Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

L'auteure

Rechercher

En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

Archives

20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 21:41

DSCN5457.JPG

Page blanche

 Dépasser ce moment où le nœud se plaque au creux du ventre. Ne pas céder à la tentation de la fuite. Ne pas se réfugier dans une activité soudainement très urgente aux fins de se débarrasser de cette étrangeté qui fourmille et rampe comme une couleuvre dans les herbes folles. Au contraire, traquer l’animal, le coincer dans le logis de mon imagination en guettant l’instant précis où il soulèvera sa tête. Choper et apprivoiser sa nature sauvage en enfouissant mon regard dans le sien. Nous surprendre et nous étonner mutuellement. Nous habituer à vivre dans le même espace , en nous jaugeant, nous observant. Commencer alors à nous estimer…

Attendre silencieusement, campée sur le strapontin. Attendre comme on attend un ami trop longtemps parti et qui, c'est certain, reviendra bientôt.

Les mots sont des invités qui se réjouissent de se faire désirer. Le mot et le désir, de longues dates, sont des êtres intimes. L’un comme l’autre résistent à l’impatience et ne paraissent que lorsqu’ils se perçoivent... suffisamment accueillis.

Alors je reste. Envers et contre tout. Contre les vents du doute, les sables mouvants redoutables du manque de confiance, les orages destructeurs de la comparaison à mes semblables (que je vois toujours plus avancés et meilleurs que moi).

Je sens mon cœur palpiter, les heures se dissoudre, le néant, le vide,  l’obscurité s’étendre. Où donc les étoiles de l’enthousiasme candide des premiers jours se sont-elles évadées ? Sont-elles restées accrochées aux chevelures des comètes furtives chevauchant les rêves ?

Partager cet article

Repost 0
Published by Marianne - dans fragments de vie
commenter cet article

commentaires

sido 02/06/2013 09:40


Superbe ta dernière phrase, Marianne, preuve si besoin était que si la pensée semble vide parfois, la main sans doute guide seule les mots qui s'assemblent presque à notre insu. Création
spontanée, premier jet de l'inconscient, que l'on s'étonne parfois de voir noir sur le blanc lorsqu'on se relit. Deux ou trois mots formulés et se renforce le fil fragile qui va conduire d'autres
mots au jour. Toile ou dentelle peu importe l'abstrait devient palpable, ouvre de nouveaux chemins.


C'est ainsi pour ma part que s'impose l'écriture en dehors d'une pensée qui tourne à vide ; l'émotion prime la pensée , elle s'insinue dans le mot, s'impose pour exister sur le papier, ce papier
qui en est la face visible que d'autres pourront faire leur.


Grand plaisir Marianne, de voir qu'ils ne t'ont pas délaissée...

Marianne 21/08/2013 09:47



Bonjour Sido,


pardon pour la longue absence. Juin fut intense (je travaille en milieu universitaire), juillet fut consacré à des travaux de rénovation à la maison très accaparants mais nécessaires. Août fut
celui de l'amitié partagée avec mes grands amis du Québec. Il me reste quelques jours de répit avant de retourner dans le mouvement !


Pour autant, revenir à la page blanche avec le recul des semaines me plaît. Jets de l'inconscient, c'est exactement tel que tu le décris que je vis l'écriture spontanée. On chevauche parfois
l'abstrait pour concrétiser des rêves et plus prosaïquement les organiser avant que de les vivre pleinement. Tes mots d'appréciation et de pensées partagées m'apportent une certaine alacrité en
cette matinée. "L'émotion prime la pensée." J'adore ce que tu déposes là !  Je fais miens aussi ces mots, si tu le permets !


En souhaitant un retour sur ton blog et tout le meilleur dans ta vie.


Je t'embrasse chaleureusement.



liedich 28/05/2013 07:09


L'horreur est là. Que dire ? Qu'écrire ? Que confier ? Comment le faire. L'émotion est là mais le crayon ne suit pas.


Et si certaines émotions ne pouvaient être traduites avec des lettres ?


