L'auteure


Femme Essentielle (extrait)  - Marianne WENDLING / Bernard MARZULL, interprétée par Agnès VILLANI (candidate Nouvelle Star 2008) (blog : http://agnesvillani.unblog.fr et http://www.myspace.com/agnesvillani  )

Si tu ne sais plus m'aimer - Marianne WENDLING /Bernard MARZULLO, interprétée par Diane MINASSIAN, ex candidate Nouvelle Star 2003) (http://www.myspace.com/dianeminassian)

Pas que du Noir (Marianne WENDLING / Bernard MARZULLO) interprétée par Ludovic SCHULLER (artiste-amateur)

En France...


Née en 1962, de souche familiale franco-slave, je vis en Alsace, région voisine de l’Allemagne, dans l’Est de la France.

Développant ma passion des mots et des sons, je fais de l’écriture mon chemin de vie. 

À 11 ans, je compose mon tout premier poème. Dès mon adolescence, je participe à plusieurs concours de poésie. L’un de mes poèmes (Le Comédien) - récité par Noelie CALMON & Pascal MONGE - fera l’objet d’un enregistrement dans l’Anthologie du Disque de Poésie en 1980. Trois ans plus tard, je remporte le Premier Prix de Poésie lors de l’exposition regroupant les oeuvres des jeunes talents de ma ville. 

 

L’existence fait de moi, un an après mon mariage, l’heureuse maman de jumeaux (1 fille et 1 garçon, le choix du roi !!), nés prématurément après une grossesse sous haute surveillance et une hospitalisation de près de 2 mois. Dès l’arrivée à la maison de mes bébés à 3 semaines d’intervalle l’un de l’autre, la vie prend désormais une autre tournure et c’est au rythme des biberons et d’un manque de sommeil charmant que nous vivons, mon mari et moi !

 

Néanmoins, sans me couper de l’écriture, je m’inscris à un cours par correspondance en vue de suivre une formation de romancière qui monopolise le peu de temps libre que je parviens à me dégager.

 

L’investissement personnel mais aussi financier requis par ces cours devenant trop important, et venant s’ajouter à celui exigé par mon rôle de maman, mais encore par mon métier à plein temps dans une entreprise en pleine mutation, à contre-c,,ur, je jette l’éponge au trois-quarts de ma formation de romancière.

 

Je poursuis dans l’écriture, mais choisis de revenir à une forme courte toujours dans un souci de disponibilité pour mes enfants. Je démarre ainsi dans l’écriture de textes de chansons et contacte ultérieurement compositeurs, artistes-débutants, etc…

 

Professionnellement, je dois faire l’expérience du chômage alors même que je rentre d’un séjour au Québec où je viens de rencontrer Lise BISSON (ADN du Showbizz), gérante d’artistes de la relève laquelle, après avoir pris connaissance de plusieurs de mes textes de chanson, me conduit vers deux producteurs, tout en m’encourageant à écrire dans un format plus long qui me permettrait de m’exprimer librement dans cet amour des mots qui me tient à coeur depuis toujours. 

 

Lorgnant du côté de la Littérature, tout en poursuivant l’écriture de chansons et de poésie, je m'élance un après-midi de bain de soleil sur ma terrasse dans la rédaction de ma première pièce de théâtre. Suivront plusieurs nouvelles.

 

Pour me mettre en conformité avec mes aspirations personnelles, alors que je retrouve sur le marché de l’emploi, je décroche un stage dans une toute nouvelle petite librairie de quartier qui vient d'ouvrir tout près de chez moi, avant d’être embauchée à durée déterminée dans une grande librairie indépendante strasbourgeoise. Là,tout en me mettant à l'écoute d’un public de lecteurs, j’étudie les circuits de l'édition, découvre de nouveaux auteurs, rencontre quelques auteurs, assiste à une rentrée littéraire, alimente mon blog au fil de mes plus nombreuses lectures.

Riche de cette belle expérience, je travaille régulièrement au perfectionnement de mon écriture, confiante que ma persévérance, l’entraînement, mon parcours, alliés à mes rencontres, sont autant de lumières pour avancer sur la route de mes rêves.

