Parce que les mots ont leurs limites mais un si grand pouvoir, Parce que l'écrit est ce qui restera de plus tangible de nos passages... Parce que l'intimité se crée par le langage, Et l'amitié par les lignes en partage.

Oh ! mon corps, tout te tire vers le bas
Tout te ralentit malgré toi.
Dans cet âge qui n’est pas l’ingrat,
L’envie pleine te courbe mais jamais ne te ploie.
Oh ! Mon corps, refuse de baisser les bras !
Rage de ne pas savoir faire, mais surtout ne plie pas.
Confronté à la prime tristesse des limites,
Affronte et prends ce que tu mérites !
A tes pieds s’impatientent les graines.
Toi, ralenti malgré tes envies pleines,
Je te vois quand tu pleures sur tes freins.
Mais la contrainte sera ta plénitude de demain.
Je ne t’ai jamais dit, mon corps,
Ton combat est celui de l’accord.
Je ne t’ai jamais dit, mon corps,
A la nuit toujours survivra l’aurore.