Et si nous étions exigeants au point de vouloir le meilleur ? Mais le meilleur pour qui ? Selon quels critères ? Les seuls siens ?


Que savons-nous de l'était dans lequel notre écrit sera perçu ?


Pourtant cela existe mais cela n'est-il pas la marque de l'exigeance,  celle que nous vivons malgré tout voulant toujours offrir le nec plus ultra.


Existe-t-il ?


Oui, si l'on veut le donner et quelques soient ses mots. Si l'émotion est là, elle passera. 


Alors page blanche ou émotion blanche ?


Si je te disais que je viens d'écrire n'importe quoi, le croirais-tu ?


Nous écrivons pour être compris, nous sommes responsable de notre communication


paraît-il !


Oui mais aussi non.


Pourquoi t'ai je donné pour nom Brillance ? Et mon souhait est-il d'être sans cesse sous le feu d'un astre immortel ?


Page blanche, coeur boulversé.


Douceur du matin.


 

Marianne 28/05/2013 21:58



Sous ma page blanche, ces réflexions qui surgissent derrière une salve de questionnements alimentent la réflexion. Je retrouve dans tes paragraphes de commentaires, de nombreuses interrogations
que je vis aussi.


Que dire ? Qu'écrire ? Que confier ? En voilà trois qui me traversent souvent. L'exigence aussi. Empêche-t-elle ou est-elle un stimulant ? La perception (et donc le regard) par les autres,
aussi. Car celle qui écrit va parfois si loin. Et je sais que je suis lue par des personnes qui pourraient s'inquiéter, ou s'en servir pour des fins non souhaitables. Ecrire anonymement alors ?


Que de contradictions. Pas au point de provoquer des nuits blanches. Justement, je dors peut-être bien parce que j'écris. Ce serait plutôt lorsque je dois être ailleurs qu'à l'écriture que la
journée me paraît blanche.


"Nous écrivons pour être compris". Je dirais aussi pour nous comprendre nous-mêmes. Car nos pensées sont un dédale complexe en raison de leur vélocité, absence de synchronicité ou de logique.
D'autres sont obsédantes et se font si insistantes au point qu'on voudrait enfin trouver l'explication.


Communiquer est un mot si imprégné d'évolution technologique qu'on en oublie que c'est AVEC quelqu'un que l'on est, que c'est un partage, un rapport mutuel, une communion. Dans cette "comme
union" on éprouve des émotions. Non pas blanches comme de la neutralité qui n'est pas une nécessité du tout.


Tu m'as appelée "Brillance" à cause d'une certaine photo qui figurait dans le bandeau d'accueil dans l'oeil de l'écrivaine représentée (et qui n'était pas ma photo). Je n'ai pas oublié l'origine
de mon surnom que tu as choisi dans ta manière unique de communiquer avec moi !


Bisous du soir de mon Alsace si pluvieuse depuis trop de jours quand bien même le soleil fait ses trouées ici ou là.


 


 



marie poupée 23/05/2013 22:24


Merci Marianne pour ces doux mots qui me touchent


Très grosse bise et belle soirée à toi

Marianne 28/05/2013 22:00



Chère Marie, qui aime tant la douceur et être rejointe, je t'en envoie ce soir en retour à la tienne.


Que la soirée te soit agréable.



marie poupée 21/05/2013 19:51


Bonsoir Marianne,  j'ai peu de temps ce soir mais suffisamment pour lire tes mots .


Comment peux tu parler de doute et de manque de confiance après un si beau texte ! tu sais combien j'admire ton talent !  Tes pages sont loin de rester blanches ...


Lorsque je te lis il me semble entendre une voix douce, sensible et émotive... certainement la tienne...


Je t'embrasse Marianne et ne peux que te souhaiter d'aussi belles inspirations .

Marianne 23/05/2013 21:59



J'ai bien de la chance d'être lue avec un tel regard ! Merci à toi, chère Marie. Que cette soirée te soit douce et que nombreuses te viennent les idées pour ton talent à toi que je trouve si
ravissant.


amitié.