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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 16:01

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Il n'est n'est plus. Et de l'apprendre m'a touchée. Je l'avais écouté avec passion, il y a deux ans.

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Il me laisse un goût de regret à la marge de ce jour.

 

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Published by Marianne - dans Les auteurs en live
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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 21:13

 

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Lespoir dans l’année qui s’ouvre laisse la place

à des projets, des vœux, des promesses, des résolutions...

Tant de confiance en le futur...Tant d'espérance...  

Née en juste une petite seconde tandis que l'aiguille n'a franchi qu'un si infime espace.

Une telle métamorphose me laisse invariablement dans l'étonnement.

Elle génère en mon for intérieur un sentiment de compassion

 et une réflexion quant à toutes ces attentes que chacun porte en soi.

 DSCN0149

Je vous souhaite une année rayonnante, foisonnante de joies,

de belles rencontres, de moments de convivialité, de tendresse

et au final un profond et durable sentiment de bonheur.DSCN0181.JPGDSCN0171.JPG

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 21:39

 

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C'est l'automne

Tarte aux pommes

Le temps des brumes

Tarte aux prunes

    Aux bourrasques

Flaques flasques

Bon vent

Vol-au-vent

Champignons sous l'humus.

ça mitonne Succulus ?

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 10:04

"Un soliste qui donne un concert offre au public son talent, son inspiration, le fruit de tout un long travail. Mais si le public n’a aucune conscience de ce travail, s’il fait du bruit ou même seulement s’il est inattentif, le musicien le sent et, même s’il est le plus grand virtuose du monde, il ne peut pas donner tout ce dont il serait capable, car les échanges ne se font pas correctement. Mais il peut arriver aussi que, se tournant vers la salle, il découvre un seul regard émerveillé, ravi. Alors il se met à jouer pour ce regard, dont il n’a peut-être même pas discerné si c’est celui d’un homme ou d’une femme, pour cette lumière qui brille, là-bas, dans l’obscurité, et il devient génial.
L’être humain a besoin, de quelque façon que ce soit, de sentir un écho à ses actes, à ses paroles. S’il n’y a pas réciprocité, aucun échange n’est plus possible. Or, l’échange est la loi de la vie."


Omraam Mikhaël Aïvanhov

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Published by Marianne - dans Ils ont dit...
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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 22:39

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Café matinal, dans la plénitude d’un jardin reposant et le chant envoûtant d’un merle saluant le jour.

 

Seul le martèlement irrégulier d’un voisin travailleur ponctue ces gorgées douces amères qui coulent lentement dans mes veines pour éveiller mon corps

 Mon corps tout endolori par un sommeil un peu trop court au creux d’une nuit anesthésiante où le chirurgien divin et son équipe d’anges empressés de me remodeler ont ensemble mené leur œuvre.

 

Près du parasol naturel d’un rosier encore alourdi de rosée, avec quiétude, j’offre mon visage sans fard à la tiédeur d’un soleil jouant les dentelières clandestines derrière la cime ciselée d’un vieux pin élancé aux ailes flottantes.

 

Les pieds nus sur les dalles graveleuses encore fraîches et les sarcasmes rieurs d’une corneille familière juchée tout au faîte d’une toiture en vis-à-vis, je me relie à la vraie nature.

 

Alors l’envie me chatouille, sous ma voûte plantaire, de délaisser ces pierres d’airain pour les trèfles verts et l’herbe rase.

 

Tendre son nez vers les tiges et fruits croissant ici.

Groseilles rouges suspendues en breloques, timidement dissimulées sous les pampres vrillés du plaisir de parvenir à maturité sans empressement, qu’un vent léger soulève indiscrètement comme pour vérifier le lent mûrissement de perles émeraudes encore minuscules massées sous ces élytres nervurées.

 

Près d’eux, d’éclatante blancheur et de nacre bigarré, des rosiers, à l’abri du cabanon, se bercent du regard de cette femme dépouillée de tout parfum à l’orée du matin.

 

A l’écart le tamaris tout hérissé sortant lui aussi de son enchantement nocturne.

 

Plus à droite, deux plants de tomates appellent l’intérêt qu’on accorde aux derniers enracinés. Si, désireux de croître le long des tuteurs ondulés, ce matin, pour sa toute première fois, l’un d’eux, fièrement, arbore deux billes jumelles telles des bourses mâles.

