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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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11 octobre 2006 3 11 /10 /octobre /2006 10:38

Le Magicien ou l'ultime voyage initiatique - Serge REZVANI -  ACTES SUD - Août 2006 - 250 pages

Note de l'éditeur : "Dans une forteresse tibétaine aux douves inquiétantes, lors d'un congrès mondial de magie, un sceptique est initié par des magiciens et des parascientifiques aux pouvoirs de la vraie connaissance, au voyage du corps astral et à la réalité de l'anti-monde.
Le nouveau roman de REZVANI explore les arcanes du merveilleux, du fantastique et du virtuel, pour s'interroger sur l'au-delà et le besoin de croire, reflet de notre désarroi face à l'impensable énigme de l'existence humaine".

Pour vous laisser porter par ce livre, dès le premier chapitre quittez votre scepticisme, acceptez de vous laisser convaincre en même temps que le héros et relevez en passant ces phrases qui vous interpellent telles que :

"Tout ce qui existe n'est qu'une manipulation de notre esprit" / "Il n'y a pas de loi mais seulement des limites plus ou moins factices à la force d'imagination de nos esprits" / "... les folies de la pensées sont les formes les plus passionnantes de la réalité... ou de la création" / "notre capacité de penser est créatrice... hors de notre capacité de penser il n'y a rien" / "La Vérité sort du "sans y penser" des créateurs..." / "Il est vrai qu'à partir d'un certain niveau, il suffit de presque rien pour dépasser le réel et entrer dans l'envers des apparences"... Etc.

Laissez-vous séduire ausi par sa théorie sur l'imaginaire qui "travaille sans répit pour donner une place acceptable aux événements qui surviennent à tout moment dans notre vie", ayant pour but de nous préserver de l'horreur du réel.

Pour ceux qui souhaiteront en savoir plus sur l'auteur du livre, voici un lien intéressant : http://perso.orange.fr/les.moments.litteraires/Le%2015/n15.htm

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26 septembre 2006 2 26 /09 /septembre /2006 10:19

Je m'en vais - Jean ECHENOZ - Editions de Minuit - 253 pages - Prix Goncourt 1999

"Je m'en vais", c'est la première phrase de ce livre et la dernière aussi. Ferrer, galeriste, menant une vie taciturne, quitte sa femme sans que celle-ci fasse d'esclandre. Son associé peu avant de disparaître lui fait une révélation : "le 11 septembre 1957, expose-t-il, à l'extrême nord du Canada, un petit bateau de commerce nommé Néchilik, s'était retrouvé coincé sur la côte du district de Mackenzie, en un point resté jusqu'à ce jour mal déterminé. Alors qu'elle faisait route entre Cambridge Bay et Tuktoyaktuk, la Nechilik avait été bloquée dans la banquise avec à son bord un chargement de fourrures de renard, d'ours et de phoque, ainsi qu'une cargaison d'antiquités régionales réputées rarissimes. Echouée après avoir heurté un récif, aussitôt elle était enserrée par la glace à prise rapide. Fuyant à pied l'embarcation paralysée, au prix de plusieurs membres gelés, les hommes d'équipage avaient eu beaucoup de mal à regagner la base la plus proche où quelques-uns de ces membres avaient dû être amputés. Les semaines suivantes, bien que son fret présentât une haute valeur marchande, l'isolement de cette région avait découragé la compagnie de la baie d'Hudson d'essayer de récupérer le navire.".

Vous devinez la suite. Le galeriste flaire la bonne affaire et entreprend de monter une expédition pour retrouver ces antiquités. Sans compter sur la malchance lorsque ces objets précieux rapatriés, lui sont dérobés. La police mène alors son enquête qui conduit Ferrer jusqu'en Espagne, où il n'est pas au bout de ses surprises...

D'autres personnages contribuent à cette histoire qui jalonnent la vie de Ferrer où vivent en marge. Mais chacun a son rôle dans le déroulement des choses.

L'écriture est sobre, les personnages solitaires et ordinaires. Ferrer, de plus, est cardiaque, plaît aux femmes, mais erre de chez lui, à chez lui...

