Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

L'auteure

Rechercher

En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

Archives

7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 20:20
 
" Tu es pressé d'écrire,
Comme si tu étais en retard sur la vie.
S'il en est ainsi fais cortège à tes sources.
Hâte-toi.
Hâte-toi de transmettre
Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance"
Extrait de « Commune présence »
----
«  L'essentiel est sans cesse menacé par l'insignifiant.  »
---
 " Impose ta chance, serre ton bonheur
    et va vers ton risque.
   A te regarder, ils s'habitueront "
 Les Matinaux (1950) 
 
 René CHAR
Repost 0
Published by Marianne - dans Ils ont dit...
commenter cet article
31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 20:26

 

 

 

Quand la littérature sera produite par les machines...

 

 

 

Bien des questions à la lecture de cet  article du Monde du 28 mai 2010...

 

J'avoue que j'en reste perplexe ! 

 

Quand la littérature parle machine... que reste-t-il de l'esprit, de l'intériorisation et de l'intériorité de l'âme humaine ?

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Marianne - dans de l'écriture
commenter cet article
26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 21:10
 muet.jpgL
Le silence de l’homme portant cagettes de fruits trois par trois pour les vendre sur le marché.

Celui de la marchande installant chaises cannelées pour y déposer l'attente du chaland.

 Celui de la jeune fille fumant nerveusement, tirant bouffées sur bouffées.

Le silence du cycliste, nez pointant vers sa roue.

Le silence d’une rue déserte à six heures du matin.

Le silence strié d’un passage « protégé » alors que c’est sa vocation à lui de protéger.

Celui de la voyageuse au regard étonné tirant sa valise derrière elle dans un roulement régulier.

Celui du passant aux oreilles occupées par son baladeur.

Le silence de cette fille métissée aux longs cheveux noirs croisant ton coup d’œil admiratif.

Celui des amoureux marchant, lui bras sur ses épaules, elle, bras dans son dos à lui.

Le silence inhabituel d’un wagon de tramway emportant vers leur travail des visages taiseux.

Le silence qui suit sept coups de cloche dont la résonnance se prolonge encore.

Celui de la rue piétonne, vide de touristes, des boutiques volets fermés dormant dans une totale immobilité.

Le silence d’une moto adossée au mur attendant la poussée de pied de celui qui est resté là-haut dans cette chambre où le rideau hasarde un signe.

Le silence des brocanteurs matinaux évaluant dubitativement les trésors exposés.

Celui d’une terrasse de café aux tables inoccupées.

Celui du vol d’un pigeon au ras du sol. Celui d’un vol de cygnes à la surface de l’eau.

Celui du bonhomme rouge qui ne vire plus au vert.

Le silence d’un trio de jeunes femmes toutes trois marchant d’un même pas.

Celui des pensées bicolores poussant dans un bac à fleurs.

Le silence des tulipes doubles, calices levés aux cieux.

Celui d’une porte de fer dont le claquement reste suspendu au gond de l’automatisme.

Celui du buraliste sur le pas de sa boutique colorée de paquets de cigarettes.

Celui du portant de cartes postales invitant à la découverte.

Le silence de ces plots, place d’Austerlitz, où j’aimerais asseoir toutes mes batailles.

Le silence de ces bouts de verre brisés sur les trottoirs rue de Berne, où d’anonymes alcooliques ont berné leurs déceptions.

Le silence extraordinaire de ces deux assis face-à-face conversant en langage des signes.

Le silence religieux et digne de la vieille église, seule sur la place, narguant les immeubles de béton.

Celui d’un drapeau multicolore pendu au balcon mollement agité par un vent de liberté.

 Celui de la dignitSilence et pacte solennel. é et l'autre desagneaux.

Silence  d'une phrase musicale.
Silence.... le monde tourne !
Repost 0
Published by Marianne - dans entremotsetvous
commenter cet article
11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 17:31
« Il n’y a pas de lumière sans ombre et pas de totalité psychique sans imperfection. La vie nécessite pour son épanouissement non pas de la perfection mais de la plénitude. Sans imperfection, il n’y a ni progression, ni ascension.»
 
 
Carl Gustav JUNG, psychiatre suisse
 
 
Repost 0
Published by Marianne - dans Ils ont dit...
commenter cet article
4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 17:32

"Le silence guérit" - Yolande DURAN-SERRANO et Laurence VIDAL - Editions ALMORA.

