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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

Archives

11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 20:58

L'attrape-coeur - J.D. SALINGER - Roman - POCKET -253 pages - traduit de l'américain par Annie SAUMONT (dont je vous ai déjà parlé sur ce blog à propos de son recueil de nouvelles à elle titré "Qu'est-ce qu'il y a dans la rue qui t'intéresse tellement ?").

Note de l'éditeur : "phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J.D. SALINGER reste le plus mystérieux des écrivains contemporains, et son chef-d'oeuvre, L'attrape-coeur, roman de l'adolescence le plus lu du monde entier, est l'histoire d'une fugue, celle d'un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n'ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d'aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d'incertitude et d'anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L'histoire éternelle d'un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu."

Mon appréciation : un personnage émouvant pour lequel, vous lecteur, vous prendrez d'affection très rapidement avec cet élan du coeur... qui vous fera redouter qu'il ne lui arrive un malheur tant vous sentirez quelques déchirures dissimulées éludées avec pudeur. En recherche de soi, à la fois tellement lucide et tellement spontané. Ecoutez-le évoquer sa petite soeur ("la môme Phoebé"), et vous craquerez complètement. Suivez-le jouer à être grand tout en ayant un immense coeur d'enfant.

L'oeuvre est écrite dans un langage très familier, comme un adolescent qui se raconterait à un autre. Sur un ton ni désabusé ni emballé, mais juste sincère et authentique.

 

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8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 22:13

La Parenthèse - Myriam KELLER - Roman - Editions THELES - 365 pages

Note de l'éditeur :   « Le crâne défoncé… » Le commissaire Darlan ne pouvait s’empêcher de ressasser cette phrase dans son esprit. Elle venait le hanter encore et encore tandis qu’il fonçait vers le lieu du crime au volant de sa Laguna noire. Un couple singulier de policiers enquête sur le meurtre d’une femme. Qui est le coupable ? L’intrigue se joue à huis clos au sein de deux couples qui n’ont, de prime abord, rien en commun et qui pourtant sont inexorablement liés. Par le sexe, par l’amour, par la haine. Un thriller passionné, dans lequel les rebondissements inattendus nous tiennent en haleine jusqu’au dernier moment.

Mon appréciation : Lise DORCELET est assassinée dans une villa somptueuse... du Domaine du Golf à LA WANTZENAU (près de STRASBOURG). Le Commissaire DARLAN et le Lieutenant Catherine VILLIER qui vient de lui être affecté suite au départ de Georges (son prédécesseur) que DARLAN accueille plutôt à contre-coeur, mènent l'enquête en liaison  avec deux autres lieutenants et le juge, pressé par le Procureur. L'affaire ne manque pas de rebondissements. Au fil des interrogatoires, les nombreuses pièces du puzzle deviennent compliquées à assembler.

Myriam KELLER vous mène avec talent et à son gré dans les hypothèses et les fausses pistes, finissant par vous persuader au fil de l'enquête. Reste pourtant cette scène qui vous turlupinera jusqu'à la chute finale...

Rondement mené ce premier roman qui mérite encouragement !

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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 17:10

La Cité des hérétiques - Federico ANDAHAZI - Roman - Ed° Héloïse d'Ormesson - 272 pages (traduit de l'espagnol (Argentine) par Isabelle Taudière

Note de l'éditrice

En 1350, dans la France médiévale, Geoffroy de Charny, chevalier corrompu, use de son intelligence maléfique pour ourdir une mystification qui lui assurera la gloire et le pouvoir. Pour ce faire, il prétend être en possession d’un saint suaire (faux, bien sûr), une relique, autour de laquelle il bâtit une église, la collégiale de Lirey, qui lui apportera la fortune.
Entre temps, sa fille, la belle Christine,  vit une histoire d’amour clandestine et tourmentée avec un jeune moine. Contrecarrant les projets de son père et dénonçant la vie licencieuse des couvents, Christine initie une réforme religieuse. Les amants finissent par s’enfuir en Espagne et créent une ville aussi parfaite qu’éphémère dans laquelle la liberté, le sexe et l’amour prospèrent.


Mon appréciation personnelle : le suaire de Turin... Ceci vous dit quelque chose ? C'est de son histoire que l'auteur s'inspire, dressant des parallèles audacieux avec la bible, décrivant des scènes lubriques et voluptueuses (attention certains esprits sensibles pourront être choqués) dans l'ombre des cellules des abbayes, développant un scénario souvent exagéré mais qui reste toutefois crédible, une pensée fantaisiste parfois idéaliste et une histoire sans ménagement aucun pour ses personnages.

