Parce que les mots ont leurs limites mais un si grand pouvoir, Parce que l'écrit est ce qui restera de plus tangible de nos passages... Parce que l'intimité se crée par le langage, Et l'amitié par les lignes en partage.
Écouter ton visage
Et puis le décrire sur mille pages.
Autant d'impertinence dans ta ligne de front
Que de vibrations sous ton menton.
Autant de cernes un rien audacieuses
Que de nuits folles et malicieuses.
Autant de ruse aux racines de tes cheveux
Que de sourires généreusement vertigineux.
Écouter ton visage
Et puis le décrire sur mille pages.
Autant d’inspirations divines
Que de frémissements d’ailes à tes narines.
Autant de fascination sous la trompette de ton nez
Que le sillon d’empreinte du doigt de l’ange dessiné.
Autant de songes que ton esprit transfigure
Que d’évasions à tes commissures.
Écouter ton visage
Et puis le décrire sur mille pages.
Autant de peut-être dans ta voix qui oscillent
Que de courbures éperdues à tes cils.
Autant de secrets à la lune cachottière
Que d’ombres et de lumière sous tes paupières.
Autant de mots écrits sous couvert d’une lampe
Que de battements de cœur trahis par tes tempes.
Écouter ton visage
Et puis le décrire sur mille pages.
Autant de mélodies dans tes silences
Que de promesses dans tes prunelles.
Autant de possibles dans tes absences
Que de déclics intimes dans ta glabelle.
Autant d’énigmes dans tes éloignements
Que de feu dans tes rougissements.
Écouter ton visage
Et puis le décrire sur mille pages...
Composé au fil de la page
le 10 avril 2008
par Marianne WENDLING