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28 août 2006 1 28 /08 /août /2006 10:59

Le Livre du Thé - OKAKURA Kakuzô - Editions Philippe Picquier - 171 pages

Note de l'éditeur : "Depuis un siècle, Le Livre du thé, qui offre une introduction des plus subtiles à la vie et à la pensée asiatiques, s'adresse à toutes les générations. Et ce grand classique, qui a permis naguère de jeter un pont entre l'Orient et l'Occident, n'a rien perdu de sa force et peut encore éclairer notre modernité. Le trait de génie d'OKAKURA fut de choisir le thé comme symbole de la vie et de la culture en Asie : le thé comme art de vivre, art de penser, art d'être au monde. Il nous parle d'harmonie, de respect de pureté, de sérénité. Au fond l'idéal du thé est l'aboutissement même de cette conception zen : la grandeur réside dans les plus menus faits de la vie. Qui cherche la perfection doit découvrir dans sa propre vie le reflet de sa propre lumière intérieure. Aussi, la voie du thé est-elle bien plus qu'une cérémonie : une façon de vivre en creusant aux racines de l'être pour revenir à l'essentiel et découvrir la beauté au coeur de la vie".

Mes appréciations personnelles : ce livre vous explique tout sur l'histoire et la philosophie du thé(les écoles, la pensée Tao et zen, l'architecture de la chambre de thé, le sens de l'art, les fleurs, les maîtres de thé et leur influence dans l'architecte, les jardins, la peinture, les tissus, l'art de la laque, les usages de la société, l'arrangement des détails de la vie quotidienne, "l'esprit par lequel il convient d'approcher les fleurs", "l'amour naturel de la simplicité", "la beauté des choses humbles").

"Depuis l'instant où vous traverserez l'allée du jardin, jusqu'à l'instant de votre départ, vous tiendrez votre hôte dans la plus respectueuse estime, gardant à l'esprit qu'une telle rencontre est unique dans votre vie". "Un modèle parfait pour toutes les rencontres humaines". "Dans la voie du thé, pareille sincérité s'étend jusqu'à notre relation avec l'environnement".

On se laisse bercer par la poésie : "Le chant du chaudron est subtil, car on a pris soin d'y disposer quelques morceaux de fer, afin d'engendrer une mélodie particulière où l'on peut reconnaître les échos, assourdis par les nuages, d'une cascade, du lointaint déferlement des vagues sur les roches, d'une ondée balayant une forête de bambous, ou du soupir des pins sur quelque colline éloignée"...

Mais, au-delà, OKAKURA apporte quelques phrases marquantes, dont je vous livre... deux d'entre elles :

 "L'art d'aujourd'hui est celui qui nous appartient réellement ; il est notre propre reflet... C'est à l'évidence une honte que ... nous soyons si peu attentifs à nos propres possibilités".

"Le présent est l'Infini en mouvement, la sphère légitime du Relatif. Le Relatif veut l'Ajustement ; l'Ajustement, c'est l'Art. L'Art de la vie réside précisément dans un constant réajustement au milieu".

Je m'en vais méditer tout cela sous les volutes d'une tasse de thé que je préparerai avec concentration en écoutant la simplicité et la beauté de l'instant.

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12 août 2006 6 12 /08 /août /2006 17:47

J’étais derrière toi – Nicolas FARGUES – P.O.L. – 217 pages

 

 Note de l’éditeur : « C’est dans la trentaine que la vie m’a sauté à la figure. J’ai alors cessé de me prendre pour le roi du monde et je suis devenu un adulte comme les autres, qui fait ce qu’il peut avec ce qu’il est. J’ai attendu la trentaine pour ne plus avoir à me demander à quoi cela pouvait bien ressembler, la souffrance et le souci, la trentaine pour me mettre, comme tout le monde, à la recherche du bonheur. Qu’est-ce qui s’est passé ? Je n’ai pas connu de guerre, ni la perte d’un proche, ni de maladie grave, rien. Rien qu’une banale histoire de séparation et de rencontre ».

