiter mon cœur. Quelqu’un prononce-t-il ton prénom ? Même en ton absence, toujours il remue quelque chose en moi. Il me met en émoi.
S’ils regardaient vraiment mon visage, ils ne pourraient manquer de le voir.
Il a une profondeur et une résonance qui appellent des vibrations imperceptibles du dehors mais qui s’étendent et se propagent dans le dédale de mes veines, sous ma peau, chatouillent mon ventre. Quelque chose qui s’agite comme un feuillage sous le souffle de son passage.