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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 22:01

Ecriture automatique...

écrire jusqu’à plus de conscience,   sans faire de faute (ou en en faisant, on s’en fiche !),   mais juste écrire.  Lâcher prise, perdre le contrôle sur ses mots venus de loin, de si loin en nous,  si profondément que l'on ne sait plus où se niche vraiment la pensée, l'irruption, la spontanéité. Tâtonner, poser un mot puis un autre, et oublier la logique, la sémantique, et tous ces tics orthographiques ! 

Je prends les yeux fermés l’exercice au mot et vous laisse ces lignes brutes de décoffrage. 

Parvenez à me déchiffrer dans ce jeu subtil et sans fondements.

Je suis souvent dans mes textes, et vous y êtes vous ?

Oui probablement, certainement. Mais je ne vous connais pas. Prenez le temps d’y entrer et approchez vous tout près.    De plus en plus près de l’essence de notre pion, celui qui renferme l’infiniment petit, voire la petitesse, de mon être qui n’en finit pas de vouloir grandir !

J’aime vous avoir près de moi et je vous tiendrai volontiers la main si vous me le permettiez déjà !

J’ai mis quelques secondes à vous parler mais je pourrais vous en conter des siècles !

Si nous n’en avions que le temps... Car c’est bien de notre temps qu’il s’agit dans le plus pur appareil de l’écrit.  Celui qui nous est imparti pour une heure ou une vie. Or, cette vie nous est limitée et, immanquablement, nous limite à l’intérieur de ce pion réduit. Vous ne comprenez pas toujours mes phrases mais vous pressentez bien le sens le plus profond : vous inviter à cette blague, à ce jeu où aucun échec ne me rendra mate ou matée (sans parler des maths, qui furent ma bête noire scolaire).

Je ne vous présenterai pas de miroir sans tain .

Oh ! Que votre chaleur est ma douce page moi qui, dans vos cœurs,  puise la force de livrer sans crainte mes vulnérables limites d’être humain !

Lectrices, lecteurs, je vous vois actrices et  acteurs, ou peut-êtreinitiatrices  et initiateurs de mes divagations folles où mon désir de vous conduire par l’imaginaire plaisir me rend parfois bien fragile tant je tomberai vite dans la peur de vous décevoir. Mais votre espièglerie sur mes mots enchaînés se libère dans vos pupilles et s’y dilate jusqu'à se distiller dans votre imagination fertile. Je donnerai beaucoup parfois pour y voyager sans guide et sans bâton de pèlerin ; juste la joie de trouver comme un joyau ou un joyeux ravi la pépite rare que recèle votre esprit magique.

LIENS POUR ALLER PLUS LOIN :

 André BRETONv /  Les champs magnétiques

http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Champs_magn%C3%A9tiques

 

L'écriture automatique

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89criture_automatique

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Published by Marianne - dans de l'écriture
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commentaires

Jean Paul 29/08/2013 08:40


J'ai failli vous demander "Pourquoi Barbara" ? Mais Google m'a aidé à me rappeler !
J'ai du coup relu ce poème qui ne peut pas laisser indifférent. Il est en même temps pudique et clair disant sur le mélange


inquiétant de douceur et de brutatilé de notre monde, avec en arrière plan la figure allégorique saisissante de la ville de


Brest, mutilée par la guerre.
Il parle aussi du tutoiement en termes passionnés; si le "tu" peut vouloir dire qu'on aime, le "vous" ne veut pas dire


l'inverse n'est ce pas :-)
J'aime bien votre image de terre remplie de trésors ! J'ai lu l'extrait de glace sans tain d'André Breton sur wikipédia. Il y


a un peu de ça ... On balance entre le fouillis poétique du texte, et le sentiment obscur de ce qui se dessine derrière.
J'ai eu cet été deux occasions d'entendre parler d'André Breton  La première en vacances, à Saint Cirq laPoupée (voilà un


petit automatisme; vous saurez dans quel ordre j'ai écrit mes commentaires!) André Breton y avait une belle maison en bas du


village.
La deuxième, c'est lors d'une conférence radio diffusée de Michel Onfray. Ce philosophe m'attire et me fascine pour plusieurs


raisons. C'est une amie chère qui me l'a fait découvrir; il a pratiquement mon âge (2 ans de plus); il est très vif d'esprit;


son érudition est accessible. Je le suis depuis plusieurs années quand j'en ai l'occasion à la radio l'été dans ses


conférences sur sa "contre histoire de la philosophie". il "m'entretient" comme disent les Anglais lorsque je suis en


vacances, et me divertit, dans le sens ancien du mot, le matin avant ma journée de travail.
Il m'a fait découvrir des écrivains et philosophes contemporains (certains encore vivants), des pans entiers de la pensée


récente qu'il n'était pas encore temps d'aborder à l'école.
L'amour de la sagesse (pas toujours très sage dailleurs), comment peut on y déroger ? Qu'il s'agisse de se nourrir


spirituellement, trouver des modèles de pensée, voire de vie et d'action, chercher la, ou plutot les morceaux de vérité, dans


tout ce qui se dit de raisonnable et pourtant souvent contradictoire; démystifier, ou simplement faire et défaire ses


opinions. J'aurais aimé avoir cet homme là comme professeur, mais je n'ai pas à regretter, j'aurai bientot passé plus de temps


avec lui, qu'avec mon prof de Philo de terminale :-)


Amitiés


Jean Paul

Marianne 17/09/2013 22:44



C'est sans doute dans ce poème de Prévert que j'ai lu la plus belle manière d'évoquer le tutoiement.