 

Là-haut, dans le ciel, le coton blanc oublié par le chirurgien divin ou l’un de ses anges pressé par l’heure, finit de s’effilocher sous le souffle parcimonieux de l’air.

 

Personne ne s’y trompe ce matin. Ni le chien étirant voluptueusement ses flancs et son dos sur un matelas d’herbe grasse dans des grognements de gratitude gredins et indolents. Ni les ailes indiscrètes de moineaux surpris de ma présence inhabituelle. Ni l’aimable voisine défroissant son linge par secouements répititifs d’où s’échappent quelques gouttelettes ravies d’évaporer leurs senteurs de savon et d’adoucissant sur une mêlée de brins desséchés. Ni les abeilles bourdonnant leur chant vibrant autour de gousses de trèfle blanc au ras des pâquerettes. Ni les fourmis laborieuses. Ni le rouge-queue peureux. Ni la pie tapageuse.

Ni les toits de carmin époussetés par la brise.

 

Tout, ce matin, annonçait enfin une belle journée d’été.

 
   
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Published by Marianne - dans fragments de vie
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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 11:34

Bonjour chers amis blogueurs,

 

Mon silence n'est pas une absence. Mais, au final d'une réflexion personnelle (la dernière déposée ici), c'est le mouvement qui m'a emportée.

 

Après plusieurs mois de chômage (le troisième depuis 2006) et une dépression (ou burn-out), j'ai mobilisé mon énergie autour d'un nouvel élan professionnel.

Se réinsérer est un défi à l'approche la cinquantaine. A la fois chanceuse de recevoir à deux reprises la confiance de mes recruteurs à la suite de deux entretiens espacés d'un an, je suis entrée pleine d'appréhensions intérieures dans un nouvel emploi en janvier dernier.

Tout est réapprendre à chaque fois. Les configurations et us des lieux, structures, circuits et bien sûr de nouvelles personnalités se présentent à vous.

Ce n'était pas problématique en soi puisque j'ai déjà eu à faire plusieurs fois cette démarche au cours de ma carrière.

Le plus grand défi était personnel. Une dépression vous place devant des priorités différentes et devant vos fonctionnements intérieurs, devant la réalité de votre Moi, vous fait creuser loin en vous et vous conduit à la source de ce que vous ne vouliez pas voir. Mais c'est aussi un temps pour soi que l'on se doit. Un temps qui vous en apprend. Un temps qui vous révèle le sens profond de la vie. J'ai fait mon cheminement durant de longs mois. Seule à seule avec moi-même. Pour finalement choisir à nouveau le mouvement. Ce mouvement prend désormais un sens différent. C'est un peu comme si, tout au fond du gouffre, on s'approche aussi avec la compréhension du sens de la vie. Cette prise de conscience m'a été bénéfique et m'a laissée plus désireuse de célébrer la vie et sa beauté. Ce fut un sacré passage, ou plutôt devrais-je écrire un passage sacré dans mon existence. Il m'a changée. Sans aucun doute, il m'a rendue plus avide d'autonomie, plus décidée à ne plus me laisser emporter par ce qui n'appartient plus à mes nouvelles orientations existentielles, plus désireuse encore de goûter à mes temps de liberté. Plus ardente face à l'authenticité et plus consciente de la responsabilité de chacun en ce monde. A valeur de témoignage, mais surtout dans le but d'encourager d'autres qui sont actuellement "dans le gouffre", je sors du silence aujourd'hui en vous livrant ces quelques lignes.  Prenez soin de vous.

 

 

 

 

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 16:49

 

 http://3.bp.blogspot.com/-axBAVQfwz1E/Tt7rO5kfaVI/AAAAAAAAFX4/AX_39ffw8OE/s1600/dark-thinking-loneliness-alone-broken1.jpeg

 

Source image 

Voyageur… Parvenu dans un lieu. Une étape ? N’a-t-il pas droit au repos après un long périple semé d’embûches, riche de rencontres mais retardé par de nombreux détours ?

 

Il y a dans chaque voyage un temps où l’on s’assied.

Savait-il, au jour de la partance, de quel bagage intérieur il était muni ?

Nul ne songe à lister ses aptitudes avant d’entreprendre le départ. L’esprit est préoccupé par les préparatifs matériels. Il anticipe les joies à venir, telle la convivialité des retrouvailles. Il liste ce qu’il faudra emporter. Il prévoit de s’équiper pour faire face aux perturbations. Jamais, il n’envisage ces fulgurances qui, vous traversant soudain, pétrifient une marche. Des révélations, qui, sans prévenir tout à coup vous figent. Elles peuvent être si abruptes qu’elles peuvent aller jusqu’à remettre en question le choix même du voyage.

