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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 21:16
     MARCHE DE NOEL 2009 de STRASBOURG

  Poursuivons ensemble l'émerveillement de nos âmes d'enfant.
  En traversant les rues de Strasbourg pour me rendre au travail, ou lors de mes pauses déjeuner, j'ai pensé à vous, chers amis blogueurs. Pour tous ceux d'entre vous qui ne peuvent se rendre ici, voici de nouvelles images que je vous offre en partage.

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 17:08
    

 
Dans ma bibliothèque personnelle, depuis plusieurs mois, trône, ostentatoirement debout face à moi, ce livre de VOUTCH.
"Le doute est partout"....

C'est pour ne pas oublier d'y céder quelquefois que ce titre incitatif reste sous mes yeux. C'est aussi pour que je me souvienne de ces doutes qui ont pu m'empoisonner la vie au demeurant, mais dont la résolution finalement heureuse, m'aura conduit vers une progression.

Et puis, ce livre est aussi un souvenir. Cadeau d'amies libraires qui m'adressaient par ce biais leur clin d'oeil bien à elles.

Comme la plupart des gens, longtemps j'ai mal considéré le doute.

Le doute, est-ce une manie, une attitude philosophique, une faiblesse humaine ?

Du temps a passé et j'ai fait l'expérience de nombreux doutes.

Je dis, aujourd'hui, que le doute tient un rôle bien utile. Je ne dis pas qu'il doit être partout néanmoins !

Loin des certitudes dont il nous éloigne en annihilant nos habitudes - mauvaises, reposantes, stagnantes - le doute est l'élément déclencheur de la créativité !

Il nous arrache à notre paresse, à la rassurance qui engonce nos vies.

Dès lors que le le doute se met en marche, il nous accule jusque dans nos ultimes retranchements, ces lieux de nous où nous nous réfugions peu à peu - réflexe primitif et premier d'auto-protection, d'auto-bercement - et nous oblige, ainsi à trouver le moyen de changer les choses.

L'homme choisit souvent l'inactivité mentale par confort.
Le doute est un dérangeur de conscience. Il nous tire de notre prostration et de l'immobilisme. Bien qu'il nous place dans l'inconfort, parfois la douleur, voire la peur, son rôle majeur est de nous inciter à progresser, à penser, à reconstruire, à nous renouveler, à inventer, anticiper, expérimenter...

En suscitant d'abord l'incohérence en nous, le doute déstructure ce qui est établi pour faire de nous des bâtisseurs au sein de l'humanité.

Doutez donc...

"Doutez de tout, et surtout de ce que je vais vous dire" (Bouddha).

"Le philosophe fait bien son travail s'il parvient à faire naître de véritables doutes" (Morris Raphael Cohen, Voyage d'un rêveur)

"Le doute est le commencement de la sagesse" (Aristote,Ethique à Eudèmes)

"La pensée naît du doute" (Laurent Genefort, Rézo)


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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 21:03

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 18:22
  


 J - 1 hier avant l'ouverture du marché de Noël de Strasbourg.
J'ai pris plusieurs photos pour vous.

lLe marché de Noël de Strasbourg, une tradition qui se perpétue depuis 1570 dans notre ville.

Ils s'affairaient tôt le matin, pour créer l'ambiance et réactiver chez le citadin pressé par son quotidien, l'esprit de Noël. On objectera qu'il serait bien plus judicieux que cet esprit soit vivant tout au long de l'année. Chacun de nous tous y participe à sa manière chaque jour, au fond,  et certains soirs de retrouvailles en sont les signes les plus remarquables.

J'aime voir s'ébahir les yeux des touristes attirés par la réputation de la tradition alsacienne qui rayonne de plus en plus jusque dans les plus profonds villages de ma région. Quelque chose est là qui n'existe que pour mieux nous faire réfléchir au sens de nos relations, de nos choix, de nos vies.

Que soient donc remerciés, ceux qui oeuvrent pour nous y faire entrer.
Je ne parle pas seulement des marchands, mais aussi de ces nombreux ouvriers travaillant dans l'ombre pour rendre accueillante notre cité : illuminateurs, balayeurs, femmes de ménage, etc. 
J'en ai vu  de ceux-là, hier matin, qui astiquait une cabine téléphonique avec une telle application que que je m'en sentais touchée pour ces visiteurs qui ne remarqueront pas même la discrète touche d'amour déposée ici.