 ----

Visible aussi sur My Space :
http://www.myspace.com/marianne_w

 

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     Création : Le Jardin de Sissi (Fleur de Lotus)
(http://blogsissipaillette.over-blog.com/)

 

   

 

Lundi 14 juillet 2008




Un temps couvert sur mon coquet village alsacien en ce 14 juillet.

Je m'approche de vous, que j'ai un peu délaissés ces dernières semaines, un peu sous l'appel de priorités incontournables, un peu par besoin de repli, un peu en raison de la chaleur estivale, un peu en raison de mes obligations familiales (juin, le mois des examens pour mes jumeaux !).

Que deviens-je, me demandent certains, de ce fait ?

J'ai achevé depuis mi février mon parcours de plusieurs mois au sein de la Librairie Broglie de Strasbourg en CDD.
J'ai dit "au revoir" ces jours derniers à Natacha de la Librairie Caractères de Hoenheim qui quitte l'Alsace pour de nouveaux projets et qui m'avait, la première, donné ma chance en librairie en m'acceptant dans la sienne en 2007 pour y effectuer un stage (en plus de m'y laisser libre expression au cours de journées comme le Printemps des Poètes). - Bon vent Natacha et que ce qui se prépare pour toi t'apporte mille bonheurs ainsi qu'à ta famille ! -
A travers ces deux expériences, j'ai eu la chance, au quotidien, de côtoyer des libraires passionné(e)s, d'observer les attentes d'un lectorat, d'échanger avec des bibliothécaires ou gestionnaire de médiathèques, de comprendre les circuits d'édition et de distribution du livre, de rencontrer et découvrir des auteurs, de satisfaire mon insatiable curiosité littéraire, etc...

Puis vint un creux de vague jusqu'en mai.
J'espérais un poste particulier dans un cabinet de ressources humains, qui devait se concrétiser en ce joli mois ;  or, le projet initié n'a pu aboutir. Moment de déception !

De là, avec mon vécu et mes expériences, vers où me rendre ? Sachant par ailleurs que l'échéance de fin de droits des Assedic à l'horizon d'octobre pesait lourdement dans la balance.
Parlant de balance, j'ai hélas compensé par les bonnes choses pour garder le moral... Résultat, c'est ma balance qui me fiche le cafard quand j'y pose le pied maintenant ! Ah c'est malin !

Après un coup de blues, j'ai recommencé mon parcours de demandeuse d'emploi.
Besoin de conseils en matière de lettres de motivation ? Demandez-moi !!! 
J'ai répondu aux annonces, contacté les agences d'intérim, parcouru les sites emploi, passé tests de toutes sortes et entretiens...

Au final, je viens d'obtenir un contrat de professionalisation démarrant le 18 août prochain à la Caisse d'Allocations Familiales du Bas-Rhin, qui sera l'opportunité de me former sur 18 mois (6 mois d'intégration + 12 de formation rémunérée) au métier de Technicien Conseil en Prestations Familiales en même temps que 9 autres personnes.

Ma vie va donc subir quelques réorganisations dans les prochains temps.

J'attends sereinement ce jour, avec néanmoins l'appréhension d'une lycéenne qui reprendra le chemin des études à la rentrée. J'ai juste quelques années de plus (qui ont bien failli être quelques années de trop pour l'un ou l'autre recruteur rencontré, mais je ne suis pas rancunière ! )...

Si je suis soulagée d'avoir trouvé à rebondir professionnellement, c'est tout de même un peu le déchirement de devoir lâcher mon temps précieux d'écriture dont je jouissais depuis quelques semaines. Comme tant d'autres qui s'adonnent à cette passion solitaire, chronophage certes, mais si indubitablement enrichissante !
Mais cela me tenant au corps depuis des années, je parviendrai sûrement à me caler un espace pour poursuivre ma route littéraire.

Sans vacances depuis trois ans, soulagée de ne plus subir la pression du "comment rebondir ?", je mets donc les semaines qui me séparent de l'échéance à profit pour me reposer et m'adonner aux seules activités essentielles à la survie familiale et à mes loisirs préférés.

