Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

L'auteure

Rechercher

En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

Archives

30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 20:41

 

 

 

chrysalide.jpg

 Source image 

Pourquoi faut-il que j’en passe par l’intérieur de ce carcan du Je ?

Je m’y sens trop seul. Je n’ai plus rien à dire sur lui. Il s’englue maintenant et je n’ai qu’une volonté : craqueler sa carapace, la fissurer jusqu’à l’éclosion sous la lumière. Au-dessus de ma chrysalide, je sens la chaleur mais elle ne m’atteint pas.

Je vis dans un cocon qui encorde mes ailes. Dans ma nuit, je pressens pourtant un ailleurs meilleur. L’ivresse de l’inconnu avec ses impostures, ses règles et ses limites qu’il me faudra repousser aussi. Là-bas, probablement, l’espace à son tour un jour deviendra trop étroit. D'où j’irai plus loin encore.

L’obscurité  a ses profondeurs, mais j’aspire à celles des cieux.

Je suis né du néant pour voler au-dessus du vide. Conçu pour flirter avec l’air, caresser les fleurs, les blés, les pommiers, la canopée...

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Marianne - dans Microfiction
commenter cet article

commentaires

Sophiec 07/04/2011 09:35



Très beau et profond texte, chère Marianne. Le Je a ses limites qu'il ne veut pas connaître, et c'est tant mieux... l'indéfinie puissance de l'esprit émerge d'une enveloppe physique dont il ne
méconnaît pas la fragilité; la tragédie et le génie humains tout ensemble...


Bises admiratives, ma mie.



Marianne 07/04/2011 10:45



Venant de toi dont l'écriture me rend admirative à ton égard, j'accueille ce compliment comme un présent sacré ! Merci, généreuse Sophie.


L'histoire nous le démontre, l'esprit si souvent vulnérable, est pourtant capable des plus grands élans, des plus belles envolées, des plus inouïes créations. L'esprit est capable du pire et du
meilleur.


Toute mon amitié.


Bisous.



Viviane 01/04/2011 09:27



C'est cette perception de l'étroitesse qui a conduit lhumain depuis la nuit des temps à toujours conquérir territoire après territoire.
Pourtant, qul dommage qu'il ait laissé de côté l'agrandissement de son territoire intérieur


moins de dégats pour la planète en auraient résulté sans doute...


Il reste que ton poème en prose est très fort et très beau et me parle.



Marianne 01/04/2011 16:49



oh ! mais le papillon ne possède rien à lui que sa chrysalide puis ses ailes pour découvrir les beautés de la terre. Quant à l'homme, il est aussi capable d'envolées quand il a réalisé que
la possession d'un territoire n'est qu'illusoire car nous sommes tous citoyens de la terre avant d'être ceux d'un pays.


Mais je comprends ton idée...  ;-)


Je t'envoie une pensée fleurie.



Roger 31/03/2011 17:23



Un très beau texte Marianne, je retiens la quête sans fin d'un avenir meilleur qui à sont tour deviendra trop étroit. IL est vrai que nous toujours un peu prisonniers de nos habits de vie.


Amitié


Roger



Marianne 01/04/2011 16:42



Vivre et apprendre au présent pour donner à l'avenir.   :-)