 

Voyageur éperdu dont les yeux s’ouvrent sur l’immuable qui l’entoure tandis qu’il s’évertuait à maintenir son propre mouvement. Solitaire au milieu de la rumeur du monde trop frénétique, trop inconscient, trop mécanique, trop pressé, trop tout.

 

Assis sur une borne au creux d'une nuit étoilée. Une borne préfigurant un segment, une limite, ou peut-être une autre étape.

 

Une seule main. Il n’aurait besoin que d’une seule main. Quelqu’un dont le regard se poserait sur lui. Quelqu’un qui s’arrêterait pour demander : « d’où viens-tu, voyageur ? », « as-tu faim ? », « as-tu soif ? », « as-tu un endroit où loger cette nuit ? », « demain, aimerais-tu que je vienne te dire quelques mots de bon départ ? ».

 

Affaissé, seul, devant son choix : poursuivre la route où rester ici, dans cet espace, dans cet environnement, dans cette solitude non choisie ?

 

Au cours d’un de ces soirs-là, tombe une de ces fulgurances. Elle vient de très loin. De derrière la ligne voilée où le ciel et la terre ne sont rien d’autre qu’un point infime sur un plan vierge aussi noir qu’un vieux tableau d’école.

Une traînée lumineuse, soudain, qui happe la curiosité. À peine le temps de la voir disparaître. Aussitôt, quelque chose se met en alerte.

Est-il si seul qu’il le supputait ? Quelle est cette vie qui lui fait signe pour se dissiper aussitôt ? Quelle malice vient de se laisser ici entrevoir ? Illusion ou réalité ?

 

Tout voyageur a appris les pièges de l’illusion. L’illusion naît de l’innocence, de la méconnaissance, de l’inexpérience. L’illusion s’oppose à la pleine conscience.

 

Pourtant, bien qu’en pleine raison, une sorte de petite voix lève le doigt : « rappelle-toi de tes rêves ! Toi aussi, tu as connu des illusions. Peu à peu, tu t’en es départi. Pourquoi les as-tu abandonnées ? »

Un dialogue inattendu prend vie dans le cerveau du routard.

 

« Si tu es assis ici ce soir, peut-être est-ce parce que tu as parsemé sur les bords de ta route tes derniers tessons d’illusions. Tel un voyageur retournant sa besace pour en chasser les miettes.

 

Un long et audible soupir. Il soupire du constat de son appétit abouti, de ce vide, de l’absente  urgence d’approvisionnement."

 

" Approvisionnement. Regarde ce mot. Il ressemble à l’après-visionnement !

Toi qui as parcouru tant d’endroits (et même d’envers !), tout à coup l’appétit et sa définition même prennent un sens singulier."

 

Alors il contemple le courage requis par sa marche. Tout ce qu’il a dû mettre en œuvre pour aboutir de lieux en lieux. Il se sent pourtant alourdi ce soir. Il ne sait plus s’il vaut encore la peine de marcher. Même si se projeter dans un nouveau voyage est onctueux.

 

Cette étoile filante, là-haut, ce clin d’œil divin, resurgit.

 

« Choisis le mouvement » semble-t-elle insinuer. « Le mouvement est l’expérimentation de ta liberté ».

 

Il l’observe, dubitativement, empli de doutes. Ne vient-il pas de passer de nombreuses années à expérimenter le mouvement ? Il ne se sent pas libre pour autant.

 

Néanmoins, l’étoile filante sourit de toute sa luminosité énigmatique.

 

« Choisis le mouvement », répète-t-elle, sans livrer ses mystères.

 

Le voyageur contemple ses pieds. Il remue un orteil en grimaçant. Puis un autre. Il fait tressauter ses chevilles, ses muscles grincent. Se pourrait-il que cette carcasse veuille encore repartir ? S’ennuierait-elle de mouvements ? Ankylosée, rêve-t-elle encore de se déployer ? De fendre le vent ? S’illusionne-t-elle en enviant l’agilité facile de l’étoile filante ? Se berne-t-elle de penser qu’elle pourrait elle-même contenir de ces poussières d’étoile que le vent sème dans la stratosphère ? Qu’elle porterait en elle l’empreinte programmée du mouvement ?

