Parce que les mots ont leurs limites mais un si grand pouvoir,
Parce que l'écrit est ce qui restera de plus tangible de nos passages...
Parce que l'intimité se crée par le langage,
Et l'amitié par les lignes en partage.
Je suis du même avis qu'Olivier! Ton message, Marianne, nous rappelle aussi le temps de partage dans les festivités innombrables que nous aurons, parmi le gaspillage de table, car certains lèvent le nez sur la nourriture, pour en avoir trop plein l'estomac ou pour être tellement accessible à tout ce qu'ils souhaitent manger, par simple goût, qu'ils oublient ceux qui en crèvent de n'avoir pas suffisamment mangé depuis des jours... des jours douloureux dans le froid. N'oublions pas d'envoyer un don à ceux qui s'occupent de nos pauvres de la rue, car c'aurait pu être un frère, une soeur, un parent ou soi-même... si on n'avait parcouru le même chemin!<br />
Je prie pour tous ces gens qui sont bien trop nombreux en notre siècle et qui le seront davantage en 2008! Je souhaite la chaleur humaine, un manteau que quelqu'un aura le courage d'aller en ville et de lui donner, tout propre et bien chaud, avec un quelque chose à manger pour se soutenir l'estomac... mais demain, et le jour suivant... qui ira? Qui ont-ils pour se consoler, pour remonter la pente, pour se prendre en main? ils viennent de si près et n'iront pas bien loin dans la froidure. Ils sont du moins les enfants de la terre qui est à tout le monde!<br />
Entraidons-nous, nous qui sommes plus fortunés! Cela ne nous apauvrira pas et offrons un café en discutant un instant avec eux, un peu de présence, c'est fantastique... Oh, mais pas que pour eux, mais surtout pour nous. J'en sais quelque chose! J'en ai des souvenirs très enrichissants pour mon cheminement personnel et jamais je n'oublierai de partager, c'est clair!<br />
Merci à ceux qui ont bien voulu m'accorder un instant de leur vie, malgré la froidure et la dureté de la vie qui leur est trop brève... Ne cherchant pas la faute à qui ni la grâce mais bien simplement la vie, tout court... très court!
Je laisse à chacun qui passera ici d'apprécier ton appel ainsi que sa chance en ce monde. <br />
Je t'embrasse bien fort. <br />
Merci pour ces lignes.
O
Olivier Goujon
20/12/2007 21:41
Ce poème reste d'une actualité... intemporelle ! Il me fait me remémorer une phrase d'André Frossard : "Sur la Terre, l'immense majorité des hommes vit dans la misère physique; le reste vit trop souvent dans la misère spirituelle." Nous sommes tous miséreux de quelque chose...