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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 17:08
    

 
Dans ma bibliothèque personnelle, depuis plusieurs mois, trône, ostentatoirement debout face à moi, ce livre de VOUTCH.
"Le doute est partout"....

C'est pour ne pas oublier d'y céder quelquefois que ce titre incitatif reste sous mes yeux. C'est aussi pour que je me souvienne de ces doutes qui ont pu m'empoisonner la vie au demeurant, mais dont la résolution finalement heureuse, m'aura conduit vers une progression.

Et puis, ce livre est aussi un souvenir. Cadeau d'amies libraires qui m'adressaient par ce biais leur clin d'oeil bien à elles.

Comme la plupart des gens, longtemps j'ai mal considéré le doute.

Le doute, est-ce une manie, une attitude philosophique, une faiblesse humaine ?

Du temps a passé et j'ai fait l'expérience de nombreux doutes.

Je dis, aujourd'hui, que le doute tient un rôle bien utile. Je ne dis pas qu'il doit être partout néanmoins !

Loin des certitudes dont il nous éloigne en annihilant nos habitudes - mauvaises, reposantes, stagnantes - le doute est l'élément déclencheur de la créativité !

Il nous arrache à notre paresse, à la rassurance qui engonce nos vies.

Dès lors que le le doute se met en marche, il nous accule jusque dans nos ultimes retranchements, ces lieux de nous où nous nous réfugions peu à peu - réflexe primitif et premier d'auto-protection, d'auto-bercement - et nous oblige, ainsi à trouver le moyen de changer les choses.

L'homme choisit souvent l'inactivité mentale par confort.
Le doute est un dérangeur de conscience. Il nous tire de notre prostration et de l'immobilisme. Bien qu'il nous place dans l'inconfort, parfois la douleur, voire la peur, son rôle majeur est de nous inciter à progresser, à penser, à reconstruire, à nous renouveler, à inventer, anticiper, expérimenter...

En suscitant d'abord l'incohérence en nous, le doute déstructure ce qui est établi pour faire de nous des bâtisseurs au sein de l'humanité.

Doutez donc...

"Doutez de tout, et surtout de ce que je vais vous dire" (Bouddha).

"Le philosophe fait bien son travail s'il parvient à faire naître de véritables doutes" (Morris Raphael Cohen, Voyage d'un rêveur)

"Le doute est le commencement de la sagesse" (Aristote,Ethique à Eudèmes)

"La pensée naît du doute" (Laurent Genefort, Rézo)


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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 21:19
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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 20:50



Pourquoi dit-on : "tomber amoureux" ?
D'où vient cette notion de chute alors que l'amour transporte ou relève ?
Qui, le premier, a fait croire au monde
qu'être en amour équivalait à perdre l'équilibre ?


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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 19:22
 
Toile : "Le souffle d'or"                                                            Toile : "Le mariage des temps nouveaux"

 Peintre : François SCHLESSER





 Ce qui me préoccupe, c'est encore et toujours le temps...




 Le moment pétant, palpitant, épatant que je contemple.
 Celui de la tempérance qui se dérobe à moi.
 Celui que j'étends dangereusement, voire un tant soit peu inconsciemment.
 Celui que je laisse tendrement fondre.
 Celui des tentatives ou des tentations.
 Celui des sentences lasses ou flottantes, des instances embêtantes, des intendances 
intempestives, des salles d'attente.
 Celui des abris étanches.
 Celui des battants , ou celui qui tambourine et claque aux fenêtres de la vie.
 Celui des tempêtes arrachant les piquets de tentes protectrices mal tendues.
 Tiens, celui des malentendus aussi !
 Celui des exploitants qui croient tant à leurs exploits.
 Celui des "qui se mettent en rogne". Celui du capitan, des  mutants.
 Celui du débutant qui comprend des choses importantes. 
 Celui des heures à s'attendre, à s'entendre. 
 Celui des tandems et tangos parfaits.
 Des voyages que l'ont fait ensemble.
 Celui des mondes sustendus.

