Pour le peu d’années où je marche sur terre…
Je hais la laideur.
Je hais le malheur.
Je refuse de m’en laisser atteindre.
Je refuse que sur moi ils puissent déteindre.
Je veux contribuer à embellir le monde.
Offrir des sourires, de la joie, à la ronde.
Je voudrais de l’harmonie partout,
Pour tous, de la solidarité et des encouragements,
De grands moments d’amitié, des rêves en déploiement.
Pour le peu d’années où je marche sur terre
Je n’ai guère de temps pour les guerres.
N’est mon ami
Que celui qui pense ainsi !
Les autres, qu’ils passent leur chemin,
Je n’ai que faire de leur destin !
Ils me traitent d’utopiste ?
Eh bien ! Qu’ils suivent leur propre piste !
Je veux voir le meilleur
De chaque heure.
Je veux que chacun rayonne,
Que dans nos têtes, les belles idées tourbillonnent,
Qu’on se soutienne
Au lieu de répandre la haine.
Je veux aussi respirer l’air pur,
Boire aux sources pures.
Je veux m’ébahir de toutes les beautés,
De toutes les bontés
Dont est capable chaque chose, chaque être
Et qu’il porte en soi pour le faire connaître.
Dans ce monde-là,
Quand il viendra,
Car il viendra quand l’humanité
Aura fini de se molester,
De se protéger, de s’auto-mutiler,
De se barricader, d’agresser…
Oui, dans ce monde-là,
L’homme atteindra l’intelligence du cœur
Et mesurera toute son ampleur !
Ecrit le 13 février 2008