Parce que les mots ont leurs limites mais un si grand pouvoir, Parce que l'écrit est ce qui restera de plus tangible de nos passages... Parce que l'intimité se crée par le langage, Et l'amitié par les lignes en partage.
Je me suis laissée rouler à ses genoux
J’ai laissé aller ma tête entre ses mains
J’ai dit : « Tu partiras, je le sais bien »
Il a glissé ses doigts dans mon cou.
Il a caressé mon épaule et mes cheveux
Avec cette tendresse qui était la sienne
Il m’a prise par le menton et dans le temps qui s’égrène
Sous l’horloge, il a planté dans les miens ses yeux
Les hommes qui s’en vont
Font mentir les chansons
Les hommes qui s’en vont
Font pleurer l’horizon
Les hommes qui s’en vont
Ont « Liberté » écrit sur leur front
Les hommes qui s’en vont
N’ont pas toujours raison.
Les hommes qui s’en vont
Ne savent pas ce qu’ils défont.
Il a poussé un soupir et sans un mot dire
Sur mes lèvres, de l’index, a dessiné un sourire
Il a attrapé son manteau
Et puis il m’a tourné le dos.
Du perron, je l’ai regardé s’éloigner longtemps
J’attendais qu’il se retourne encore
Je l’aime. Je l’aimerai jusqu’à ma mort
Je l’aime. Je l’aimerai pour tous les temps.
Les hommes qui s’en vont
Font mentir les chansons
Les hommes qui s’en vont
Font pleurer l’horizon
Les hommes qui s’en vont
Ont « Liberté » écrit sur leur front
Les hommes qui s’en vont
N’ont pas toujours raison.
Les hommes qui s’en vont
Ne savent pas ce qu’ils défont.