Côté style, on appréciera l'écriture un peu excentrique de cet auteur, psychanalyste de métier, ayant déjà signé plusieurs romans tels que l'Anatomiste (Robert Laffont, 1998), La Villa des mystères (Métailié, 2000), Le secret des Flamands (Nil, 2005).
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23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 13:43

MOKA - Tatiana de Rosnay - Roman - Plon - 249  pages

Note de l'éditeur : "Une mystérieuse berline couleur moka lancée à toute allure sur un boulevard à Paris. Un accident de la circulation, un enfant dans le coma, et un chauffard qui prend la fuite. Une enquête qui piétine et une mère prête à tout pour découvrir la vérité".

Mon appréciation personnelle : avec habileté, par phrases courtes comme autant d'inspirations, l'auteure nous fait suivre les états d'âme de cette mère sous le choc d'un événement grave. On la suit dans son désarroi, ses démissions, ses contradictions, dans ses incompréhensions, ses réactions. On partage, on espère avec elle, on compatit. On se dit même : et si un jour ça m'arrivait, comment le vivrais-je ? Une petite perle subtile de l'auteure que j'ai relevée et qui m'a bien amusée : "gestes révérencieux comme s'il lui tendait le Graal". La fin émouvante du livre vous fera fondre probablement tout comme moi.

Pour le fun : dans le livre, le chauffard conduisait une Mercedes couleur Moka. Peu commun comme couleur. Croyez-le ou non, mais j'en ai vue une ce matin ! J'en ai peut-être croisées des dizaines sans jamais y prêter la moindre attention... Ce que ça fait que d'être encore imprégnée d'un livre !!

Note : Tatiana de Rosnay est journaliste pour les magasines Elle, Psychologies et Mood. Un lien vers son blog (Fig Tree) figure sur le mien. Vous pouvez aussi relire l'appréciation que j'avais laissée précédemment de son autre roman titré "La mémoire des murs" (en rubrique "Mes lectures").

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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 15:03

Un peu de désir sinon je meurs - Marie BILLETDOUX - Albin Michel - 270 pages

Note de l'éditeur : "J'ai toujours autant besoin, pour écrire, de cette apparente contradiction : travailler dans le secret absolu - pour cela rien n'est plus simple, nul ne s'enquiert plus de l'écrivain que j'étais, même pas toi - et, en même temps, me sentir attendue".

Un peu de désir sinon je meurs est une lettre de l'auteur à son éditeur, dans toute la crudité de son désarroi d'écrivain : impossibilité d'écrire, difficulté de vivre après la mort de Paul, l'homme aimé, journaliste politique reconnu.

"Née de la littérature et à l'amour d'un même souffle", Raphaële avait 19 ans quand ils se rencontrèrent... Chacun vivait séparément, mais par l'autre.

Dans le silence de son éditeur, l'indifférence et l'oubli de tous, à son insu, l'écriture revient...

D'une langue lumineuse, musicale, puissante, elle tire le fil d'une liaison amoureuse hors du commun, qui connaît la grâce d'un enfant.

Histoire de deux vies, faites d'écriture et d'amour. Mais "Raphaële est morte à elle-même". Elle nous demande de l'appeler, de son premier prénom, Marie.

Par l'auteur de Prends garde à la douceur des choses (prix Interallié 1976), et de Mes nuits sont plus belles que vos jours (prix Renaudot 1985).