 

Mon appréciation personnelle : avec une franchise déconcertante, le narrateur vous prend à témoin de son histoire de couple dans un style très parlé, vous rendant dépositaire de ses confidences intimes. 

Beau gosse, attirant, amoureux fou de sa femme et fidèle malgré les occasions, un soir pourtant il a une aventure. Et dès lors tout fout le camp…Sa femme se venge, le bat avec une violence inouïe, l’humilie en le réduisant à l’état de serpillière, le trompe avec un homme de race noire comme elle. Il accepte tout. Par culpabilité. Par lâcheté. Par amour pour elle. Pense-t-il…

Un week-end de trêve, seul, en Italie (superbes descriptions !)  dans sa famille l’amène dans un restaurant. Le serveur lui remet une carte de visite confiée par une inconnue qui dînait derrière lui et qui a disparu entre temps... Besoin de se confirmer en tant qu’être humain ? Besoin de voir le visage de la femme qui a eu cette audace tout italienne ? Rien n’arrive par hasard… De par sa douceur et une complicité spontanée hors des mots, celle qui l’accueillera pour quelques heures dans ses bras et son lit, va rétablir l’équilibre en lui, le réparer, servir de révélateur, lui permettre de trouver la force et le courage de se faire face. Peu à peu, au fil des mois, avec souffrance et beaucoup de peine, il finira par admettre que son amour infini pour son épouse n’était qu’un leurre. En attendant cette prise de conscience, chacun des antagonistes tentera de sauver le couple par des moyens peu avouables (lecture du journal intime étalant les fantasmes féminins, e-mails aux rivaux, harcèlement moral, etc).

La bataille (car s'en est une véritable oscillant entre amour, culpabilité et déchirement) sera salutaire pour lui, qui retrouvera une intégrité d’homme et... son nouvel amour dans la sécurité et la sérénité.

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10 août 2006 4 10 /08 /août /2006 10:41

 (dédicace de la main de l'auteure)

Deux petites filles en bleu - Mary HIGGINS CLARK - Albin MICHEL - 420 p.

Note de l'éditeur : "Goûter d'anniversaire chez les FRAWLEY : on fête les 3 ans des jumelles, Kelly & Kathy. Mais le soir même, de retour d'un dîner, les parents des fillettes sont accueillis par la police : leur baby-sitter a perdu connaissance et les petites ont disparu. Kidnappées. Après avoir réussi à rassembler la rançon de 8 millions de dollars exigée, Steve et Margaret entrent en contact avec le ravisseur. Le jour de l'échange, ils ne trouvent cependant que Kelly dans une voiture abandonnée. Qu'est-il advenu de Kathy ? Alors que tout espoir semble perdu, Kelly affirme que sa soeur est bien vivante, comme si les jumelles parvenaient à communiquer par téléphatie...

Jamais depuis Un cri dans la nuit, Mary Higgins Clark n'avait élevé la tension à un tel degré. Un suspense extrême et angoissant qui nous plonge dans le pire des cauchemars : celui des kiknappings d'enfants".

Mon appréciation : dans un style fluide et très simple, sauf sophistication, la "reine du suspense" déploie une histoire, somme toute plausible, et distille sans qu'on s'en aperçoive pas moins de... 73 personnages (sauf erreur  dans mon décompte !), monopolisant l'attention sur un mystérieux "Joueur de Flûte" , brouillant les pistes via quelques zooms plus particuliers sur une poignée de ses 73 personnages... C'est là que réside tout son talent !

Vous voilà berné ! Ravi de l'être en plus.   Et vous vous surprenez à murmurer: "la classe, cette écrivaine, tout simplement"...

 

 

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31 juillet 2006 1 31 /07 /juillet /2006 10:38

Moi, Charlotte Simmons - Tom Wolfe (Robert Laffont) - 650 pages

Note de l'éditeur : après L'Etoffe des héros, Le Bûcher des Vanités, Un homme, un vrai, Tom Wolfe, maître du roman social, poursuit sa radisoscopie au scalpel de l'Amérique contemporaine.