Côté lecture, mon défi actuel est une oeuvre que j'espérais lire depuis longtemps : Anna Karénine de TOLSTOI. Je suis avide d'en apprendre sur le plan de l'écriture de cet auteur majeur.La préface de Louis Pauwels ouvrant cette édition (folio classique n° 2660) a laissé entrevoir dans Tolstoï un homme plutôt impressionnant, au parcours peu commun, en proie à des doutes quant à une écriture que je trouve moi-même si riche et travaillée.

Côté écriture, je poursuis mon chemin intérieur... Pas loin certains jours des doutes de Tolstoï mais je n'irai pas pour autant jusqu'à songer au suicide comme lui, rassurez-vous !

Côté quotidien, depuis vendredi, je me bats pour et avec un ordinateur vélléitaire.... Windows XP lui suggère comme des rejets de mon entrée dans le disque dur...
Ma mission est donc de trouver un informaticien pour que je ne perde pas trop de fichiers !
Bien du plaisir !!!
Heureusement, un tout nouveau portable me permets de rester en contact avec vous.

A tous ceux qui préparent leurs vacances (ou y sont déjà, les chanceux), je souhaite une douce "vaquiétude" (j'ai trouvé ce nouveau terme non homologué dans le dictionnaire sur un blog il y a peu et l'ai trouvé très opportun, parlant, suggestif), et pour finir à chacun individuellement un très bel été.

Je vous embrasse !


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Mercredi 28 mai 2008



Récemment, j'ai fait l'acquisition du Dictionnaire des symboles chez Robert LAFFONT (collection BOUQUINS).

Durant mes instants de loisirs, je m'y plonge et c'est toujours une satisfaction d'en apprendre de cet ouvrage riche en informations.

L'unique arbre qui pousse dans mon jardin (trop étroit pour en contenir d'autres) est un Tamaris.

Au quotidien, il symbolise la croissance de nos jumeaux qui cette année fêteront leurs 18 ans car il fut planté l'année de leur naissance, mais il est aussi appelé chez moi  "l'arbre de l'écrivain" par ma famille, en référence à l'inspiration que j'y puise certains jours...

En parcourant aujourd'hui le Dictionnaire des symboles, je vous fais lecteurs avec moi de ce que vais apprendre de plus au sujet de "mon arbre"... :

"Le Tamaris est en Chine, parce qu'il ressemble au pin ou parce qu'il résiste aux intempéries, un symbole d'immortalité.

 [ en aparté, voici son allure en hiver ]

Le nom du Maître de la pluie  Tche'e-song tseu signifie tamaris, ou pin rouge. Il a aussi pour nom Chou-téi (vertu des arbres), cette vertu ou ce pouvoir étant sans doute propre à la résine, utilisée comme drogue de longévité.

On notera aussi que le tamaris semble avoir joué un rôle d'arbre central au pays de Canaan, car Abraham planta cet arbre à Bersabée avant d'invoquer Yahvée (Genèse 21,  33). Après avoir conclu l'alliance avec Abimêlek, Abracham planta un tamaris à Bersabée et y invoqua Yahvé, Dieu d'éternité.

Pour les Japonais, les paysages qui renferment cet arbre (Gyorin = tamaris) font penser à un tableau de l'école de la Chine du Sud. Les savants d'autrefois disaient qu'il annonçait la pluie et l'appelaient l'arbre divin, le magicien de la pluie. On le nomme encore l'Unique-aux-trois-Printemps, car il peut fleurir jusqu'à trois fois par an.

Il évoque la douceur de la solitude, les vastes étendues désertes, les grandes plaines chinoises où des civilisations se sont englouties sans qu'on s'en aperçoive, l'indifférence de l'éternité."


Respect "mon arbre", symbole de longévité... et qui comme au pays de Canaan, tient dans mon jardin la place centrale !

A cette époque, il en est à la fin de sa première floraison de l'année. Je lui prêterai toute attention pour vérifier s'il y en aura de suivantes.

Les jours de pluie, il ploie ses branches sous le poids de l'eau comme Cosette portant son seau lourd. Il semble n'aimer que la légèreté de l'air qui déclenche un bruissement aussi doux qu'un murmure entre ses rameaux qu'affectionnent particulièrement les mésanges et les moineaux. 