 Il est de si multiples formes, le temps sous le gris perle des cieux.

 Il laisse peu de monde content.
 Moi, je le voudrais encore plus extensible !
 J'aime ce mot : longtemps. Il me place ostensiblement hors du temps.

 Inéluctable finalité que notre fragile bravoure harnache de défis, pour contrer la vénusté des visages mutiques.

 Nos jours qui se débobinent...















Toile : "Avènement" - François SCHLESSER



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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 20:06
 
                                               http://lilysanches.blogspot.com/


Je n’ai rien volé à mon chagrin. C’est lui qui m’a tout pris !

Il a emporté ma naïveté, mon innocence et sclérosé longtemps ma spontanéité. Comme un chaton apeuré, il m’a fragilisée, pelotonnée dans un endroit inconnu fait de silences trop lourds. Il m'a enfermée dans des limites.

Le chagrin m’a endeuillée de la plus noire solitude.

Non, je n’ai rien volé à mon chagrin !

Pourtant,  au filtre des larmes, je me suis peu à peu rendue plus forte que le chagrin.

Ce que j’ignorais sous son voile sombre, c’est que l’immédiateté jusqu'au bout - et même rien qu'une seule fois - offerte, devient éternité.

D'avoir livré sans prendre honte de sa vulnérabilité, avec une joie toute gratuite, le meilleur de son âme, diminue la peine. On se console à cette certitude.
Quand tout est remis à l’autre, sur la palette qui va de la peur du rejet à l’exaltation par anticipation, tous les possibles auront pu se déployer. Alors, rien n'est à regretter.

 

Oui, j’ai guetté toutes les vibrations qui pouvaient donner naissance à la réponse de l’Autre !  J’ai vu, de mon pas à celui qu’il n’avait pas encore esquissé, un monde indicible, invisible. Des nuits miraculeuses où tous les feux de minuit éclairaient la route aux chevaux sauvages de nos libertés !
Ici la vérité entre deux êtres a pris forme.

En cet espace-là, rien, ne se tient caché. Rien ne relève d’interprétations imaginaires. Rien ne peut y être déformé comme un fer indiscipliné. Rien n’y est façonné comme on rend docile le verre liquéfié pour en sortir de transparents objets.

Je sais ce que j’ai vu. Je sais ce que j’ai entendu. Ce que j’ai perçu - de moi à cet être qui se tenait là face à moi. Je l’ai librement laissé prendre place dans mon cœur, dans ma vie, comme on honore un grand invité.

Je n’ai rien volé à mon chagrin, sauf cela !

Ce qui suffit à relever la tête en dépit de la douleur, en gardant au fond de soi - comme l’unique joyau préservé - un sourire, un regard, des mots, de l'amour, des souvenirs… La certitude de ma sincérité résonnant en qui je l’ai déposée.

En cette parcelle où deux êtres se seront entièrement rejoints, nul ne se sent absent.

Lumineux instants, chaque fois que je reviens à vous, je suis comme l’enfant ébahi par la magie de Noël ! Je reviendrai à vous encore et encore, et autant de fois que les lances du chagrin viendront piquer mon cœur.

Je n’ai rien volé à mon chagrin. Mais j’ai tant appris de lui !


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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 21:18
E
Tableau de Raphaelle Zecchiero
http://artiste-peintre.over-blog.net/article-25376327.html
             
              Esmeralda des temps modernes,
           La Cour des Comptes ne croit plus aux Miracles...

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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 21:15
jkjkdljdkljcfkljdf



 J'ai parfois l'impression que mes mots ne se rendent pas où je les destine ! Qu'ils font mouche ! Qu'ils font l'école buissonnière. Qu'ils folâtrent sur les herbes luisantes des chemins de l'inspiration. 