Il est juste de saluer ces personnes qui participent elles aussi à la réussite de la joie communicative qui se démultipliera au fil des jours prochains.

Je vous prendrai la main, si vous le voulez bien, dans les prochains jours pour flâner dans ma ville que j'aime car elle reste à la dimension des hommes, dans son enceinte de rivières, et son grès rose
.




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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 21:22



 "Ta vie, mon frère, est une demeure solitaire isolée de celles des autres hommes. Une maison à l'intérieur de laquelle le regard de nul voisin ne peut pénétrer. Si elle était plongée dans l'obscurité, la lampe de ton voisin ne pourrait l'éclairer. Si elle était dépourvue de toutes provisions, les réserves de ton voisin ne pourraient la remplir. Si elle se trouvait dans un désert, tu ne pourrais pas la déplacer dans les jardins d'autres hommes, labourés et plantés par d'autres mains. Si elle se dressait en haut d'une montagne, tu ne pourrais pas la faire descendre dans la vallée que foulent les pieds d'autres hommes.

La vie de ton esprit, mon frère, est englobée de solitude, et sans cette solitude et cet isolement, tu ne serais point ce que tu es, pas plus que je ne serais ce que je suis. Sans cette solitude et cet isolement, j'en arriverais à croire en entendant ta voix que c'est ma voix qui parle, ou en voyant ton visage que c'est moi qui me regarde dans un miroir..."

"La Nature vient vers nous avec des bras accueillants et nous invite à apprécier sa beauté ; mais nous redoutons son silence et nous précipitons vers les villes encombrées pour nous entasser là comme des moutons fuyant un loup féroce..."


Khalil GIBRAN
La voix de l'éternelle sagesse
(collection LIBRIO)



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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 22:44

                  Apprendre à écrire …


 

 Quand donc  ai-je vraiment commencé ? De quelle manière ?

 Etait-ce à l’école, en traçant pour la première fois mon prénom ?
 En dessinant ce M  majuscule qui me fit saisir la grandeur de certaines écritures ?
 Ou plutôt en lisant ces romans dont le titre conserve l'empreinte depuis toujours dans ma mémoire :

-  La case de l’oncle Tom  de Harriet Beecher Stowe

-  Quentin Durward   de Sir Walter Scott

-  Les Misérables de Victor Hugo,

- Les Quatre filles du Docteur March de Louisa May Alcott

- Qu'elle était verte ma vallée de Richard Llewellyn

-  Michel Strogoff, La Jangada, Voyage au centre de la terre, Vingt mille lieues sous les  mers,... de Jules Verne ?

Tous ces livres représentent , savez-vous, des cadeaux de Noël ou d’anniversaire.
Ils me furent offerts par ma marraine ainsi que par mes parents.
Ma famille m’a-t-elle indirectement envoyé un message sous-jacent ?
Leurs cadeaux ont-ils fait surgir ou orienté mes aspirations ?

 

Je me souviens d’un déclic cependant.
J’avais 11 ans. Au collège, un devoir scolaire à la suite de la lecture d’un poème étudié en cours.  Notre professeur de français, Mme RINCK, nous avait demandé d’écrire à notre tour un poème dont le thème serait  « La mer ». 
Je connaissais déjà la chanson de Charles TRENET et point n’était question de paraphraser un tel succès.  Néanmoins, je sentais que cette chanson pouvait m’imprégner suffisamment pour m’inspirer mes mots.


Ce poème n’est plus en ma possession aujourd’hui. Il s'agissait d'un "devoir" et comme tel il a valsé à la poubelle dès la rentrée scolaire suivante ! Toutefois, la note décrochée et les compliments du professeur me firent comprendre quelque chose d’important : j’étais capable d’écrire moi aussi !

Non pas en alignant des lignes manuscrites avec application, mais écrire en se faisant assembleur de mots, d’images, d'histoires, et inventeur de musicalité. J’avais vécu pour la première fois que j’étais capable de toucher la sensibilité intérieure d’une personne à travers ce geste intime d’écriture. L’écriture avait donc quelque chose à voir avec l’offrande !

 

Autre chose importante.  Une confidence.  Quelque chose que je n’ai raconté qu’à  de rares amis.


