Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

L'auteure

Rechercher

En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

Archives

21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 20:55

Une femme d'argile - Sybille de Bollardière - L'éditeur - Roman

 

C1-femme-20d-argile.jpg

Résumé :

Le Mu-Ghindo parlait aux rêves d’enfance de Julia. Il évoquait des terres lointaines. Élevée sur les bords de la Loire, entre sa grand-mère et son amant Lucien, l’enfant se forge à un futur destin près de ces deux figures, bercée par les printemps du fleuve et les histoires que lui raconte Lucien.

Au décès de son aïeule, l’aventure se met en branle. Julia rencontre Pierre. Il travaille en Afrique, ce pays qui la hante depuis si longtemps… Elle tombe rapidement amoureuse de lui, l’épouse et le suit au Congo avec l’excitation d’un mythe en passe de concrétisation.

Là-bas, la réalité se dévoile à elle. Brazzaville et Kinshasa sont les lieux de luttes claniques et le pays est au bord de la guerre civile tandis que les milices s’organisent et que le nom de Mandela se répand.

Dès son arrivée, la maison qui devait les accueillir est incendiée. Après quelques semaines à l’hôtel où Julia prend contact avec le Congo, vient le jour de son installation dans leur maison située près des rives du Djoué.

Momentanément préservée du tumulte politique, Julia apprivoise une vie nouvelle entre mangroves et terres difficilement cultivables. Loin des flots de la Loire, elle découvre la rivière, ses îlots sauvages, sa lumière, ses pirogues, la tiédeur ambrée des eaux, les courants indomptés ainsi que la mangrove.  Elle lie de nouvelles et sincères amitiés, participe aux épreuves intimes de ce nouvel entourage.

Mais l’homme du fleuve qu’est Pierre, sur ces terres-ci, affiche un autre visage. Julia découvre qu’il navigue en eaux troubles, s’adonne au trafic de marchandises et à la contrebande. Son passé amoureux se révèle un danger car la femme-léopard qui rôde toujours autour de lui se venge.

Le Mu-Ghindo persiste à hanter Julia et prend enfin une forme vivante en la personne de Phileo, gardien du temple de l’écrivain que devient peu à peu Julia. Il est son protecteur et guide sur les chemins hostiles tout comme sur les sentiers des bords de la rivière, lui enseigne le Congo. C’est  lui qui montrera à Julia le lieu secret d’un gisement d’argile…

Parmi les amis de Pierre, un homme attire particulièrement Julia. Garrett, l’homme des préludes et des fugues. À l’amour de celui-ci, Julia puisera le courage de son émancipation. Or, du courage, il va lui en falloir pour traverser les drames qui la guettent…

Mon appréciation :

Sur vingt-deux chapitres, Sybille de Bollardière livre dans ce roman des images d’ « Une femme d’argile » passionnée et vibrante sur laquelle les événements semblent glisser.

La question délicate de la politique n’est pas occultée par l'auteur mais œuvre en arrière-fond dans l’existence de ses personnages. Son écriture est à la fois peinture et poésie. Sous sa plume, des paysages envoûtants prennent une forme réelle dans l’imaginaire de son lecteur.

Je n’ai cependant pas compris la nécessité du premier chapitre traitant de l’agonie d’une scolopendre pour laquelle je n'ai pas trouvé de lien réel avec l’histoire. Peut-être sa morsure ? Car ce roman est un doux poison ! Le Mu-Ghindo a entamé en moi son processus de fascination et celui-ci ne semble pas s’éteindre malgré d’autres lectures ultérieures. A mon humble sens, c'est lorsque l'empreinte demeure longtemps après avoir fermé un livre qu'il est légitime de dire qu'un auteur a réussi à vous subjuguer.

Je vous invite maintenant à aller découvrir et suivre le blog de Sybille de Bollardière.

Partager cet article

Repost 0
Published by Marianne - dans mes lectures
commenter cet article

commentaires

Roger 22/08/2011 23:57



Il existe toujours des chemins asses surprenant dans la vie, je vais le commander pour deux raisons; La première, ton article donne envie de lire ce livre, la deuxième est un peu plus personnel,
une amie disparue beaucoup trop jeune a vécue 8 ans au Zaïre à Pointe-Noir et à chaque passage en France c'était de longue soirée à parler de ce pays et de sa population, et j'espère retrouver un
peu de cette atmosphère à l'intérieur de ce livre.


Merci ma chère Marianne pour ton ouverture aux autres, ton blog est une source d'échanges.


Je t'embrasse


Roger



aimela 22/08/2011 10:08



Je ne connais ni l'Afrique , ni l'auteur, peut-être un jour  si l'occasion et mes moyens me le permettront  à moins que je  trouve  ce roman en bibliothèque



Viviane 22/08/2011 08:07



Ah oui, et je me le suis commandé hier au soir, juste après t'avoir lue, tu vois, tu es vraiment une ouvreuse de chemins ;o))



Marianne 22/08/2011 09:35



j'ai été libraire, un court temps... on ne se refait pas !


Ce qui me ferait plaisir, c'est que tu reviennes partager tes impressions au sujet du roman de Sybille, qui sera sûrement heureuse, si elle passe ici, de lire que tu vas la lire.  :-)


Bon, j'espère que tu auras moins chaud aujourd'hui. Ici, il faut lourd mais ce matin c'est encore soutenable. Quoiqu'une demi-heure d'arrosage sur le balcon de ma soeur me fait déjà m'égoutter
!  :-)


Bisous et bon lundi !



Viviane 21/08/2011 21:29



Voilà qui semble être une jolie histoire aux résonances particulièrement fortes pour moi ( j'ai vécu à Brazzaville au moment des événements de Poto-Poto). On sent en tous cas que tu as été
profondément remuée par cette histoire et ce talent. L'écriture féminine est si particulière, dans sa densité...



Marianne 21/08/2011 21:40



Vois-tu, à plusieurs reprises, j'ai eu des pensées pour toi en lisant ce roman, Viviane, puisque tu m'avais confié antérieurement avoir vécu en Afrique.


Pour ma part, je n'ai que de petites connaissances de ce continent. Mais toi qui y as vécu et grandi, je comprends qu'aussitôt ça parle à tes souvenirs.


Aimerais-tu le lire ?