A lui seul, il est un spectacle toujours renouvelé berçant mes rêveries, donnant naissance à de nombreux écrits, prenant le rôle de compagnon durant mes heures de solitude et lors de chagrin ou difficultés passagères. Il a abrité nombre de mes lectures estivales, perçu nos conversations et rires familiaux ou amicaux, assisté aux barbecues-parties, porté les escalades de bambins (les miens plus jeunes ou ceux de nos visiteurs) etc.

C'est donc pour toutes ces raisons et celles que nous avons découvertes ensemble, un immense symbole chez nous.

Cet arbre, a sa place dans notre famille !

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Dimanche 13 avril 2008
Ce matin, j'ai trié plusieurs cartons de livres qui dormaient depuis de nombreuses années dans mon grenier. Je n'aime pas me défaire de mes livres. Ils sont comme des trésors, témoignent des préoccupations de nos vies et, à l'instar d'un refrain de chanson, il suffit de s'en emparer quelques années plus tard pour faire rejaillir une foule d'images...

J'avais 18 ans. Je préparais mon B.A.F.A. pour devenir animatrice de colonies de vacances. Vers la fin de mon stage, un soir, quelqu'un a sorti sa guitare. Une voix claire et toute douce s'est emparée de l'air que nous respirions, l'a fait vibrer sans rien forcer, s'est propagée jusque dans notre âme, et aux paroles de cette chanson, tous - filles et garçons - nous sommes restés muets :

"{Refrain:}
Je t'ai guetté, mon corps
Et tu as fait semblant
De retenir le sang
De mon île au trésor
Je t'ai guetté mon corps
Et sur le bout des doigts
J'ai compté les neuf mois
Qui mènent jusqu'au port

1.   Et j'ai laissé mes mains
Se promener sans fin
Au flanc de mes collines
Où la vie se dessine
Avec au bout du cœur
L'espoir d'une rondeur
Qui hésite à paraître
Et s'étonne de naître

2.   Et j'ai senti le lait
De mon jardin secret
Venir à pas de sève
Au devant de mon rêve
En bousculant mes seins
Dans leur vie de satin
Pour abriter la source
Au berceau de sa course

3.   Je t'ai pleuré, mon corps
Et le fruit s'est perdu
Quand mon ventre s'est tû
Dans sa petite mort
Je t'ai pleuré, mon corps
Mais, je retournerai
Dans le jardin secret
De mon île au trésor."
(extrait sur Starzik)

A travers la voix de Chantal, dans le profond silence respectueux, nous venions de découvrir MANNICK, de son vrai nom Marie-Annick RETIF (ex membre du groupe 'Les Collégiennes de la chanson").

Jusqu'à minuit, nous n'avons pas quitté la salle du Foyer qui nous accueillait.
Chantal dont je n'ai pas oublié l'immense gentillesse, nous a charmés.
Nous nous sommes perdues de vue, mais je me souviens encore de son papier à lettre lilas et blanc, de ses enveloppes qu'elle fabriquait elle-même.

Aujourd'hui, à l'occasion de ce rangement, est retombé entre mes mains cet ancien livre paru chez KARTHALA en 1981, contenant une interview de Mannick et plusieurs de ses textes. Ils sont toujours dans ma mémoire, eux aussi. J'en ai essayé certains à la guitare à mon tour (lamentablement !).

"Berceuse pour un enfant à naître"
"Je sens que tu es là, enveloppé de nuit,
J'écoute sous mes doigts mon ventre qui frémit.
Je ne sais pas encor' où cognera le fruit
Ni le cri de mon corps en m'arrachant ta vie.
   Reste au creux de moi, 
   Mon enfant, mon tout petit
   Reste au creux de moi,
   Le voyage n'est pas fini.
Je suis ton horizon, ta bouche et ta chaleur, 
Ma plus belle chanson c'est le pas de ton coeur.
Et quand revient le soir tu m'offres la douceur
De tes sursauts bavards et je t'apprends par coeur.
 
    Reste au creux de moi.....
Tu glisses à travers moi, jusqu'à l'orée du jour,
Où tu t'échapperas à force d'être lourd.
Tu es le prisonnier de mon toit de velours
et je ne peux manquer ton rendez-vous d'amour.
    Reste au creux de moi...."

