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L'auteure

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Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 15:55

Le temps d'une chute - Claire WOLNIEWICZ - Ed° Viviane HAMY - Roman - 263 p

Présentation de l'éditrice :

« La collection pour enfants de Madelaine va du nouveau-né au dix ans. Les clientes l'implorent :Et après ? nos enfants grandissent, il nous faut du douze ans, du quatorze ans.

L'idée ne lui est pas venue à l'esprit. Elle en cherche la raison, qui apparaît facilement. À douze ans, on est adulte, non ? Elle, du moins, a dû l'être. »

Madelaine a onze ans quand son père l'abandonne à l'orphelinat. Rebelle à toute autorité, solitaire au milieu des autres pensionnaires, la couture devient son refuge. Les soeurs la placent chez la Volladier, dans un atelier de confection de Limoges, où elle prend pleinement conscience de son talent et travaille sans relâche.

« Faut apprendre, Madelon, c'est ça qui sauve et rien d'autre », lui répète Léonarde, la cuisinière, sa confidente, sa conseillère, son amie.

À quatorze ans, elle crée ses premières robes, le regard ébloui par la fluidité des matières et l'explosion des couleurs, déjà experte dans l'art de la coupe, qui s'exprime, chez elle, comme un don. Elle trouve une meilleure place à Paris, où son oeil infaillible et son exigence inaltérable la font vite remarquer. Les clientes défilent, repèrent ses créations, les commandent : l'atelier déborde, bruit d'activité. Ses créations rencontrent un succès fou. Désormais, la maison portera son nom : Madelaine Delisle.

Toujours solitaire, Madelaine travaille, travaille, s'enivre de travail, hume l'air du temps, les désirs des femmes, leur besoin de vêtements confortables et pratiques, en même temps que leur envie de séduire. La mode s'emballe, le siècle défile avec ses inventions et ses destructions, comme la guerre qui lui « offre » Tadeusz, un rescapé des camps, Tadeusz amoureux fou de la vie. Lucie naîtra. Madelaine dessinera pour elle une quantité de modèles, mais elle restera incapable de la chérir. Les vieux démons sont là, ils ressurgissent sans qu'elle parvienne à savoir pourquoi : pourquoi ne peut-elle exprimer son amour, pourquoi ne peut-elle embrasser, toucher sa fille, lui parler ?

Madelaine s'isole, et chute.

Roman d'initiation, roman du don et de l'abandon, ou histoire d'une vie, Le Temps d'une chute est la fresque de la mode et du XXe siècle français.

Comme pour Ubiquité Claire Wolniewicz parvient à écrire un roman extrêmement contemporain tout en communiquant à ses personnages une dimension symbolique, qui leur permet de résister au temps."

L'auteure : "Claire WOLNIEWICZ est journaliste free-lance. Après un recueil de nouvelles (Sainte-Rita) sorti en 2003, Ubiquité, son 1er roman, a paru en septembre 2005 aux Editions Viviane HAMY. Il a obtenu le Prix des lycéens "Librecourt 2006". "

Mon appréciation : ce second roman est une réussite. Je l'ai apprécié davantage que le premier roman de Claire WOLNIEWICZ (oui, c'est mon nom de jeune fille, mais je n'ai pas le plaisir de connaître personnellement cette auteure).

L'écriture coule avec la même fluidité et la même rapidité qu'une rivière. Toute en couleurs, comme un feu d'artifice. Déclinant des nuances de vocabulaire à l'intérieur d'un blanc, d'un noir, d'un jaune, d'un rose, etc... 

La biographie de Madelaine, héroïne principale, est captivante. En la déroulant, c'est toute une époque que l'auteure dépeint. En 263 pages, comme d'un battement de cil, le lecteur balaye la mode, son évolution qui n'est autre que celle d'une société, sur une période de 78 ans. Un beau travail de documentation ! 

Et dire... que nous avons assisté et participé à ces mouvements, parfois sans même nous en rendre compte ! En refermant le livre, je n'ai pu m'empêcher de songer à l'évolution accélérée ces dernières années de la condition féminine, dont la mode, que l'on voit souvent comme une frivolité, est le reflet !

Mais ce qui touche dans ce livre, ce sont les fêlures qui ont conduit Madelaine à devenir qui elle est. Ce sont ses douleurs dépassées, les séparations non recherchées, l'arrivée d'autres personnages déterminant, influençant, ou engendrant des orientations dans sa vie, ses dénis et démons qu'immanquablement elle devra affronter. La vulnérabilité humaine. Tout ce qui fait une vie. Une vie dont nous devenons le témoin, le temps d'une chute...

Pour retrouver l'article concernant le roman Ubiquité: http://adminv1.over-blog.com/admin-article.php?a=2&recherche=ubiquité&page=&filtre=&tri=0&Id=2359985&From=1)

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Published by Marianne - dans Mes lectures 2008
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commentaires

Turquoise 22/01/2008 20:45

Bonjour Marianne !Je trouve enfin un peu de d'énergie et de temps pour venir te remercier pour le message vraiment adorable que tu as laissé sur mon blog. Il m'a beaucoup touchée et je t'en remercie infiniment. J'avais pensé tout de suite, la première fois que j'avais visité ton blog, que tu étais une femme de coeur. Je ne m'étais pas trompée !A mon tour, je t'envoie mes voeux les plus chaleureux pour la nouvelle année. J'espère qu'elle te réservera plein de merveilleuses surprises et de bonheurs ! Et j'espère aussi que tu me pardonneras mon retard...Bise et à bientôt !

Marianne 23/01/2008 21:09

Ma chère Turquoise, il est un temps pour toute chose et pourquoi t'en voudrais-je ? Qui passe ici, y vient librement. C'est toujours un plaisir de recevoir de tes nouvelles et j'espère surtout que tu te récupèras bien vite de tes soucis. Prends soin de toi !
Bises

Florinette 22/01/2008 09:51

J'ai "Ubiquité" de noté dans mon petit carnet et de toute façon, je compte bien découvrir cet auteur !! ;-)

Marianne 22/01/2008 19:28

Je serai attentive à ton appréciation, lorsque tu l'auras lu !  ;-)
Amitié

Viviane 21/01/2008 21:02

Ce qui est terrible dans ces histoires (qu'elles soient vraies ou fictives) c'est l'obligation faite à l'enfant d'abandonner si prématurément son enfance. Et si coudre pour les autres cela avait été pour l'héroïne une façon de recoudre sa vie déchirée? je me suis souvent demandé si certains de nos choix de vie n'étaient pas manière de réparer... Encore un beau roman qui semble t'avoir touchée et dont tu parles merveilleusement, Marianne...

Marianne 22/01/2008 20:36

Très pertinente, cette interprétation que tu nous proposes ! Dans ce roman, Madelaine (l'héroïne) s'interroge plusieurs fois sur cette fatalité de l'abandon ou de la disparition d'êtres chers. Elle n'est pas loin de s'en sentir coupable. Le travail devient question de survie psychologique (une certaine manière de réparer, ainsi que tu l'évoques, et plus précisément de se réparer elle-même). Dans l'incapacité de se laisser aller à l'amour maternel pour sa fille, la prise de conscience de ce fait, est un moment fort du livre. Réparer là encore... Mais cette fois non plus pour elle, mais pour sa fille. Le rapprochement sera difficile et lorsqu'on analyse les réactions de cette fille, on mesure le désarroi de l'abandon psychologique qu'elle perçoit elle-même alors que pourtant sa mère vit avec elle sans parvenir pour autant à l'aimer. En quelque part... même combat !