Quelle est cette lutte sourde ? Pourquoi sommes-nous plaqués  au sol par l’attraction terrestre ? Ce champ magnétique abritant la terre contre les tempêtes solaires emprisonne-t-il ceux qu'il protège ? Y a-t-il assez de place entre ce champ magnétique et l'écorce terrestre pour tous ces corps rêvant de s’envoler ? Combien sommes-nous sous ce parapluie magnétique à sonder, à supputer ce qui pourrait vivre au-dessus de la toiture macromoléculaire ?

La pensée tire au loin, toujours plus loin…

 

Pendant tout ce temps, le voyageur n’est resté qu’assis. La pierre glace son arrière-train. Sa peau a tout entrepris pour préserver son système humain du froid. Son système n’a pas cessé de fonctionner durant que ses pensées s'envolaient. Il n'a pas arrêté de faire battre son cœur. Mais il a doucement ralenti le rythme, régulé les flux, débranché certaines perceptions souffrantes. Ses orteils impatients tout à l’heure sont en train de lui hurler de se réveiller : « Bouge-nous ! Remue-nous ! ».

 

« Choisis le mouvement. Choisis la vie. La vie est mouvement. »

 

Lors, le voyageur se lève, frictionne ses fesses, ses membres endoloris. Il entreprend un pas, puis un autre. Son corps épuisé s'étire.

Le voyageur s'interroge : "Par où faut-il aller maintenant ?"

 

« Peu importe, râlent ses pieds, mais avance, qu’on se dégourdisse ! »

 

« Est-ce que je dois suivre l’étoile ? »

 

« On s’en fiche, tu peux aussi lui tourner le dos. C’est ta liberté. La nôtre dépend de ta décision. »

 

Il dessine une moue. Jamais il n’avait réfléchi à cette notion : « je donne à mon corps l’impulsion tandis que pulsent en moi des flux dont je ne soupçonne pas même l’œuvre essentielle. Le flux est un courant, un fleuve intérieur dont je ne sais rien ! Durant toutes ces années, mon corps a œuvré pour me permettre d’expérimenter et je m’en suis si peu soucié, si occupé que j’étais par l’Ailleurs, le plus lointain, l’inatteignable étoile ! » 

 

« Choisis le mouvement »... Comme pour mieux entendre, voir, toucher, respirer, goûter.

 

« Il y a au moins cinq sens pour préhender le monde… Cela ne m’a jamais égaré. Jamais ne n’ai pris peur devant leur direction. C’est à travers eux que j’ai vécu la perception de mon environnement, pris connaissance des dimensions de chaque chose. Telles les fines moustaches d’un chat qui envoient leurs signaux. Telles les antennes des insectes qui orientent leur trajectoire. Mes pieds ont connu la chaleur brûlante du sable, l’épaisseur chaleureuse d’un tapis, le glissement de l’eau fraîche ou ardente. Ils ont caressé des jambes (il se sent émoustillé par cette troublante expérience !). Ils ont cajolé, ainsi que mes doigts, le dos chaud et doux d’un chien au repos près de moi. Ils ont trépigné quand l’engouement débordait dans mon cœur devant un spectacle envoûtant. Ils m’ont fait découvrir la différence entre la rugosité d’une dalle de pierres et le chatouillis de l’herbe rase. Ils ont flotté, ont baigné en s’attardant dans les flots sauvages d’une rivière vive. Et ces mains... Elles ont tant connu !

Mes yeux ont tant photographié. Sans cesse des millions d’instantanés du moindre signe de vie partout autour...

 

Un interminable inventaire se déroule tel un papyrus. Le toucher de l’aveugle qu’il était lui livre enfin le message codé de l’existence !

 

« Qu’y a-t-il de différent entre la sève d’un arbre et le flux tourbillonnant silencieusement dans nos veines ? L’énergie silencieuse, insoupçonnable, ne dort jamais vraiment. Entends-tu l’ivresse au creux de tes oreilles murmurer son écoulement ? Porte tes écoutilles au coquillage et tu trouveras l’écho de tes propres flux ! Toutes les odeurs du monde, si diverses, si multiples, témoignant de l’activité de la faune, de la flore, du monde minéral, végétal, animal, humain…

Goûte le bonheur qui découle de telles sensations ! La sensualité n’est pas que l’attrait physique d’un amant ou d’une amante ! Elle réside en chaque cellule de ton corps désireux de tester, expérimenter, peaufiner, fabriquer, créer, vibrer … 

« Choisis le mouvement car tu appartiens à la vie. Et par tes actions, prends acte de ce qu’est une vie ! »

 

* « choisis le mouvement ! »  *        

 

(( *_* ))                ;-)

 

                               

 

 

 

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 18:49

Chers Amis,

 

en cette période de rebond professionnel qui me mobilise, une sympathique surprise vient de m'être faite.

