Parce que les mots ont leurs limites mais un si grand pouvoir, Parce que l'écrit est ce qui restera de plus tangible de nos passages... Parce que l'intimité se crée par le langage, Et l'amitié par les lignes en partage.

La Voix - Arnaldur INDRIDASON - Polar - Traduit de l'Islandais par Eric BOURY - E° Anne-Marie METAILIE - 330 p
Présentation de l'éditeur ;
Le père Noël a été assassiné juste avant le goûter d'enfants organisé par le directeur de l'hôtel de luxe envahi par les touristes, alors s'il vous plaît, commissaire, pas de vagues. C'est mal connaître le commissaire Erlendur. Déprimé par les interminables fêtes de fin d'année, il s'installe à l'hôtel et mène son enquête à sa manière rude et chaotique. Les visites de sa fille, toujours tentée par la drogue, ses mauvaises fréquentations, permettent au commissaire de progresser dans sa connaissance de la prostitution de luxe, et surtout il y a cette jolie laborantine tellement troublante qu'Erlendur lui raconte ses secrets.
Le Père Noël était portier et occupait une petie chambre dans les sous-sols depuis vingt ans, peu avant on lui avait signifié son renvoi. Mais il n'avait pas toujours été un vieil homme, il avait été Gulli, un jeune chanteur prodige, une voix exceptionnelle, un ange. Les 45 tours enregistrés par le jeune garçon, cette voix venue d'un autre monde, ouvrent la porte à des émotions et des souvenirs, à des spéculations de collectionneurs, à la découverte des relations difficiles et cruelles entre les pères et les fils.
Un roman dense et fort qui émeut profondément.
Mon avis personnel : un excellent polar, palpitant, bien construit, qui nous emmène dans l'univers des collectionneurs, échafaude une histoire originale, présente des personnages à diverses facettes, porteurs de douleurs et de désillusions. De la première page à la dernière, en énonçant ses hypothèses, on n'a de cesse que d'avoir démasqué le meurtrier du Père Noël !