  

Sans davantage de mots, donc... je viens ici déposer les liens pour vous conduire vers les co-auteurs de ce livre qui m'accompagne actuellement :

 

Découvrez YOLANDE et son expérience de l'Eveil.

 

 

 

un-instant-

Repost 0
Published by Marianne - dans mes lectures
commenter cet article
6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 21:00
  JB-PONTALIS-1.4.2010.JPG 

« Ce livre fait écho à En marge des jours. Comme lui, il est composé de fragments, comme lui il a trouvé son point de départ dans de brèves notes que j’inscris parfois dans mon Cahier privé. Mais ici sont évoqués ce que Victor Hugo dans "Choses vues" appelait des événements de la nuit : des rêves qui redonnent vie aux amis disparus, des rencontres qui, même si elles ont lieu le jour, ont quelque chose d’insolite, des moments d’inquiétante étrangeté où notre identité vacille, ou encore ceux où l’on se demande : "Qu’est-ce que je fais là ? " La présence de la mort à venir va de pair avec l’attrait pour la vie, avec l’inlassable curiosité qui anime l’enfant avide d’explorer ce qui l’entoure. à cet enfant je donne un nom : Alice. »

Jeune homme, J.-B. Pontalis se destine à la philosophie. Il a Sartre pour professeur et continue à le fréquenter au Flore et à La revue des Temps modernes, mais son chemin croise celui de Lacan, et le jeune agrégé entame une psychanalyse.
Il devient une figure essentielle du mouvement psychanalytique français en participant à la fondation de l’Association française de psychanalyse puis en créant La Nouvelle revue de psychanalyse.
Par ailleurs, il est l’auteur, avec Jean Laplanche, du fameux Vocabulaire de la psychanalyse.
----
CONVERSATION avec J.-B. Pontalis du 1er avril 2010 à  la librairie Kléber de Strasbourg. Rencontre animée par Isabelle Baladine Howald, poète, libraire et Daniel Lemler, psychanalyste. »

 

Vient de paraître : En marge des nuits (Gallimard).

 

-----

 

 

  

 

 Il n'a jamais écrit de journal mais "ses carnets privés" recèlent des passages dont J.P. PONTALIS nous dévoile plusieurs extraits.

 

 

Interrogé sur le songe et le rêve, il expose que le songe permet peut-être une traversée des apparences, à notre insue. "Un message venu d'un autre monde qui se prête moins à l'interprétation qu'un rêve. Le monde du songe illumine. Dans les rêves, il y a souvent une telle intensité des images que ces formes de soi qui y sont représentées ont une présence quasi hallucinatoire."

 

J.B. PONTALIS cite le sonnet 43 de Shakespeare  : "je ferme les yeux pour regarder le monde".

 

  

 

Daniel LEMLER, lui-même psychanalyste, assis à ses côtés, avoue avoir lu ce livre comme on reçoit les confidences d'un aîné. "Avec les nuits, on touche aux ténèbres" souligne-t-il. "Le travail du rêve et le travail de la mort"...

 

Le travail du rêve, c'est l'inconscient à l'oeuvre que nous apprivoisons.

 

 

J.B. PONTALIS différencie le rêve du cauchemar. Il prend son livre entre ses mains et sa voix s'élève dans le silence de l'assemblée présente : "Quand la nuit cesse d'être romantique (chap 14): "Michaux : La nuit remue. Elle remue les images, elle remue la mémoire, elle met à mal la logique, elle bouscule la pensée en la libérant de son arrimage à la réalité que nous impose le jour et à laquelle tant bien que mal nous consentons à nous soumettre...."

 

 

Enchaînant sur les "rêves concentrationnaires", J.B. PONTALIS constate qu'au coeur de la tourmente des camps de concentration, les rêves des prisonniers furent des rêves de faim, de retour à la maison (annonciateur de la mort). Méfiance face aux rêves de salut !

 

  

 

Quant à l'écriture de J.B. PONTALIS, sur laquelle l'interroge Isabelle Baladine Howald , le psychanalyste appelle Anna de NOAILLES : "j'écris pour le jour où je ne serai plus".

"En marge des nuits" ne révèle rien de privé mais donne néanmoins à voir de l'intimité de son auteur. Il plaît à cet homme de plume de "créer un espace tout à fait particulier où son intimité résonne comme l'intimité d'un autre". Cela revient à dire aux autres "eh j'existe !" . "On écrit pour exister, pour être reconnu. On n'existe que parce que les autres nous font exister."