Mon appréciation personnelle : touchante, la femme qui nous fait pénétrer dans son intimité, ses douleurs, sa rage,  ses souvenirs, son histoire, illustrant ses pages par ces petits mots manuscrits à son intention dans leur quotidien par celui qui fut l'amour de sa vie. Eblouissant amour, du reste, singulier et passionnel, fait autant de dépendance volontaire que de liberté, de compréhension, d'acceptations, de concessions rares, qu'elle vécut avec le journaliste Paul Guilbert, à la fois son compagnon et son mentor, emporté par la maladie. L'auteure nous livre à coeur ouvert toute la beauté intérieure en même temps que les fragilités de cet homme qui appartenait à son travail et au monde tout en réservant à Raphaële les plus douces attentions, ses encouragements, jeux de langage, billets doux...  afin de l'inciter à se réaliser dans l'écriture. Mais elle nous parle surtout de son désarroi. Car, maintenant que Paul n'est plus à ses côtés, Raphaële a perdu son identité. Il lui faut apprendre à être, continuer de devenir sans lui. Pour symboliser la coupure, Raphaële s'efface désormais devant Marie. Talentueuse Marie dont le style m'a souvent enchantée. Marie qui écrit à l'éditeur de Raphaële : "A-t-on, quand on est vivant, le droit d'exiger d'autrui qu'il se comporte comme si on était mort ? Si l'on ne peut jamais apercevoir, de ce ceux que nous aimons, que la représentation que nous en faisons, qui sont-ils ? Lorsqu'on dit ce qu'on pense, on n'est plus aimé, pourquoi, lorsqu'on ne dit rien, meurt-on, voilà cher Richard, l'ordinaire de mes jours, je comprends très bien que par, par cette phénoménale intuition qui a fait ta réussite, tu n'aies pas très envie, en ce moment, de m'appeler"... ou encore en parlant de Paul : "... comme d'habitude, je reçois le feu roulant de ses questions légères ; comme d'habitude aussi c'est lui le premier qui se retire quand il l'a décidé, mais plus le front bourrelé, les sourcils serrés, l'air de dire : "je vais réfléchir, je vais voir quoi faire de ce que vous me dites", et ça entrait dans le blockhaus et on n'entendait plus parler de rien, le visage clair, au contraire, de qui n'est pas impliqué, et veille au suivi, sans affect, ni effort... Je ne rêve toujours pas de lui, c'est un grand regret, un grand mystère pour moi. Si riches étaient mes rêves autrefois, qu'il en avait peur. Un matin de 97, le café servi : 'J'ai rêvé dis-je, que vous étiez avec Une telle..." La chair de son visage s'empourpra, j'avais rêvé vrai. Si seulement il pouvait réapparaître au moins la nuit, tout aussi réelle que le jour y est la vie, puisque ce que j'y vois est accompagné sans aucune déperdition des émotions et sentiments correspondants, mon ordinaire, quand j'ai les yeux ouverts, n'est pas fait d'autre chose. Quand il voudra mien me faire cet honneur, c'est quinze heures par jour que je dormirai, on ne me verra plus"...

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7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 14:23

Une matinée d'amour pur - Yukio MISHIMA - Folio - Recueil de nouvelles 293 pages (traduit du japonais par Ryôji Nakamura et René de Ceccatty)

Note de l'éditeur : "Les sept nouvelles de Mishima rassemblées ici ont été publiées entre 1946 et 1965. Tout en couvrant une large période de la création littéraire de l'auteur, elles présentent cependant une étonnante unité autour du thème de l'amour. Si la description de l'éveil d'un jeune garçon à la beauté de la nature et à l'amour dans un paysage magique de bord de mer nous frappe par son romantisme exalté - "Une histoire sur un promontoire" est écrite alors que l'auteur n'a pas encore 20 ans-, nous retrouvons dans "Une matinée d'amour pur"" - récit d'un couple vieillissant qui cherche à entretenir son amour par des jeux érotiques pervers - le cynisme parfois très noir et l'interrogation sur la sexualité qui caractérisent toute l'oeuvre de Mishima. Ces deux nouvelles encadrent 5 autres textes où ces mêmes thèmes apparaissent dans des récits toujours très maîtrisés. Le présent recueil donne donc un éclairage original de l'oeuvre de Mishima et constitue un complément indispensable pour tout lecteur français qui s'intéresse au grand romancier japonais.

Mon appréciation personnelle : un coup de coeur littéraire !!!! Ses phrases sont ébouissantes. Aussi belles à lire qu'à énoncer à voix haute. D'une poésie toujours sous-jacente, il évoque avec une rare habileté autant l'exaltation de l'émoi amoureux que ses pires cruautés. Nul ne restera indifférent et pour ma part, je me rallie à tous ces lecteurs qu'il aura su fasciner.

Pour en savoir plus sur cet auteur disparu en 1970 par un tragique seppuku, 2 sites intéressants : http://fr.wikipedia.org/wiki/Yukio_Mishima (Wikipédia) ; http://21thecentury.blogspot.com/search?q=mishima (plusieurs vidéos).

