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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 21:00

 

 Bonne route !

 

DSCN5935.JPG

 

« Je ne me demande pas où mènent les routes ;

 c'est pour le trajet que je pars. »

 

 (Anne HEBERT)

 

La nécessité de choisir une seule route, parmi celles qui se présentent à nous, nous prive de voir les pays auxquels les autres routes nous auraient conduits.
L'Homme, cet inconnu
Citations de Alexis Carrel

 


Source : paroles routes. - citation

 

La nécessité de choisir une seule route, parmi celles qui se présentent à nous, nous prive de voir les pays auxquels les autres routes nous auraient conduits.
L'Homme, cet inconnu
Citations de Alexis Carrel


 

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Published by Marianne - dans Ils ont dit...
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commentaires

Vieux marmot 29/10/2011 10:18



"Ainsi toujours poussés vers de nouveaux rivages"(Lamartine), "Fuir là-bas, fuir, je sens que des oiseaux sont ivres"(Mallarmé), "L'acte est vierge, même répété"(Char), "Ne t'attarde pas à
l'ornière du résultat"(Char), "La poésie est l'amour réalisé du désir demeuré désir" (Char), "Etre du bond, pas du festin, son épilogue" (Char), "Pour me trouver des raisons de vivre, j'ai tenté
de détruire mes raisons de t'aimer, pour me trouver des raisons de t'aimer, j'ai mal vécu" (Eluard). Différentes façons de cheminer qui me sont venues à l'esprit après avoir lu ici,
comme une ballade improvisée, même si le souvenir d'Eluard m'a surpris comme un cul de sac.


Au fait, mon chemin vient de chez Sophie. Parfois un simple clic vous emmène sur un chemin de traverse. Plaisir non dissimulé du lecteur qui erre sans but précis. En parrallèlle, je me posais ces
questions: Sur les chemins de la lecture blogale, on rencontre parfois des dépôts sauvages d'ordures(où il ne vaut mieux pas laisser de commentaires pour ne pas en augmenter le volume même
s'il est très à la mode médiatique pour se mettre en valeur de critiquer ce qui est laid plutôt que de louer ce qui est beau), qu'en est-il des chemins de l'écriture? Certes, il y a
l'autocensure, mais comment éviter que les scories gènent le cheminement ou même le bloquent?


C'est des questions à la volée qui n'exigent pas de réponse!...A tantôt puisqu'un même chemin réserve de nouvelles surprises("l'acte est vierge...")



Marianne 01/11/2011 11:50



Notre chère Sophie, dont j'apprécie tant le talent des mots, la conviction et la noblesse de coeur.


Bienvenu chez moi et merci d'entrer avec un florilège de vers poétiques. Ainsi rangés bout à bout, ils génèrent une impression générale toute particulière. Certains me rappellent des heures de
mon enfance où je scandais des vers face à un mur dans ma chambre jusqu'à ce que leur consonnance se soient imprégnée dans ma mémoire.


Les deux vers de Char induisent l'action. Ils sont comme le conseil d'un bon ami.


Quant à votre remarque sur l'encouragement à s'attarder plutôt sur la beauté des choses, nous nous rencontrons sur ce point. Constater qu'il existera toujours quelqu'un pour la relever, la louer,
la célébrer à sa manière me permet de garder foi en l'humanité.


Quant à l'écriture qui laboure des chemins boueux où sont charriés ensemble tous les éléments (scories ou pépites), c'est le laboureur qui tient la charrue qui expérimente son terrain. Avant de
parvenir à rendre une terre arable, c'est le labeur qui en fait la générosité.


A tantôt, très volontiers !  :-)



Jean Paul 17/08/2011 19:15



Oui il a été beaucoup question des chemins de l'écriture, mais j'ai pensé à tous les chemins et tous les moyens de se déplacer. A pied, le vélo, bus, voiture, train (les souvenirs d'enfance des
blang blang des roues sur les rails), bateau ... avion (j'ai découvert et aimé Google map bien avant Internet :-) la vie, professionelle ou non ...
Tout est mouvement. Même la terre (la légère brise nocture, souffle de la Terre qui se déplace dans la nuit, comme dit Erik Orsenna dans sa Grammaire ...)
Mon fils a 24 ans (celui ci, et mon autre fils 27 :-) )



Jean Paul 17/08/2011 14:00



Vous avez décidément beaucoup inspiré par votre thème du chemin :-) il est destiné à durer au moins ... tout l'été ? et plus certainement ! 


