Parce que les mots ont leurs limites mais un si grand pouvoir, Parce que l'écrit est ce qui restera de plus tangible de nos passages... Parce que l'intimité se crée par le langage, Et l'amitié par les lignes en partage.
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Les sentiers secondaires sont les plus exultants ! Ils sont un peu comme les itinéraires bis de Bison Futé connus en France depuis notre plus tendre enfance. Arrêt au point « Info » dispensant des renseignements quant aux curiosités des environs et que l'on manque parce qu'on s'est laissé happer par le temps. A trop flâner, à regarder longuement autour de soi, à laisser son regard s’accrocher aux cimes des peupliers bordant la route, avec une sorte d’indolence que seule peut engendrer une journée d’été.
Ces impressions vous pénètrent à flot, vous font frissonner de vie. Vitres baissées, conduire en respirant l’air à pleins poumons. Chanter, à tue tête, qu'importe que ce soit juste ou faux, que l'on attrape le bon ton ou non, simplement libérer sa voix et sentir résonner ses cordes vocales. Adieu tristesse, bonjour hardiesse ! Pied léger sur le champignon, sourire au vent et bonne humeur semée partout autour de soi – ou peut-être surtout – envers cet inconnu qui vous double et tout à coup ralenti à son tour comme si cette joie intérieure se révélait subitement contagieuse.
Sur la prochaine aire, arrêt immanquable. Lueur feutrée du soleil entre les branches, entre les cils, entre les dermes. On se frôle en sortant après avoir payé son plein. Tout est déjà dit dans le balbutiement maladroit d'un regard qui s'attarde.
Sortie d'autoroute, itinéraire imprévu, auberge de charme,...
"Sur l'autoroute des vacancees".... "au bord du cheeeeemin"... "en souvenir de la prooovidence"
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