C’était un dimanche. Mes parents, mes frère et sœur et moi, regardions ensemble en famille les programmes de Jacques MARTIN.  Pas un temps à se promener dehors. Mes pensées s’évadaient régulièrement par la fenêtre du 6e étage de l’immeuble de la cité où nous habitions. Le ciel tout en nuage était tourmenté, jaunâtre, menaçant.  Un ciel de grêle.  Je contemplais pourtant ce tableau sereinement, en rêvassant. Je songeais à mon avenir. C’est alors que surgit LA certitude ! Ce n’était pas une voix, ce n’était pas une parole, mais comme un impératif : « tu seras écrivain ».  J’en fus saisie ! D’où m’étaient parvenues ces paroles ?  Une immense joie intérieure me submergea  aussitôt, comme si concomitamment à  ces trois mots une radiation se propageait en moi !


C’est un épisode intime que la crainte du ridicule me fit taire durant des années.
C’est pourtant un élément absolument déterminant de mon parcours personnel.  Aujourd’hui encore, ils résonnent en moi chaque fois que je rejette ma valeur littéraire. Ces trois mots me transmettent la force de persévérer, de retrouver la ferveur, quand je trouve insuffisant le niveau qualitatif que je me fixe d’atteindre avant d’oser (oui, enfin oser !) soumettre mes écrits à une éditrice ou à un éditeur.

 
J’écrivais, déjà lorsque j’étais fillette - mais seulement par bribes -un journal. Il était mon confident. Je l’ai détruit.  Je le déplore aujourd’hui. Il contenait des bouts de mon enfance.  

Ecrire ma vie ne m'apparaissait pas être un travail littéraire. Je sais aujourd’hui que c’était une fausse idée. C’est ici que l’on aurait trouvé la plus grande sincérité, sans effet de style, sans recherche de sonorités. C’est ici que l’on aurait trouvé l’essence profonde des sentiments et pensées de mon enfance.


J’ai caressé longtemps  ce désir de DEVENIR écrivain.
A cause de ce futur si impératif : tu SERAS écrivain.
Cela signifiait pour moi que je ne l’étais pas encore et qu’il fallait d’abord me former afin d’ETRE un jour. Puis sont venus les conditionnels que je me suis imposée : tu seras écrivain PEUT ETRE.


J’ai forgé un futur en écrivant de tout sans jamais oublier le ton de l’impératif si puissant né dans mon enfance.


Puis j’ai rencontré il y a 5 ans une personne qui m'est unique et qui m'a beaucoup appris. 
Pour la première fois de ma vie, quand elle s'est adressée à moi, cette personne a employé un présent devant mes écrits : elle ne disait pas TU SERAS. Elle disait : « tu ES une écrivaine ».

Cela a fait toute la différence…  

Si vous me lisez aujourd’hui sur ce blog, c’est parce qu’elle ne s’est pas contentée de m’écouter parler de mon rêve. Elle m’a traité, elle m'a parlé, elle m'a fait travailler... comme une écrivaine. 

 
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 « Traitez les gens comme s’ils étaient ce qu’ils devraient être,
    et vous les aiderez ainsi à devenir ce qu’ils peuvent être ».
 
                                                                             (J.W. GOETHE)



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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 20:59
   


 "Les nuits sont faites pour qu'on puisse rejouer les choses"
(Madeleine CHAPSAL)


"Mais rien de cette nature n'est définitivement acquis.
Comme une eau, le monde nous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs.
Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement est peut-être notre moteur le plus sûr"
(Nicolas BOUVIER)


"Ta pensée est une étincelle miraculeuse.
Tout ce que tu peux imaginer, tu peux l'obtenir, le créer, le rendre vrai
."
(Olivier LOCKERT * "Core Garn")


"La grande force est le désir"
(Guillaume APOLLINAIRE)



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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 21:26
 


«  Plus de place que dans le silence...  »

Le silence qui enfle et creuse le vide

Le silence qui repousse. Loin. Aux confins. Toujours plus loin.

Loin, jusqu’à se rendre inatteignable.

Là, les heures passent. Les journées passent.

Et les années passent.

Puis c’est au tour de la vie, de passer.

Et puis à la fin, vient l’heure de trépasser.

Et l’autre reste là dans le désarroi de son propre silence.

Il sent son cœur crever.