Je vous invite à la découvrir en  écoutant la version audio qu'a créé SAGINE (site "De mes yeux à vos oreilles") au sujet de mon texte "Le plus impartait c'est toujours la fin" publié le 08/06/2011.

 

Il me semble, à l'écouter, que tout à coup - de l'écrit à l'audition au travers de cette voix très agréable - le contenu se voit attribuer un nouvel éclairage. Il est émouvant pour moi ce soir de réaliser à quel point l'on peut s'investir dans un petit bout de texte. Quand celui-ci rencontre un regard qui s'approprie pleinement le contenu pour restituer son approche sensible, l'auteur en moi frémit songeusement.

 

J'ai remarquée SAGINE sur la toile il y a de cela déjà quelques mois. J'avais d'ailleurs porté son site en lien dans mes "favoris".Sa démarche est toute originale. Elle redonne une place d'honneur à la lecture à voix haute tout en mettant en valeur les mots. Elle forme à sa manière un nouveau cercle de lecture.

 

Je tiens donc à lui présenter ici mes remerciements très sincères et ma profonde gratitude d'avoir spontanément proposé cet enregistrement. Nul doute que l'amour des mots nous a guidé l'une et l'autre vers nos sites respectifs.

 

Les fins lecteurs qui fréquentent mon blog seront à coup sûr, après visite de son espace, aussi charmés que moi.

Je pense aussi à toutes les personnes qui ne peuvent plus lire parce que leur vue a trop baissé (et comme je suis moi même aveugle d'un oeil depuis ma naissance je pourrais bien un jour ne plus y voir assez pour dévorer du regard tous ces livres que j'aime à découvrir). Une démarche comme celle de SAGINE permet alors à ces personnes d'avoir accès à des écrits.

C'est donc avec encouragement que je vous passe le relais pour faire connaître à votre tour son travail.

 

Quant à moi, j'ai rédigé deux pages ce week-end, mais n'ai pas eu la possibilité encore de retranscrire ces lignes manuscrites. D'autre part, elles méritent encore d'être affinées. Elles sont le fruit d'une réflexion personnelle devant la situation de ceux qui un jour se voient obligés par la force des événements de s'arrêter dans leur cheminement, de se "pauser" pour se poser les justes questions.

 

A tout bientôt de vous retrouver !

 

Prenez soin de vous !

 

 

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Published by Marianne - dans entremotsetvous
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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 15:47
Chers amis bloggeurs,
 
"Entre mots et vous", vous l'avez constaté, est actuellement en pause. Les choses vont très vite depuis le 19 janvier dernier, date de ma prise de fonction, entrecoupée d'un épisode de grippe sur un week-end et d'une fête familiale pour le cinquantenaire de l'homme cher à mon coeur, etc..
 
J'ai débuté un nouvel emploi qui occasionne pour moi un nouveau défi autant qu'un investissement personnel conséquent, sans parler d'un nouvel équilibre à instaurer à plusieurs niveaux. 
 
Soyez donc rassurés : oui, je vais bien !
 
Côté écriture, c'est donc le calme plat, faute de disponibilité physique et intérieure.
 
Je viens vous lire, certes de manière plus éparse, avec la volonté de me maintenir en lien avec vos cheminements, souvent sans laisser de commentaire, et surtout je ne vous oublie pas !
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Published by Marianne - dans fragments de vie
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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 21:54

 

Ne pas se laisser aller à la morosité ambiante devient actuellement un véritable combat. Avez-vous entendu notre Président nous prédire en devin de l'économie une année de tous les dangers ? 

 

Voilà des années que nous offrons à nos enfants la perspective des effondrements, des désordres, des crises, du chômage, du contrôle de leur choix, d'un manque de perspectives et d'idéaux.

 

A présent, c'en est assez ! Je m'indigne, au nom de nos enfants auxquels nous n'offront plus rien que la noirceur et la critique de leurs actions, en décriant leur manque d'engagement qui ne peut qu'être puisque nous rognons leurs ailes avant même qu'elles ne puissent tenter de se déployer.