J'ai écouté Michel Onfray davantage que je ne l'ai lu. J'aime qu'il bouscule les idées dans son domaine.


Vous parlez de philosophie. C'est en classe de philo que j'ai la première fois entendu parler de lui. Le thème je m'en souviens très vaguement portait ce jour-là sur la séduction. Mais
c'est  bien loin dans mes souvenirs maintenant !


 



Jean Paul 08/07/2013 22:37


Voila pour moi une période un peu moins bousculée, qui me permettra j'espère de commenter votre article, "auto-écrit" :-)


Vous dites avoir écrit en quelques secondes, quel bonheur! (il ne faut pas trop court non plus, en baver un peu quelquefois!)


Il faudrait bien que j'essaie cette écriture automatique moi aussi !


J'ai vu récemment une émission sur Jacques Prévert et vous m'y avez fait penser. Plus qu'un écrivain, c'était (ou il était) un moulin à paroles; paroles que ses proches recueillaient parait-il,
quelquefois presque à son insu, quant il méditait ou devisait à voix haute, avant de s'endormir. Mais il faisait aussi des efforts de composition, en prenant soin de détruire ses notes et
brouillons, pour ne laisser que le ruisseau limpide qui devait couler(de source).


J'ai souvent du mal à écrire; malgré que les pensées apparaissent parfois claires et fluides, dès que vient l'instant d'écrire, elles s'envolent ou s'obscurcissent! comme le chant proche des
oiseaux et des cigales qui accompagnent nos rêveries, et s'éteint immanquablement, chassé par l'attention ! Il faut beaucoup de liberté, et carnet et stylo toujours a portée ! Mais il faut dire
aussi que la feuille est un espace à deux dimensions, réduit même à une quand on aligne les signes à la suite de gauche à droite (enfin nous autres, dans notre coin de Terre :-) Je me rappelle
avoir lu "Neige" d'Oram Pamuk, où le personnage principal du livre, construit son poême dans l'espace de la feuille, comme un flocon de neige.


Je n'ai pas relu votre article, et j'y répond de mémoire, comme cela me vient.


Il m'en a rappellé un autre, écrit au printemps, l'an passé, sur votre jardin. Les mots changent, les idées reviennent. J'aime comparer les paroles et les mots à la musique, qui se module et
décline en infinies variations de mêmes grands thèmes qui reviennent, comme les saisons. 


Vous craignez de décevoir, de n'être pas toujours comprise, de ne pas comprendre. Je pense à la devise, qui dit qu'il ne faut pas refuser son sourire à l'inconnu, si vous ne savez pas pourquoi
lui sourire, lui, le sait. il pourrait en être de même pour les mots. Si vous ne les comprenez pas, le lecteur peut, lui, les comprendre. Il se trompe ? peut être. Ce n'est pas mentir que se
tromper (curieuse idée :-)


Les mots ennivrent quelque fois, et l'on se réveille avec la gueule de bois; ils tournent la tête quelquefois, il faut se la remettre à l'endroit :-) 


Les mots soignent, réparent ? ou affaiblissent, défont ? Je ne sais pas; les deux peut être. Rien n'est simple. La simplicité n'est qu'un modèle, un auxiliaire pour d'appréhender la complexité.


Voila je vais m'arrêter là, je vous embrasse amicalement, et vous souhaite beaucoup de soleil pour accompagner les beaux jours de l'été.


Jean Paul

Marianne 21/08/2013 09:27



Essayez, Jean-Paul, oui. C'est un ravissant exercice et qui vous surprendra. Pas de contrainte, juste lâcher les mots sans trop chercher de logique. C'est un peu comme mélanger du pied une terre
à trésors et observer ensuite ce qui  été déterré.


Jacques Prévert et son inventaire... Je l'ai découvert lorsque j'étais à l'école primaire. Plus tard, j'ai lu Barbara. J'ignorais que son entourage participait à l'inventaire ! Merci de
m'instruire à ce sujet.


Du mal à écrire ? Pourtant, vos interventions sont très appréciées et j'en apprends toujours de vous. ;-) Il est vrai que la pensée va plus vite que l'écriture, mais l'essentiel est déjà de
retenir quelques notes de votre musique intérieure. C'est un témoignage de l'instant présent et fugace. Et laisser un peu de soi est un cadeau au monde.


