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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 15:20

Tu me presses. Tu me presses de faire. Quand moi, j'en suis à cerner mon être. J'en suis à vouloir être. A savoir comment être.

Dans l'ordre des choses, qui peut dire si faire vient avant être, si être conduit à faire ? Si faire permet d'être, si être exige ou nécessite de faire ? Si faire révèle l'être, si être consiste à faire ?

Peut-être n'y a-t-il pas même de rapprochement possible entre ces deux : l'un est action, l'autre est état. L'un, FAIRE, est une intention. Mais l'autre ? Qu'est-ce qu'ETRE ?

Sans que je sache vraiment l'expliquer, il me paraît cependant que la priorité d'un homme est d'être. Et ceci, je le crois dur comme fer ! Irons-nous pour cela croiser le fer ?

Non. Apprenons encore à mieux nous connaître.Je veux dire à mieux...co-naître. A la manière de Socrate, accouchons nos âmes. Je n'aime pas l'idée de Sartre que "l'enfer, c'est les autres". Ces deux hommes étaient pourtant deux existentialistes, mais vois comme un élément prélevé hors de son contexte, peut devenir tout à coup différent.

"Accoucher les âmes" est, il est vrai, un FAIRE de belle intention. Mais je peux ressentir si fort tout l'ETRE de celui qui constate avec amertume que "l'enfer, c'est les autres", quand bien même cette affirmation en premier abord me hérissait déjà le poil !

Je n'ai néanmoins pas davantage avancé d'un poil dans ma réflexion. Je dirais même que je m'empêtre... C'est quoi, bien être (ou bien naître) ? Quand faire, souvent, c'est tout défaire pour mieux refaire ? Tu vois, on s'enchevêtre !

Bon sang, quelle affaire ! Alors FAIRE ou ETRE ?

Bah ! Chacun comme il préfère ...

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commentaires

Roméo 11/02/2008 18:47

Je retiens cette phrase dOlivier qui me parle particulièrement : "Nous cherchons tous à être ce que nous sommes". C'est le "connais-toi toi-même" de Socrate et que notre civilisation trépidante nous porte à oublier!  Combien, pris par la frénésie actuelle, se précitent dans le "faire" pour faire taire l'appel de leur être intérieur? Combien, s'ils s'arrêtent de "faire", sont pris par l'ennui.?.. Ceux qui ont découvert l'importance de la vie intérieure, indispensable pour vivre par nous mêmes plutôt "qu'être vécus" arrivent à lutter contre l'esprit du temps.
N'est-il pas vrai?
Amitiés,
Juliette

Marianne 11/02/2008 21:54

Bonjour Juliette !
L'activisme - frénésie du faire - n'est souvent qu'une échappatoire à un état d'être !
;-)

Olivier Goujon 08/02/2008 09:01

J'ai le sentiment que le "faire" fait partie de "l'être". Et puis, ne RIEN "faire", c'est quand même "faire" quelque chose : "RIEN" ! Le faire est une caractéristique constitutive et partielle de notre ETRE de chair. Nos âmes travaillent à se fondre dans une sorte d'amour universel qui est leur destination (et leur origine ?). Ce travail semble s'effectuer à la fois à notre insu (dialogues de nos âmes dont nous ne sommes pas conscients) mais également par notre (nos ?) vie incarnée. En fait, nous cherchons tous à devenir ce que nous sommes. Et cela passe, notamment mais pas exclusivement, par le faire, y compris par le "rien faire". Nous devons donc aborder et vivre notre "FAIRE" comme une aide et un outil à tendre vers le merveilleux qui est notre essence. Le "FAIRE" n'est donc pas un but mais un moyen. C'est précisément à ce niveau que nous nous empêtrons les pieds dans nos petits tapis d'égoisme en privilégiant l'avoir (produit visible du faire) à l'être (produit invisible de l'être). 

Marianne 08/02/2008 21:59

Merci, Cher Olivier, de ton apport à ma pensée.
Nos âmes travaillent... C'est une idée que je retiens volontiers. A quoi ? A devenir ce qu'elles pressentent être... Comment ? En se fondant dans l'universalité et même en laissant faire. Qui ? Les forces supérieures, par exemple.
Si l'on considère l'évolution de l'homme, on serait enclin de dire que l'être humain est un être du FAIRE. Or, de nombreuses inventions sont nées d'une envie de ne pas ou ne plus faire. L'homme pour se défaire devient parfois très créatif...Quel animal paradoxal !!
Pour y avoir longuement réfléchi, je pense que cette "Origine" que tu évoques avec un point d'interrogation - cette réminiscence d'un état sublime - chaque être (y compris les animaux !) est la clé !  Pour s'en approcher le plus possible (pour y retourner, pour la revivre, etc), certains sont prêts à tout faire, d'autres à s'abandonner ou à abandonner. C'est cette quête vers cet état d'ETRE, qui n'est plus mais que l'on aimerait inconsciemment retrouver, qui m'émeut particulièrement. C'est comme un langage d'une âme à une autre.
Le jour où j'ai compris cela, j'ai eu l'impression d'avoir reçu comme une "révélation".

Viviane 07/02/2008 17:07

c'est joli ce que tu as écrit là et sous des dehors légertout à fait penséj'en ressors toute emmêlée (sourire)

Marianne 07/02/2008 20:03

sous l'influence de Marina TSVETAIEVA dont je découvre la vie tourmentée et l'écriture si subtile.  :-)