"Lorsque Charlotte, sage et prude jeune fille d'origine modeste, débarque de sa Caroline du Nord à Dupont Université, l'Olympe de la connaissance, qui abrite la crème de la jeunesse américaine, elle est certes brillante et déjà très jolie mais aussi... un peu gourde. Confrontée aux moeurs étranges de cette élite, elle découvre avec désarroi que ce temple du savoir semble surtout celui du sexe, de la débauche, de l'alcool et des ambitions mesquines. Candide et pleine d'illusions, la petite provinciale n'en maîtrise guère les règles. Le tourbillon de sa première année va se charger de la déniaiser. Charlotte Simmons apprend vite : elle n'est pas tout à fait la blanche colombe qu'elle croyait être...

Avec cette satire cinglante qui est aussi un magnifique roman d'apprentissage, Tom Wolfe nous offre ses Illusions perdues et le grand roman de la  vie étudiante made in America."

Mon appréciation : Tom Wolfe, un maître de l'écriture descriptive, un Balzac moderne. A lire tous les jours à petite dose pour apprécier toute la saveur, la justesse, l'ampleur et la richesse du vocabulaire étendu de cet auteur, et pour ne pas céder au découragement de ce pavé de 650 pages. Sous un ton qui se veut, à priori, neutre, l'auteur assassine avec une acidité peu dissimulée, le système universitaire américain. Un peu moins d'usage du  "fuck" aurait toutefois abouti au même effet.

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9 juin 2006 5 09 /06 /juin /2006 22:48

 

Oh les jolis vélos artistiques ! (Photos prises le 9 6 6 au Parc de l'Orangerie à Strasbourg)

Le tour de France dans tous ses états ! - Olivier LARIZZA  - Les Editions du Boulevard - 126 pages

Note de l'éditeur :

"Voici l'un des livres les plus originaux jamais écrits sur le Tour de France. Les secrets du Tour, ses anecdotes inédites, son atmosphère si particulière, ses champions, tout y est ou presque : du plus intime au plus universel. C'est que Larizza en connaît un rayon sur le vélo. De l'avis de plusieurs experts, ce serait même l'un des meilleurs écrivains de la petite reine. A chaque page, il nous apprend quelque chose. Il surprend, il amuse, il touche : il vous raconte le Tour de France comme on ne l'a jamais raconté"

Mon appréciation :  lors de la journée anniversaire de la libriaire Caractères de HOENHEIM (1 an d'existence ! Bravo et longue vie !), j'ai eu un petit entretien avec cet auteur charmant et abordable qui venait dédicacer son livre. Ceux d'entre vous qui me connaissent bien, savent que je ne suis pas une passionnée du sport. Et pourtant, ce petit livre anecdotique écrit en "étapes" comme un Tour de France, m'a offert un tour d'horizon des talents d'écriture de ce jeune auteur. Allez lire l'étape 2 "Plus fort que Fausto" où il vous raconte comment son grand-père, sans autres moyens que ceux dont il disposait et  surtout son habileté manuelle, a fabriqué de ses mains une bicyclette de fortune pour entreprendre de l'enfourcher courageusement en vue de parcourir un aller-retour de 240 km. Pourquoi ? Pour aller voir passer son idole ; juste la voir passer ! Et saviez-vous qu'un coureur dénommé Valentin Huot, en 1961, parvint à avaler 60 litres d'eau en 2  h 30  après une étape ? Voilà le genre d'étonnements auxquels vous convie ce jeune homme à l'écriture pleine d'humour et de sensibilité. J'ai adoré aussi les passages relatifs aux étapes de montagne.  Je vous recommande ce petit livre.

Note : le départ du Tour de France cette année se fera de Strasbourg. 

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17 mai 2006 3 17 /05 /mai /2006 15:32

Je l'aimais- Anna GAVALDA - Roman - Collection J'ai Lu

Note de l'éditeur :

"On biaise, on s'arrange, on a notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier. On la caresse, on la dresse, on s'y attache. C'est la vie. Il y a les courageux et puis ceux qui s'accomodent. C'est tellement moins fatiguant de s'accomoder..."