 

Il faut bien que quelques-uns finissent par se lever pour oser dire ce que nos enfants finiront par nous reprocher un jour : nous les sacrifions actuellement !

 

Il n'est pas dans mes habitudes de piquer un coup de gueule mais non, je ne peux accepter qu'un langage de peur nous soit prôné en guise de voeux pour une année que l'on nous prédit par ailleurs être celle de l'alignement, la dernière avant l'apocalypse !

 

Que l'on se penche sur l'histoire de notre monde et que l'on se demande avec bon sens s'il n'a jamais eu les moyens ou la créativité pour trouver des solutions, pour innover, pour améliorer, pour tourner et pour nous porter tout en tournant !

 

Ce langage d'angoisse qui nous est asséné de minutes en minutes par tous les médias qui ne relèvent plus que la laideur, la mort, les guerres, les noirceurs de ce monde, ce langage est en train de nous anéantir moralement. La France championne de la déprime !

 

Faut-il que de soit une chômeuse de longue durée - n'en finissant plus d'espérer un nouvel emploi quand son âge devrait pourtant la placer en posture de transmission de son savoir-faire, au point de se retrouver aujourd'hui presque lasse de postuler spontanément tant le manque de réponse des entreprises et pire de politesse  (dont le dernier émane d'un cabinet dit de consultants en ressources humaines, ceux-là mêmes qui se présentent comme conseilleurs !) est aujourd'hui devenue une attitude commune - faut-il disais-je qu'une sénior (ou une vieille selon les langages adoptés !) rappelle que nos enfants ont un avenir ?

 

Sommes-nous encore crédibles pour eux ? Sommes-nous encore pour eux un exemple à suivre ? Je commence à me sentir honteuse devant eux et plus guère justifiée de leur donner le moindre conseil puisque ceux qui nous gouvernent ne nous défendent plus et vilipendent notre avenir et par la même celui de nos enfants.

 

Récemment, je lisais le livre d'Eric Albert et d'Alain Braconnier "Tout est dans la tête" (éditions Odile Jacob). Ces deux psychiatres estiment que nous sommes aujourd'hui des hommes nomades. Nomades dans nos habitats, nos familles (souvent recomposées), nomades dans notre vie professionnelle (alternant entreprises, postes, non-activités tous azimuths), nomades dans notre vie quotidienne. "La perte de nos points d'ancrage a généré des pertes d'idéologies, qui elles-mêmes ont perdu toute crédibilité au bénéfice d'un choix de réalisme. D'une manière générale, c'est le désaveu de l'idéologie politique, la fin des appartenances religieuses, la transgression de la morale, l'effacement des références morales communes au profit de l'individualisme, et la charité qui s'appelle désormais solidarité devient surtout l'occasion de messes médiatiques aux quêtes profuses... Notre identité même en devient volatile". "Dans ces conditions, comment être confiant dans le futur si, en plus de l'imprévisibilité croissante des événements, le statut de chacun devient flou ? L'empire de l'éphémère dissout la certitude de soi-même. Et ces deux auteurs de nous interpeller : "il est incontestable que la stabilité sociale et culturelle contribuait auparavant à asseoir et à structurer l'identité de chacun. Celle-ci dépend d'une histoire, d'une filiation, d'un lieu géographique et d'une activité. Or, ce sont précisémment tous ces critères constitutifs de l'individu qu'une souplesse nouvelle et une volonté de liberté accrue ont rendus mobiles... Cette instabilité générale est peut-être la clé même de la "condition post-moderne". "

 

Je vous donne à tous à méditer ces paroles puisque de grands débats vont prochainement s'ouvrir sur la scène politique. Lequel, parmi nos candidats, s'est seulement accordé le temps de réfléchir à ce cadre d'existence inné que n'ont pas connu nos prédécesseurs ? En tant que nomades, qui désiront la liberté individuelle et qui présentons nos voeux de bonheur autour de nous et pour tous, il nous faudra réfléchir à ce nouveau statut de l'être moderne et nourrir nos réflexions sur le mouvement perpétuel et de la mouvance constante des choses.

 

Que votre année 2012 ne soit non pas celle de tous les dangers car cette idée m'est insupportable, mais plutôt celle de nos responsabilités sur tous les plans afin que demeure une place pour la beauté en ce monde éphémère, pour l'espoir et pour la créativité !

 

 

 

 

 

 

 

 

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