A vous lire !   :-)



marie poupée 04/06/2013 17:52


Bonjour Marianne ,


Je ne pensais pas à l'écriture automatique sous cette forme, ayant connu certaines " expériences" qui nous faisaient écrire les pensées d'une autre personne .


la tienne est tellement belle et bien construite ! là je ne vois pas un dédoublement mais bel et bien des pensées profondes qui ne demandent qu'à s' exprimer , je suis sure que dans ces moments
là tu ne songes à rien, seul les mots s'inscrivent , des mots forts et sincères . Merci Marianne pour ces confidences , ta douceur et tendresse me touchent .


Je t'embrasse et te souhaite une belle soirée

Marianne 21/08/2013 09:32



Ce n'est pas la première fois que je me lâche sur cet exercice et je suis une passionnée des mots et de l'exploration intérieure qu'ils nous amènent à découvrir. Les mots, les phrases peuvent
être un cadeau, et c'est encore plus vrai lorsqu'un partage s'installe entre tous.


Je suis en ce moment en train de lire "Le peintre d'éventails" écrit par Hubert HADDAD. Un magnifique livre où l'écriture prend toute son ampleur.


Pour la douceur et la tendresse, c'est du don et je t'en envoie encore plein.   :-)  Bisous.



aimela 28/05/2013 11:38


J'adore cette écriture que je pratique  aisément lors d'un atelier  d'écriture ( théâtre) Je ne jette rien car  bizarrement, c'est cette écriture  qui me ressemble le mieux.
Certes, beaucoup ne comprend pas mes propos délirants mais qu'importe , je suis bien .


Je t'ai très bien compris  alors n'ais pas peur  de tes mots , ce sont le reflet  de très belles pensées . Bises

Marianne 28/05/2013 21:33



Tu apportes une nouvelle idée ce soir à mes flots. Les mots sont le reflet de nos pensées... J'aime savoir  - tu apportes encore un godet d'eau à la roue de ce moulin (à paroles ?) que je
pousse à la force de mes publications. Car ce "qu'importe, je suis bien" est une piste aussi. Les mots pour le bien-être, qui n'a pas forcément à avoir avec le fait d'être compris par un
autre. Pas pour monopoliser une parole, mais juste pour lâcher un peu de soi à d'autres.


On ne sait pas comment on est accueilli mais si l'on accepte de déposer les mots ils semblent faire une oeuvre ailleurs encore, chez un autre. Le langage écrit crée des reliances entre les êtres,
des résonnances.


Voilà, à quoi, ce soir les tiens m'ont permis de songer.


A la différence de toi, j'ai pas mal jeté. Par exigence, comme l'écrit Liedich sous ma "page blanche".


Sur le fil de ces mots, je dessine un cercle d'amitié...  Merci pour la tienne.


Gros bisous et belle soirée.



liedich 28/05/2013 06:57


Bonjour, je me pense adepte de ce type d'écriture. Que de fois prends-je mon clavier et le laisse délirer ! Jusque l'instant où les mots ne viennent plus, les formules se fondent et où j'arrête.
Je ne relis pas. Je laisse reposer comme je dis. 


Et le lendemain, je relis. Je jette ou je garde mais  bien souvent je me demande qui a écrit cela ?


Sais-tu que ce que j'aime le plus de mes mots vient de là ?


J'en ai quelques que j'appelle pépite. Ils sont moi. Ma déraison, mon envol et ma fuite.


Sais-je faire autrement ?


Je ne le crois.


Douce journée. Et merci.


liedich.

Marianne 28/05/2013 21:21



Bien le bonsoir, ami.


Une expérience pour creuser le besoin d'écriture toujours présent, mais comme tu le disais sur l'autre commentaire : écrire oui, mais quoi. Car, il tiraille la main et tire l'âme comme si quelque
chose d'impérieux se jouait sans que je comprenne jamais pourquoi je vis cette nécessité qui n'aboutit qu'à des lignes que je garde finalement pour moi et même que je détruis comme prise d'une
frénésie de clarifier. Et je sens pourtant que cela a quelque chose à voir avec "se dire" sans que je parvienne à consentir à ce dévoilement de soi en raison d'enjeux qui musèlent finalement.


Cette forme d'écriture, ce lâcher-prise sur le contrôle de ses messages, génère en effet un étonnement. Ainsi, comme toi, j'en arrive à me demander qui a écrit cela...
Qu'est-ce qui est logé en moi qui désire s'extérioriser par le truchement ou le vecteur des mots. Je guette les lapsus comme un discile freundien pour tenter de le comprendre. Mais tout le
sens se dérobe à ma compréhension.


Peut-être, c'est mon début de réponse, un certain excercice de liberté. Que tu compares à un envol ou à une fuite pour ta part.


La journée fut active. Douce grâce au soleil que nous n'avons pas longtemps parmi nous. Douce la soirée après venue ici te paler.


Bien belles heures à toi. Moi aussi je te remercie d'être au bout de ce qui parfois n'est que monologue ! 


 Bien amicalement.