"Je t'aime"
Je t'aime au-delà de ton passé
Au-delà de tes idées
De tes goûts solitaires
Je t'aime au-delà de tes passions
Au-delà de tes soupçons
Et de toutes nos guerres
Je t'aime jusqu'au bout de tes refus
Des mots que tu ne dis plus
Qu'une fois par semaine
Je t'aime jusqu'au bout de ton oubli
Comme hier ou aujourd'hui
Où tu n'es plus le même
Je t'aime avec toutes les questions
Que tu jettes sur ma vie
Comme un vent de tornade
Je t'aime avec le peu de frissons
Dont tu peuples mon ennui
L'espace d'une aubade
Je t'aime à la force de mon coeur
A la force de ma peur
Quand tes yeux me délaissent
Je t'aime à la force de mon corps
Sans barrière et sans remords
Dans mes puits de tendresse
Je t'aime au travers des ambitions
Que tu dresses comme un cri
Pour me barrer la route
Je t'aime au travers des illusions
Que tu m'offres chaque nuit
Pour apaiser mes doutes
Je t'aime au devant des interdits
Au devant des comédies
Où le monde nous traîne
Je t'aime au devant de chaque fois
Où tu promets d'être là
Pour me dire "je t'aime"

"Je viens du fond de mon enfance",
".Je viens du fond de mon enfance
Et c'est vrai qu'il m'a fallu beaucoup d'année
Pour rompre avec vous ce silence
Mais pour moi ce n'était pas du temps gâché

J'ai glané mes chansons dans les rues de ma vie
Je cherchais le bon ton et j'ai trouvé mon cri
J'ai pleuré mes chansons en marchant sous la pluie
De réponses en questions j'ai surtout désappris

Je viens du fond de mon enfance
Et c'est vrai qu'il m'a fallu beaucoup d'année
Pour rompre avec vous ce silence
Mais pour moi ce n'était pas du temps gâché

Je n'ai pas 18 ans mes yeux sont ce qu'ils sont
Mes cheveux dans le vent ne sont pas assez blonds
Mais j'ai forcé le temps à m'offrir la chanson
D'un visage d'enfant pour fleurir la maison

Je viens du fond de mon enfance
Et c'est vrai qu'il m'a fallu beaucoup d'année
Pour rompre avec vous ce silence
Mais pour moi ce n'était pas du temps gâché


"Je connais des bateaux"... (chanson sur le couple)
"...Je connais des bateaux qui oublient de partir
Ils ont peur de la mer à force de vieillir,
Et les vagues, jamais, ne les ont séparés,
Leur voyage est fini avant de commencer..."
(voir You tube : http://tw.youtube.com/watch?v=3MciHrzSknQ&feature=related)


On n'entendait pas ses chansons à la radio (mais remplissait des salles de 5.000 personnes). C'était l'époque des yés-yés. Mais ceux qui un jour, par hasard, ont pu aborder ses textes, pour certains féministes, pour d'autres engagés, comme moi, n'ont probablement pas oublié...

"Nous avons besoin que le regard de quelqu'un nous force à croire en nous... Afin de devenir ce que nous sommes..."
J'ai relevé dans son interview cette phrase. Mannick a rencontré Jo Akepsimas et Jo a permis à Mannick d'être.

Mannick n'a pas écrit que des "Paroles de femme". Elle a aussi rencontré les enfants. Avec Jo, durant de nombreuses années, elle a interprété des chants liturgiques mettant en avant "Les femmes de la Bible". Pris position contre la torture "Toi que l'on a brisé sur un lit de tortures, Toi dont le corps n'est plus qu'une immense blessure, Je veux être ton cri, je veux être ta voix, Pour les gens qui chez nous ne s'en souviennent pas".

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Jeudi 13 mars 2008
Jusqu'ici, j'ai gardé ma réserve en découvrant avec surprise tout récemment que l'une des jeunes artistes que je vous laissais entendre sur ce blog depuis des mois dans l'extrait "Femme Essentielle" ci-contre assistait au casting de la Nouvelle Star. 

24.000 candidats se sont présentés. A l'issue des premières éliminations, 140 candidats se retrouvèrent à Paris, dont Agnès VILLANI.

