
Par une nuit de mai
La lune pleine et nacrée
Illuminant son passage
L’astre sacré
Me paraît
Soudain une pâle copie de son visage
Poitrine gonflée d’ivresse
Ses yeux luisant comme une promesse
Ne pourra-t-on jamais rattraper
Le temps passé à se manquer ?
Aux instants perdus alignés derrière nous
Je ne garde pourtant pas de courroux
Sous les mots étreignant nos deux cœurs
Se bousculent l’allégresse et le bonheur
Soleils de tendresse
Tournoyant en finesse
Et ses bras qui m’entourent
Comme la nuit s’offrant au jour.