 

  

 

Ce livre est entre le rêve et la réalité, entre la nuit et le jour, entre la vie et la mort. 

 

Le chapitre 39 évoque un homme en dépression sévère. J.B. PONTALIS en fait lecture

 

"Tu devrais m'inviter dans un lieu où je ne sois pas" y suggère le dépressif à son frère désireux de l'inviter en vacances. Ici, comprendre que ce que désire le malade, c'est "d'être en vacances de soi"...

 

  

 

JE et MOI, J.B. PONTALIS tient réellement à les distinguer. "Ego scriptor" (chap 28) : "je perçois... une opposition plus qu'une différence, entre "je" et "moi". Bien que les travaux de LACAN et ceux de SARTRE aient précédé cette vision de PONTALIS, une illumination nocturne a forgée en lui une certitude : "je suis convaincu qu'en m'accrochant à ce qui oppose "je" et "moi", je suisau plus près de ce que peut représenter pour certains l'acte d'écrire. Je pense à LEIRIS, je pense aux Cahiers de VALERY... l'opposé d'un journal comme celui que pendant des années a tenu son ami GIDE, rien d'intime, pas de confidences, nulle météorologie de l'âme, pas de bulletin de santé. Non, VALERY ne se regarde pas, il laisse venir les pensées qui jaillissent comme des fusées et, vite, il les inscrit avant qu'elles ne disparaissent. Ce sont des pensées étranges, obscures même à ses yeux. D'où viennent-elles ? De la nuit, et alors à l'aube dans le silence tout autour, dans l'impatience, il note, pas question de différer. Le temps viendra bien assez tôt où il lui faudra se soumettre à l'ordre des discours, communiquer, se rendre intelligible.

 

Entre la nuit et le jour Ego scriptor. Je écrit. Je parle, quand, se croyant absent de sa parole, il parle enfin pour de vrai. 

 

J'y tiens tant à cette différence entre écrire sur soi et s'écrire que j'ai avancé, ici et là, le terme d'autographie. L'autographie n'est pas un genre littéraire comme le journal intime, les Mémoires, l'autobiographie, l'autoportrait. A mes yeux elle est à la fois la source et la finalité de l'acte d'écrire". 

L'idée, celle qui surgit dans cet état hors temps et hors logique, cette idée qui tombe, est assimilable à un événement pour J.B. PONTALIS, désireuxs de remonter jusqu'à la prime source de la pensée.

  

 

Dans cette lenteur du songe, dans la déconcertation qu'engendre le rêve, tous les temps se mêlent, se conjuguent, se rejoignent. Tous les âges de la vie peuvent surgir dans le rêve. C'est un autre espace ("l'espace du rêve... si cher à CHENG).

 

Mais, JB PONTALIS  l'avoue : "rêver parfois me fatigue". Son activité onirique est si rapide, les événements s'y succèdent si vite...

 

"La psyché est étendue" constatait FREUD. Or, le travail de l'analyste - tel un pédiatre établissant son diagnostic via la palpation de l'enfant encore incapable de dire son mal - consiste à palper la psyché, car il n'y a pas que les paroles !

 

C'est avec émotion dans la voix que PONTALIS révèle au final qui est cette Alice à laquelle est dédié son livre : sa petite-fille, en pleine naissance du langage tenant des conversations avec son grand-père, lui, l'homme de 84 ans à l'autre bout de l'expérience du langage ou des mots.

 

  

 

  

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Marianne - dans Les auteurs en live
commenter cet article
3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 16:57
                                                                                                                                   "Soyez attentif à chaque parole que vous prononcez, parce qu’il y a toujours dans la nature un des quatre éléments, la terre, l’eau, l’air ou le feu, qui attend le moment où il pourra habiller de matière tout ce que vous exprimez. La réalisation se produit souvent très loin de la personne qui en a donné les germes, mais elle se produit infailliblement. De même que le vent emporte les graines et les sème au loin, vos paroles s’envolent et vont produire quelque part dans l’espace des résultats bons ou mauvais. Alors, habituez-vous à parler avec amour aux fleurs, aux oiseaux, aux arbres, aux animaux et aux êtres humains, car c’est une habitude divine. Celui qui sait dire les mots qui réchauffent, vivifient, inspirent et allument le feu sacré, possède une baguette magique dans la bouche."
 