Pour celles et ceux d'entre vous qui auront suivi l'émission, il s'agit de la jeune femme de 32 ans accompagnée par son fils Benjamin -  lui-même remarqué en coulisses alors qu'il s'improvisait à 11 ans sur une chanson dans un anglais parfait aux côtés d'un autre candidat qui l'accompagnait à la guitare, et dont la ferveur et la fierté pour sa mère, tout comme l'évidente tendresse entre ces deux, n'auront pu que toucher le public. Les caméras ne s'y sont pas trompées du reste et leur ont réservé une part belle dans cette émission.

Agnès ce soir n'a hélas pas été sélectionnée. Quel désappointement !
Forte qu'elle était de son expérience (elle avait fini demi-finaliste dans l'émission de Pascal Sevran antérieurement à la Nouvelle Star) tant télévisée que de la pratique des scènes de sa région, elle disposait pourtant d'atouts intéressants.

Je dois vous confier que je n'ai pas eu l'occasion personnellement de la rencontrer puisque l'enregistrement de Femme Essentielle et d'une autre de nos chansons titrée Orpheline de ton regard s'était déroulé à Marseille, moi-même résidant sur Strasbourg. J'ai donc fait connaissance en même temps que le public de l'émission avec le visage de cette voix alto-mezzo qui ce soir, n'est pas parvenue à s'imposer, probablement desservie par l'émotion, la forte impression qu'aura dû lui laisser la candidate talentueuse qui la précédait, et un choix de chanson qui ne mettait guère en valeur ses talents.

Je tiens néanmoins ce soir à lui adreser un coup de chapeau pour sa sportivité. Agnès VILLANI quitte l'expérience en estimant que quoi qu'il en soit c'est "une avancée, une reconnaissance", se montrant davantage soucieuse de la réaction de son fils qui a cru en elle et en la magie de cette aventure que de sa propre déception.

C'est là une attitude exemplaire et positive, qui méritait d'être saluée.
Une personnalité humble, fair-play, avec une voix originale et peu commune. 

Elle est déjà comblée dans son rôle de maman. Il ne reste plus qu'à souhaiter que musicalement elle trouve sa juste voie et garde l'envie !


http://fr.youtube.com/watch?v=zs6GPWgOh8g

http://fr.youtube.com/watch?v=TxF9ChgIx_I&feature=related

http://fr.youtube.com/watch?v=fzKkQDPWXoM&feature=related
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Vendredi 25 janvier 2008

Inconscients, tous ces accros du portable ! 

Où croyez-vous que je trouve le temps de lire tous ces livres commentés sur mon blog ? A la librairie ? Les clichés ont décidément la vie dure ! "Vous en avez de la chance de pouvoir évoluer dans les livres" m'a dit l'autre jour une cliente. Evoluer, c'est un fait. Mais de là à se trouver DANS les livres... tout de même elle exagère !

Mais pour en revenir à ma question : où croyez-vous...

Réponse 1 : chez moi !  Avant d'aller dormir, au petit déjeuner, en surveillant une casserole sur le feu, aux toilettes (ne me dites pas que vous ne le faites jamais, je ne vous croirai pas !), dans mon bain, aux rares instants de silence dont une maison peut bénéficier, dans mon jardin l'été (à condition que certains voisins ne me fassent pas participer contre ma volonté à leurs anniversaires, conversations, barbecue-party, toutes ces occasions qui me permettent d'en apprendre beaucoup sur leurs difficultés professionnelles, état de santé, projets, etc...)

Réponse 2 : dans le tram sachant que le trajet pour me rendre jusqu'à la librairie requiert une demi heure, soit une heure de lecture par jour travaillé, l'équivalent par semaine d'un petit livre-poche genre "La petite fille de Monsieur Linh". Un bijou d'écriture relatant l'histoire d'un vieil homme serrant contre lui un nouveau-né, débarqué avec quelques maigres affaires dans un pays étranger. Toute la tendresse d'un grand-père pour sa petite fille... Tout ce qui découle d'un déracinement. La perte de repère, une culture différente, la barrière de la langue...

Plantons d'abord le décor, si vous voulez bien. Vous, plongés dans votre lecture. Bercés par l'intelligence des mots, le rythme doux, sous le charme de la rencontre, dans un parc, sur un banc, non loin du manège, entre un gros Monsieur et le frêle Monsieur Linh toujours préoccupé par sa petite fille. Une voix radiophonique dans le tramway scandant le nom des arrêts, mais vous n'y prêtez même plus attention car vous connaissez la ligne par coeur et pourriez réciter ces noms même en dormant...