Il reste là avec ses regrets

De n’avoir pas avant… crevé l’abcès.

Et c’est alors, alors seulement que l’autre se sent si proche.

Mais c’est encore le silence.

Le silence de l’invisible.

Le silence définitif à la longue tourne au nuisible.

Alors il ne lui reste que la nuit.

La nuit  pour pleurer. En silence.

La nuit. Pour pleurer de l’absence.

Le silence n’est pas d’or.

Non, le silence, le silence nous place au-dehors.

Quand vous ouvrez la porte au silence,

C’est l’Autre que vous mettez dehors.




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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 21:20
  



 
 Sauras-tu ? Sauras-tu, toi, faire face à l'incontournable besoin de solitude de l'écrivain, incapable de créer sans un entier et épais silence ?
C'est un paradoxe que de décrire ce qui vit et bouge en s'enfonçant passivement sur son siège ! Se laisser glisser dans des lieux inconnus où tout est encore entièrement suspendu, en attente d'une alchimie-symbiose entre le néant et l'inconscient. Place entière et égoïste aux altérations et divagations de l'âme ! Perte de la notion du temps pour entrer dans une autre dimension, intemporelle.
 
Sur ce phénomène, sais-tu,  l'écrivain n'a aucun, aucun contrôle. Sinon le pouvoir de céder à la distraction extérieure (parfois manière de refuser de laisser venir à lui).

Le déclic s'opère sans prévenir. Et voici l'urgence ! Celle d'écrire. D'écrire et de décrire. Au plus vite. Au plus loin. Au plus juste. Au mépris même de ses croyances, de ses idées, de ses valeurs, quelquefois.

Sauras-tu ? Sauras-tu comprendre ces fuites brutales ? Ces pulsions vers un monde invisible.

Toi, n'iras-tu pas un jour me dire ta lassitude de n'être jamais là ? 
Celle de ne jamais savoir qui est vraiment l'être qui vit près de toi.
N'iras-tu pas me dire un jour que, non, ce qui est écrit dans les livres n'est et ne saura jamais être la VRAIE vie ? 

Toi, à quoi passeras-tu ta vie pendant que je n'aurais pas d'yeux pour toi ? Comment passeras-tu ces heures infinies où nous ne serons pas hors d'un livre ? Comment passeras-tu celles où nous serons... en plein livre.

D'un livre à l'autre, sais-tu que je ne serai jamais celui que tu as connu au dernier ? Parce qu'écrire vous transforme à tout instant.

Vois-tu, ce sont toutes ces choses, par exemple, qui retiennent la main d'un écrivain. 

Comprends-tu doucement que l'écrivain a tout à perdre ? Oui, tout à perdre... Avant tout... à se perdre lui-même.

Je pourrais, pour toi, abandonner, renoncer à cette drôle de solitude.
Mais je me reprocherai sûrement alors de ne pas devenir.

Parce qu'écrire vous grandit à tout instant. 




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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 12:26
   
 Il a lu trois mots déposés en commentaires par moi un soir sur son blog.
 Il en a fait ceci... et me l'a offert.
Le lendemain, dans ma boîte débordante de mails,
une pépite au milieu des ordures commerciales.
Il est ainsi Liedich, que je vous invite à mieux connaître en allant d'ici à chez
Lui


*****
Merci à toi, Liedich, Troubadour,
au grand coeur...
pour ce merveilleux texte illustrant avec originalité
mes 20 ans de mariage.

*****


« A ton bras mon vieux prince »,  je vais joindre ma vieillesse,

Et nous allons trembler de toute notre ainesse,

Puis nous nous souviendrons nos rides l’une contre l’autre,

Quand des folles chevauchées nous nous voulions apôtre.

 

Les glacis de la nuit monteront brume blanche,

Quand nos peaux tavelées qui  juste ornent notre hanche

Brûleront du dernier et plus fou des émois,

Quand du statut de Prince tu me seras un Roi.

 

Alors, en mille souffles et la  voie éraillée,

Je t’offrirai le sang de ma joie de l’aimée

Et mes yeux se perdront en nos cieux de l’hier.

 

Toi,  armoiries rouillées, d’un bien fier grincement,

Tu m’ouvriras les porters de notre firmament,

Au nom de notre hymen aux rimes de naguère.

 

 

Liedich le dix septième d’octobre 2009 ev







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