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26 décembre 2006 2 26 /12 /décembre /2006 21:48

Et Après... - Guillaume MUSSO - POCKET - Roman - 357 pages

Note de l'éditeur : "A 8 ans, Nathan est entré dans le tunnel lumineux de la "mort imminente". Plongeant dans un lac pour aider une fillette, l'enfant s'est noyé. Arrêt cardiaque, mort clinique. Et puis, contre toute attente, de nouveau la vie. 20 ans plus tard, Nathan est devenu l'un des plus brillants avocats de New York. ll a tout oublié de cet épisode traumatisant. Il a même fini par épouser la "petite fille du lac", Mallory, sa femme qu'il a passionnément aimée, puis qui l'a quitté, et qui lui manque comme au premier jour... Mais Nathan ignore que ceux qui reviennent de l'autre côté ne sont plus tout à fait les mêmes. Aujourd'hui, il connaît la réussite, la notoriété et la prospérité. Il est temps pour lui de découvrir pourquoi il est revenu".

Mon appréciation : un peu de suspens qui prend son temps, de bons sentiments, des personnages attachants dont un mystérieux médecin spécialiste en soins palliatifs, quelques drames cachés, quelques rebondissements. Tout cela fait de ce livre, un roman de 31 chapitres (précédé chacun par une citation d'auteur) facile à lire.

Le passage qui m'a interpellée : "Depuis l'origine, plus de 80 milliards d'êtres humains ont, avant nous, vécu, construit des villes, écrit des livres et de la musique. Vivants, nous ne sommes que 6 milliards aujourd'hui. Nos morts sont donc presque 14 fois plus nombreux. Ils pourrissent et se décomposent sous nos pieds et dans nos têtes. Ils parfument notre terre et nos aliments. Certains nous manquent. Bientôt, dans quelques milliards d'années, le Soleil aura épuisé ses réserves d'hydrogène et son volume aura centuplé. La température de la Terre dépassera alors 2.000 °C mais il est probable que l'espèce humaine aura depuis longtemps disparu. Quant à l'univers, il continuera sans doute à se dilater et à se vider de toutes ses galaxies. Avec le temps, les étoiles finiront elles aussi par s'éteindre, formant un cimetière immense dans le cosmos"...

Une pensée qui donne à réfléchir !

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24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 21:16

Qu'est-ce qu'il y a dans la rue qui t'intéresse tellement ?  Annie SAUMONT - Editions Joëlle LOSFELD - Nouvelles - 53 pages

Note de l'éditrice : "Dans les trois nouvelles qui composent ce recueil, Annie Saumont montre comment de petits événements font rejaillir les souvenirs, le passé, pas toujours confortable. Qu'il s'agisse de cet homme assis à la fenêtre, regardant la rue et se remémorant sa jeunesse, de ses deux jeunes filles debout dans le métro rêvant à une vie plus heureuse que ce retour au foyer d'accueil, ou encore de ce dernier qui, après de longs mois de prison, revient dans la ville de son enfance, Annie Saumont dit dans chacune, avec un verbe toujours aussi cinglant, qu'on échappe difficilement à son histoire, qu'elle nous poursuit comme une fatalité".

Mon appréciation personnelle : quel talent dans cette écriture toute en retenue, livrant par bribes juste le minimum nécessaire, usant d'un vocabulaire choisi avec en prime une sensibilité sous-jacente !

Le recueil comporte trois nouvelles : 

- Qu'est-ce qu'il y a dans la rue qui t'intéresse tellement ?  (dans un morne et ennuyeux quotidien, les souvenirs heureux d'un homme dont un amour resté intact). Extrait : "les coeurs gravés dans l'aubier des chênes-lièges écorchés. Elle était près de lui devant le mur à l'ouest. C'est alors qu'il a découvert le grain de beauté dans son cou..."

- Ce serait un dimanche (deux amies, dont l'une porte en elle de difficiles souvenirs d'enfance qui la rendent hostile aux hommes, entre autres à celui qui tourne autour de son amie). Extrait : "Gérard enlevait un à un les brins d'herbe accrochés dans sa barbe et dans ses cheveux longs jusqu'aux épaules. Tout ce poil me dégoûte, j'aime que tu n'aimes pas que Gérard te caresse..."

- Méandres (revenir au sortir de prison et supporter le poids de la sa culpabilité). Extrait : "Faire attention. Regarder à droite à gauche. On le lui avait recommandé. Se protéger, être prudent. Quand on est une petite fille sans casque ni cuirasse marchant sur une route tout en courbes et tournants...".