Une sonnerie. Tout le monde se retourne, saute sur son sac à main ou fouille ses poches, interroge d'un regard circulaire ses alentours. Un seul ne bouge pas. Une sonnerie encore ! Il décroche : "ouais, kès tu veux ?!"... "chui dans le tram"...

Et c'est parti ! 

Hier, c'était une grande blonde décolorée. Il aurait fallu être complètement sourd pour ne pas déduire sans nécessité d'effort toutes les vicissitudes de sa vie familiale. Neveu en déroute psychologique, soeur en plein divorce, boulot qui n'en sera bientôt plus un, etc...

Ce matin, une sexagénaire qui calait ses vacances en Espagne. Candidats cambrioleurs, notez bien qu'elle partira du 1er au 15 février ! Oui, oui, l'autocar partira à 7 h 30. La dame en plus est chanceuse car l'autocar finira sa tournée de ramassage à R... juste sur la place B.Z. (je reste confidentielle par égard pour elle !). Absolument ! Juste en face de sa maison.

Et ce type à présent, qui parle au téléphone en continuant d'écouter son MP4 dont le son s'impose à vos tympans dans un lancinant et entêtant boum boum métallique.

Vous relevez le col de votre manteau sur vos oreilles pour préserver votre ouïe de toutes ces agressions sonores. Vous aimeriez vous replonger dans votre lecture. Savoir si Monsieur Linh retrouvera cet ami qu'il s'était fait au fil des pages dans un rapprochement au-delà de tout langage mais que les circonstances lui avaient arraché. Le pauvre homme erre dans une ville inconnue, un dédales de rues, en pyjama, avec sa petite fille. C'est important, un ami, pour Monsieur Linh. Surtout celui-là. Il s'est vraiment passé quelque chose de magique entre eux. Et vous vous aimeriez recréer dans votre tête ces scènes emplies de respect. De respect... De respect de l'autre.

Il faut supporter la conversation qui s'infiltre dans vos oreilles. Vous tentez de vous concentrer sur votre lecture. Cet auteur - Philippe CLAUDEL - vous a littéralement charmé, enchanté et emporté si loin hors de votre environnement : "l'air embaume la terre humide et la fleur de frangipanier. Les mousses ressemblent à des coussins brodés de jade et les bambous frémissent des bruissements de mille oiseaux"... Vous l'avez relue au moins quatre fois cette phrase pour vous imprégner de cette atmosphère.

Mais tout vous échappe tout à coup ! C'est l'overdose ! Pourquoi les gens ne se rendent-ils pas compte que cet étalement de leur vie déborde tout simplement sur votre propre liberté ?

Il vous monte l'envie d'arracher à ce malotrus son MP4 et son téléphone. En tous cas, vous le fusiller du regard avec insistance. Peut-être qu'il baissera le ton. Mais non, il poursuit. Impassible !!!

Alors, une petite vengeance vous traverse l'esprit.

Retentissement sonore. Annonce d'arrêt. Vous vous levez, calculez le meilleur angle de sortie, et foncez. Faut pas louper l'arrêt, non ? Ah non, faut pas louper l'arrêt. Vous vous arrangez pour arriver devant tous ceux qui s'apprêtent eux aussi à converger vers la porte coulissante. Et sans vous reconnaître, vous cognez de toute la force de vos frêles épaules un bras anguleux portant un téléphone à une oreille... Un petit bruit sec. Un téléphone qui s'écrase au sol. Un fil de MP4 qui s'emmêle dans sa manche. Oups, pardon !

Tout le monde derrière qui bouscule. Tout le monde derrière qui pousse. Faut pas rater la sortie ! Ah non... faut pas rater la sortie !

Je rêve de tramways à l'atmosphère claudelesque, libérant des parfums de frangipaniers, décorés de "coussins brodés de jade", où pousseraient de ci de là quelques bambous ! Nous lirions sous leurs bruissements, et les oiseaux rivaliseraient de mélodieuses harmonies ! L'unique inconvénient : je raterai la sortie !

par Marianne publié dans : fragments de vie
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