Parce que les mots ont leurs limites mais un si grand pouvoir, Parce que l'écrit est ce qui restera de plus tangible de nos passages... Parce que l'intimité se crée par le langage, Et l'amitié par les lignes en partage.
« A ton bras mon vieux prince », je vais joindre ma vieillesse,
Et nous allons trembler de toute notre ainesse,
Puis nous nous souviendrons nos rides l’une contre l’autre,
Quand des folles chevauchées nous nous voulions apôtre.
Les glacis de la nuit monteront brume blanche,
Quand nos peaux tavelées qui juste ornent notre hanche
Brûleront du dernier et plus fou des émois,
Quand du statut de Prince tu me seras un Roi.
Alors, en mille souffles et la voie éraillée,
Je t’offrirai le sang de ma joie de l’aimée
Et mes yeux se perdront en nos cieux de l’hier.
Toi, armoiries rouillées, d’un bien fier grincement,
Tu m’ouvriras les porters de notre firmament,
Au nom de notre hymen aux rimes de naguère.
Liedich le dix septième d’octobre 2009 ev