Omraam Mikhaël Aïvanhov
 
Repost 0
Published by Marianne - dans Ils ont dit...
commenter cet article
28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 11:00
DSCN4865.JPG
Qu'ai-je emporté de là-bas ?
Des paysages sublimes, des odeurs, des visages. Celui de cette dame.
Fichu serré, visage creusé d'arabesques de rides, pantalon turc, tenant un bâton d'une main et de l'autre un citron et une herbe aromatique.
Sa famille guettait l'arrivée des cars de touristes pour quémander quelques euros en échange de fruits, d'objets artisanaux ou de photos d'eux.

Dans une voix tranquille et sur un ton confidentiel, la petite vieille s'est adressée à notre guide dans sa langue à elle. Je n'ai pas su de quoi ils parlèrent. Cela ressemblait à une conversation polie. J'ai demandé à notre guide. Elle voulait simplement lui offrir ce superbe citron.
Sa manière à elle de souhaiter la bienvenue. Je n'avais jamais vu de citron aussi joliment mûri. Il avait le double de taille de ceux vendus dans nos grandes surfaces discount. J'étais certaine, d'un seul coup d'oeil, que le goût de ce fruit n'était pas l'acidité des nôtres. Celui-ci avait simplement eu tout son temps pour parvenir à maturité. Il luisait sous le soleil, et son jaune était éclatant. Il avait eu le temps de se gorger de jus. 
La petite vieille insista, par gestes accompagnant ses paroles étrangères. Il semblait gêné de l'accepter. Mais le guide finit par avancer sa main ouverte.
A moi, elle tendit le brin d'herbe aromatique (je ne suis pas parvenue à déterminer ce dont il s'agissait). Je ne comprenais aucun mot, mais sa voix modulée de petites exclamations, sut me convaincre. Je devais accepter à mon tour. Le guide me le confirma.
Quel âge avait-elle ? Je ne parvenais guère à dater, pas même approximativement, ce facies aux yeux noirs si doux, aux paupières se penchant vers des joues rondes.

Autour de nous le paysage était splendide. Derrière les orangers, à l'horizon, une montagne encore enneigée. Un ciel exempt de tout nuage.

DSCN4863.JPG
On ne savait plus, de la splendeurs des paysages aperçus depuis notre arrivée ou d'eux, si c'était la montagne qui les rendait beaux malgré leur pauvreté, ou ces habitants qui donnaient à ces lieux une personnification de la fertile générosité des lieux.

Ils vivaient dans la simplicité, se nourrissaient de ce que la terre offrait, et pour le surplus.... ils attendaient. La spontanéité des touristes - la plupart au teint pâle et aux airs fatigués - venus ceux-là d'Europe ou demain d'ailleurs .

L'unique obole que donnaient en retour ces vacanciers à ces familles : quelques pièces en échange de deux-trois clichés.
Sans voyager elles-mêmes, ces autochtones afficheront leurs visages sur des milliers d'ordinateurs, alimenteront les commentaires des images partagées aux amis des touristes dès leur retour, prendront la tournure d'anecdotes de vacances...

J'ai ressenti aux côtés de cette petite vieille la résonnance de l'authenticité s'offrant au paraître.
Que, longtemps, ces êtres soient préservés et que leur vie soit longue !

Le guide passant et repassant le citron d'une main à l'autre, et moi roulant entre mes doigts le brin d'herbe aromatique, silencieusement, dans une probable pensée commune, après avoir pris congé de la dame, avons rejoint le car, le nez abaissé, sous le craquement des cailloux poussiéreux jonchant le sol qui roulaient sous nos pas.

Quelque chose d'indicible, mais réellement de bon était passé d'elle à nous.
Repost 0
Published by Marianne - dans Mes voyages
commenter cet article
21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 22:14
Repost 0
Published by Marianne - dans vidéos
commenter cet article
2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 21:49
 http://mb33470.fond-ecran-image.com/blog-photo/files/2009/03/blog-dsc_8405-prenoms-graves.jpg
Sur le mur deux prénoms gravés

A pas lents ont franchi le temps.

L’étrangère, le cœur jeté,

A délaissé son amour à l’océan

Où de soir en matin un prénom s’allonge

Comme l’ombre au sel de la vie mensonge.

 

Sur le sable leurs promesses tracées

A pas lents ont effacé les âges.

L’étranger, le cœur rongé,

A détourné son regard sauvage

Mais de lune en aurore planent encore
Par certains soirs blêmes comme un profond remord.

Sur le mur deux prénoms gravés
A pas lents ont affranchi l'éternité.




Repost 0
Published by Marianne - dans Ma poésie
commenter cet article