"A-t-on le droit de toute quitter, femme et enfants, simplement parce que l'on se rend compte - un peu tard - que l'on s'est peut-être trompé ? Adrien est parti. Chloé et leurs deux filles sont sous le choc. Le père d'Adrien apporte à la jeune femme son réconfort.  A sa manière : plutôt que d'accabler son fils, il semble lui porter une certaine admiration. Son geste est égoïste, certes, mais courageux. Lui n'en a pas été capable. Tout au long d'une émouvante confidence, il raconte à sa belle-fille comment, jadis, en voulant lâchement préserver sa vie, il a tout gâché."

Mon appréciation : "Je l'aimais" est le premier roman d'Anna Gavalda. Il contient de beaux passages sur la passion amoureuse. Toutefois, il ne m'a pas transportée. Il est loin de me laisser l'empreinte de son autre roman "Ensemble c'est tout" ou même de son recueil de nouvelles "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part".  Je suis toutefois impatiente de voir l'évolution de son écriture et figure à présent parmi les lectrices fidèles de cette auteure. Vivement le prochain !

 

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9 mai 2006 2 09 /05 /mai /2006 21:44

Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part - Anna GAVALDA - Collection J'ai Lu

Note de l'éditeur :

"Quand j'arrive à la gare de l'Est, j'espère toujours secrètement qu'il y aura quelqu'un pour m'attendre. C'est con. J'ai beau savoir que ma mère est encore au boulot à cette heure-là et que Marc n'est pas du genre à traverser la banlieue pour porter mon sac, j'ai toujours cet espoir débile."

"Les personnages de ces douze nouvelles sont pleins d'espoirs futiles ou de désespoir grave. Ils ne cherchent pas à changer le monde. Quoi qu'il leur arrive, ils n'ont rien à prouver. Ils ne sont pas héroïques. Simplement humains. On les croise tous les jours sans leur prêter attention, sans se rendre compte de la charge d'émotion qu'ils transportent et que révèle tout à coup la plume si juste d'Anna GAVALDA. En pointant sur eux ce projecteur, elle éclaire par ricochet nos propres existences".

Mes appréciations : j'ai gardé l'empreinte du roman "Ensemble c'est tout" (2004). Aussi, n'ai-je pas hésité à faire l'acquisition de ce recueil de nouvelles qui fit connaître Anna GAVALDA en 1999  (refusé par nombre d'éditeurs mais le bouche à oreille et la presse aidant, il emporte le prix RTL Livre, avant d'être traduit en 21 langues) ainsi que de son autre roman dont je vous parlerai ultérieurement "Je l'aimais" (2002). Ce recueil de nouvelles se lit très facilement, et chaque histoire est un nouvel univers. Humour, spontanéité, fraîcheur. Des personnages modernes, touchants, qui nous sont proches, parlant un langage  certes familier, mais n'est-ce pas ainsi que nous parlons dans la vie  ?  Ils sont  tellement vrais qu'on croirait en connaître l'un ou l'autre plus personnellement.  C'est vivant, drôle, émouvant, crédible.  J'adore !

 

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3 mai 2006 3 03 /05 /mai /2006 18:13

La mémoire des murs - Tatiana de Rosnay - Pocket - 2005

Note de l'éditeur :

" L'appartement correspondait pourtant exactement à ce que Pascaline, informaticienne de quarante ans, avait imaginé pour sa nouvelle vie de femme divorcée sans enfants. Un deux pièces calme et clair donnant sur une rue animée.

Mais à peine installée, elle apprend par une voisine qu'un drame s'y est déroulé quelques années auparavant. Comment vivre dans un lieu marqué par l'horreur ? Comment continuer à dormir dans cette atmosphère oppressante ? Et pourquoi Pascaline est-elle obsédée par cette tragédie ?

Lentement, sûrement, par touches infimes, cette histoire ranime chez elle une ancienne douleur, une fragilité secrète restée longtemps enfouie.

Seule face à la mémoire des murs, elle devra affronter son propre passé...".

Mon appréciation :   des murs qui gardent la mémoire des drames, aux drames dont elle a fait ses murs, Pascaline glisse peu à peu - en nous prenant à témoin - vers son côté sombre, jusqu'au drame...

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