(Persifal - Peinture de Jean Delville, Belgique 1867-1953)http://www.artmagick.com/archive/artists/delville/pic/748.aspx
Toi qui m’as tant donné,
Se peut-il qu’un jour j’aille t’oublier
Si en vieillissant ma mémoire lâchait ?
Si par maladie tout s’effaçait ?
Ô mon Cœur, Mon Ange, Mon Bienfait !
J’ai la douleur d’y songer
Pour me souvenir que le présent
Doit se saisir ici et maintenant
Car où serons-nous dans vingt ans ?
Serons-nous encore parmi les vivants ?
Saurais-je mieux t’aimer qu’aujourd’hui ?
Seras-tu toujours dans ma vie, mes rêves et mes nuits ?
Je te tiens dans le chaud de mon cœur
Serrant ta main de jour en heures.
Ne rien oublier de tout ce qui est toi…
Même les yeux fermés, je suis là, tu es là !
La vie sans toi serait si dure à supporter.
Alors je murmure aux étoiles,
Au vent, à la pluie, au canal,
Cette prière que tu me pardonneras : qu’elle/qu’il meurt après moi ou je succomberai !
Et si c’est mon lot de me faire rappeler avant,
Tous ces « je l’aime, je l’aime » que je vous tends,
Soufflez-les-lui pour qu’elle/qu’il soit consolé(e)
Et puis, pour qu'elle/qu'il ne pleure plus, de sa mémoire effacez-moi d'un trait.
24/11/2006