Tant mieux, peut être parmi les poussières d'étoiles où ils s'évadent, quelques-uns resteront-ils accrochés à la nuit sacrée du temps, amplifiés par le vortex infini.

Dans ce cas, plus j'en sèmerai, plus le vent en portera clairement la teneur essentielle.

Me taire ? Me taire, m'enterrerait !

Mais dire, sans jamais ni médire ni maudire. ..
Oui, dire, comme un pendant au pire...
Oui, dire, comme on sait qu'il viendra pourtant ce grave jour de taire...





skojd
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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 15:19


J'ai déposé ce matin avant 7 h, sous la table du jardin, à l'abri de la pluie et de l'humidité (temps pourri en ce jour ici !), et spécialement à leur intention les miettes d'un biscuit.

Deux sont arrivés à 9 heures (*) picorer leur pitance. 

Ils m'intriguent ces moineaux au guilleri si familier.

Comment, par quel instinct, savent-ils (car ce n'est pas une habitude régulière chez moi mais un geste occasionnel) que c'est ici, précisément, qu'ils trouveront à se rassasier ?
Par quel sens inconnu de moi sont-ils guidés ?

Je ne peux m'empêcher de songer à ce passage biblique qui laisse entendre que si Dieu pourvoit aux besoins des oiseaux, à plus forte raison, pourvoit-il à ceux des hommes.
Mais...

Ce ne peut-être l'odorat ?
Ils ni pas non plus de nid dans mon jardin d'où ils m'observeraient à mon insu.

Mais qu'est-ce donc qui les aimante jusque là ?

Qui d'autre que moi s'est déjà posé cette question ?
Quelqu'un a-t-il une réponse à cette interrogation qui peut paraître naïve, mais j'ose tout de même la poser ?

De ce constat, je pose une autre question, pourquoi parle-t-on de "cervelle de moineau" ? Si petite soit-elle, à les observer jour après jour, cette expression me semble injustifiée !


(*) Ils furent 4 à 10 h, précisément 1 h plus tard.
Un court instant, qui dura environ 5 secondes, 2 d'entre eux observèrent leur reflet dans le plastique luisant vert des pieds de table en penchant la tête de droite et de gauche. 
La curiosité sans doute ? Cervelle de moineau, hum ?!

Un beau site à découvrir : http://www.plume-de-ville.fr/accueil.html
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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 16:23

Si la liberté était une personne

Serait-elle une femme ou bien un homme ?
Vivrait-elle sur la lune ou sur les places de Rome ?
Serait-elle travailleuse ou plutôt dilettante ?
De nature diplomate ou militante ?
De pensée utopiste ou bien rationnaliste ?
Affairiste ou artiste ?
La trouverait-on dans une cahute ou une maison cossue ?
Quelle serait son allure en parcourant les rues ?
Rêverait-elle au bord de l'eau ou dans une clairière ?
Si la liberté était une personne
Aujourd'hui, son coeur battrait très certainement... comme celui d'une mère...






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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 13:23

 

On n’imagine pas la richesse qu’il peut y avoir à sonder plus loin que l’apparence le spectre coloré de ces lumières intérieures, visibles seulement au filtre de l’amour. Lui seul tisse les fils invisibles pour composer la trame d’une relation qui ne ressemblera jamais à aucune autre qu’à elle-même.

 

J’ai mis plusieurs dizaines d’années à percer ce secret humain qui a le défaut majeur  de ne se rendre accessible qu’à celui qui l’aura d’abord recherché.

 

Toute âme ne demande qu’à être comprise et reçue. Mais elle doit apprendre a recevoir pour parvenir à offrir à son tour. C’est pourquoi, on reçoit longtemps, beaucoup, et de manière considérable. Comme l’enfant imite les référents parentaux, l’âme humaine fait elle-même l’apprentissage d’une palette de sentiments, tous destinés à la forger en énergie de don.

 

Avant que de se faire don, elle doit être capable de comprendre, d’entendre, de percevoir, de deviner.

 

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