Je suis ravi que vous alliez mieux. C'est mon fils a présent qui a la bronchite, l'été n'est pas assez chaud !


Non, je n'écris pas vraiment. Je collecte des bribes de textes (les miens, ceux des autres) comme on ramasse des beaux coquillages sur la plage, avec l'idée qu'un jour ...


il y a toujours mon blog, qui se remplit goutte à goutte. J'y mettrai une suite aux .. précédents :-)



Marianne 17/08/2011 15:39



On ne sait jamais qui l'on croise quand on se met en route. On ne sait jamais non plus comment vivra un article, un poème, un texte. Le thème du chemin a des résonnances en effet. Ce qui est
joyeux, c'est de lire justement les commentaires qui témoignent de la diversité de nos interprétations et manière de voyager. Sur les routes, en vélo (pas vrai Roger ?), sur les mots, ou
spirituellement. J'y prends du plaisir.


Tous mes voeux de rétablissement à votre fils. Quel âge a-t-il ?


A vous lire sur votre blog !   :-)


 



Roger 16/08/2011 22:38



Les plus beaux chemins sont ceux qui nous ramènent à nous, un peu comme le pèlerin qui marche pour se retrouver seul avec lui même, et la destination, importe peu. Je suis bien retard Marianne
pour repasser par ton chemin mais je ne l'ai pas perdu et retrouver tes mots, est pour moi un réel plaisir.


Bises d'amitiés et très bonne fin de soirée Marianne


Roger


 



Marianne 17/08/2011 15:21



Retrouver tes belles images à travers ta manière de voir le monde est un très grand plaisir pour ma part aussi, Roger. C'est pour cela que je viens musarder chez toi. Avec petit plus que
représente ta gentillesse. :-)  Merci pour les bises et bon cheminement, cher pèlerin.



Arthémisia 16/08/2011 18:14



Jamais je n'ai cherché la gloire
Ni voulu dans la mémoire
des hommes
Laisser mes chansons
Mais j'aime les mondes subtiles
Aériens et délicats
Comme des bulles de savon.


J'aime les voir s'envoler,
Se colorer de soleil et de pourpre,
Voler sous le ciel bleu, subitement trembler,
Puis éclater.


A demander ce que tu sais
Tu ne dois pas perdre ton temps
Et à des questions sans réponse
Qui donc pourrait te répondre?


Chantez en coeur avec moi:
Savoir? Nous ne savons rien
Venus d'une mer de mystère
Vers une mer inconnue nous allons
Et entre les deux mystères
Règne la grave énigme
Une clef inconnue ferme les trois coffres
Le savant n'enseigne rien, lumière n'éclaire pas
Que disent les mots?
Et que dit l'eau du rocher?


Voyageur, le chemin
C'est les traces de tes pas
C'est tout; voyageur,
il n'y a pas de chemin,
Le chemin se fait en marchant
Le chemin se fait en marchant
Et quand tu regardes en arrière
Tu vois le sentier que jamais
Tu ne dois à nouveau fouler
Voyageur! Il n'y a pas de chemins
Rien que des sillages sur la mer.


Tout passe et tout demeure
Mais notre affaire est de passer
De passer en traçant
Des chemins
Des chemins sur la mer


Antonio Machado


 


Cordialement


Arthémisia


(transfuge de chez VDI)



Marianne 17/08/2011 15:16



en voilà un très bel apport !  Grâce à vous, j'ai appris qui était l'auteur de ces mots si beaux.


Lorsque je mettrai les pieds dans quelques semaines à Collioures, j'aurai une pensée pour MACHADO et pour Arthémisia qui me l'a fait connaître. Merci de tout coeur.