Trois histoires interpellantes qui vous laissent en réflexion sur des phrases inachevées (écrites souvent sans virgules) jetant votre esprit dans le trouble, l'interprétation, ou une béatitude admirative.

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21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 12:53

Olivia Joules ou l'imagination hyperactive - Helen FIELDING - J'ai Lu - 349 pages

Note de l'éditeur :

"Principes de Vie par Olivier Joules : pas de panique. On s'arrête, on respire, on réfléchit... Ne jamais changer de coiffure avant un événement important... Faire confiance à son instinct plutôt qu'à son imagination hyperactive.

Olivia Joules est très vexée quand son patron du Sunday Times la rétrograde au rang de "journaliste tendance" : elle n'a pas du tout envie de couvrir les soirées de lancement de cosmétiques miracle... Non, ce qu'Olivia recherche, c'est de l'action, du suspense, quitte à en rajouter un peu avec son imagination débordante ! Des paillettes de Los Angeles aux grottes mystérieuses du Soudan, il n'y a qu'un pas qu'Olivia franchit, sans se douter qu'elle va au-devant de graves ennuis. Mais notre apprentie agent secret a plus d'un tour dans son sac, et avec son épingle à chapeau, son spray au poivre et son appareil photo miniature, elle a tout ce qu'il faut pour se défendre, découvrir des secrets très bien gardés et peut-être trouver l'amour...

Helen FIELDING, journaliste londonienne est l'auteur de Cause Celeb", du Journal de Bridget Jones et de L'âge de raison".

Mon appréciation : écrit comme une comédie cinématrographique menée tambour battant,   le lecteur suit une jeune femme actuelle, ne se posant  que très peu de questions existentielles - ou qui les chasse quand il lui en vient en usant de ses "principes de vie"-, fonçant  droit dans l'aventure jusqu'à se trouver face à face avec Oussama Ben Laden caché dans une grotte sous-marine. L'auteure s'est lâchée sans s'arrêter aux questionnements que tout le monde se poserait dans la réalité ni à quelques invraisemblances, faisant de son héroïne une sorte de James Bond version féminine, ingénue, spontanée, presque irréfléchie.  Le genre de livre dont on ne retiendra rien  mais qui vous aura permis de passer un bon moment.

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13 octobre 2006 5 13 /10 /octobre /2006 14:43

La joueuse d'échecs - Bertina HENRICHS - Liliane LEVI / Piccolo - Août 2006 - 212 pages

Dans un style fluide et qui vous emporte, Bertina HENRICHS dans son premier roman, avec finesse, sensibilité et humour, fait le portrait d'Eleni, une femme de chambre dévouée à son travail et à sa famille, rêvant de PARIS ("Une zone un peu douloureuse dans la poitrine, engendrée par un rendez-vous qu'on aurait eu jadis et auquel on ne se serait pas rendu, jugeant l'idée trop hasardeuse." comme on rêve d'une vie meilleure. Chambre 17 de l'hôtel où elle travaille, logent un Français et une Française raffinée au parfum subtil et visiblement joueuse d'échecs. D'abord bel objet aux yeux de la femme de chambre, l'échiquier trônant dans cette pièce retient sa curiosité. Pour l'anniversaire de son mari, Panis, Eleni décide alors de lui offrir un jeu d'échecs. Dans l'île Naxos où ils vivent c'est le tric-trac qui est roi. Aucune femme ne joue aux échecs et parvenir à dénicher ce cadeau sans que son mari ne l'apprenne par les commérages constitue déjà une gageure. L'homme, garagiste taciturne (personnage à la Pagnol),  ne manifeste qu'un intérêt poli à la réception de ce cadeau. Abandonné et oublié par lui, l'échiquier va peu à peu entrer dans la vie d'Eleni qui se découvre une passion dévorante pour ce jeu, allant jusqu'à renouer contact avec un vieux professeur de son enfance, à la forte personnalité, pour trouver en lui son premier maître dans l'apprentissage des combinaisons multiples et complexes d'un jeu réclamant concentration et persévérance, qui deviendra le tremplin de son émancipation personnelle. La foi du maître en son élève et la ténacité d'Eleni la conduiront bien plus loin qu'elle ne l'aurait imaginé...

Pour en savoir plus : interview de l'auteure (née à Francfort mais vivant en France depuis plus de 20 ans, scénariste de documentaires et de fictions) ici : http://www.sitartmag.com/bertinahenrichs.htm

 

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