Parce que les mots ont leurs limites mais un si grand pouvoir, Parce que l'écrit est ce qui restera de plus tangible de nos passages... Parce que l'intimité se crée par le langage, Et l'amitié par les lignes en partage.
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Pourquoi faut-il que j’en passe par l’intérieur de ce carcan du Je ? Je m’y sens trop seul. Je n’ai plus rien à dire sur lui. Il s’englue maintenant et je n’ai qu’une volonté : craqueler sa carapace, la fissurer jusqu’à l’éclosion sous la lumière. Au-dessus de ma chrysalide, je sens la chaleur mais elle ne m’atteint pas. Je vis dans un cocon qui encorde mes ailes. Dans ma nuit, je pressens pourtant un ailleurs meilleur. L’ivresse de l’inconnu avec ses impostures, ses règles et ses limites qu’il me faudra repousser aussi. Là-bas, probablement, l’espace à son tour un jour deviendra trop étroit. D'où j’irai plus loin encore. L’obscurité a ses profondeurs, mais j’aspire à celles des cieux. Je suis né du néant pour voler au-dessus du vide. Conçu pour flirter avec l’air, caresser les fleurs, les blés, les pommiers, la canopée...
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