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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 11:39

Plusieurs livres en cours actuellement, dans des registres très différents :

- Chagrin d'école de Daniel PENNAC chez GALLIMARD : j'en suis à la page 49. Je me suis esclaffée page 18-19, dans le passage où l'auteur démontre que son chien avait plus d'intelligence que le cancre qu'il était lui-même :

"Un après-midi de l'année du bac (une des années du bac), mon père me donnant un cours de trigonométrie dans la pièce qui nous servait de bibliothèque, notre chien se coucha en douce sur le lit, derrière nous. Repéré, il fut sèchement viré :

           - Dehors, le chien, dans ton fauteuil !

Cinq minutes plus tard, le chien était de nouveau sur le lit. Il avait juste pris le soin d'aller chercher la vieille couverture qui protégeait son fauteuil et de se coucher sur elle. Admiration générale, bien sûr, et justifiée : qu'un animal pût associer une interdiction à l'idée abstraite de propreté et en tirer la conclusion qu'il fallait faire son lit pour jouir de la compagnie des maîtres, chapeau, évidemment, un authentique raisonnement ! Ce fut un sujet de conversation familiale qui traversa les âges. Personnellement, j'en tirai l'enseignement que même le chien de la maison pigeait plus vite que moi. Je crois bien lui avoir murmuré à l'oreille :

      - Demain, c'est toi qui vas au bahut, lèche-cul."

Les triomphes de la psychanalyse de Pierre DACO chez MARABOUT : déroulement d'une analyse, extraits de séances, découverte du moi, grands symboles. Du traitement psychologique à l'équilibre de la personnalité.

"Par des nombreux exemples et extraits de séances qui émaillent cet ouvrage, nous voyons comment la psychanalyse est utilisée pour explorer la vie de l'inconscient, mettre en valeur et unifier les innombrables facettes d'un individu. Un ouvrage fondamental et accessible à tous".

Les explications théoriques sont parfaitement éclairantes. Les exemples, choisis avec soin, sont intéressants. Pour qui souhaite savoir en quoi consiste une psychanalyse, cet ouvrage est à recommander.

Tels des astres éteints de Léonora MIANO chez PLON:

"Dans l'intra muros d'une grande ville d’Europe, vivent Amok, Shrapnel et Amandla. Alors qu’Amok et Shrapnel sont nés en Afrique, Amandla a grandi dans un territoire d’outre-mer. Trois parcours différents, une même couleur de peau, parfois embarrassante, lorsque l’Afrique, la Terre Mère, a des allures de continent déchu. Une couleur qui emprisonne et influence leur rapport au monde. Tandis qu’Amandla, l’icône rasta, s’enflamme pour une histoire glorieuse où le peuple noir descend des pharaons d’Egypte, Amok, l’écorché vif, étouffe sous cette couleur si lourde de sens. Quant à Shrapnel, le prince des villes qui rêve d’un peuple noir uni de l’Afrique aux Amériques, il a du mal à savoir où il en est depuis qu’il est tombé amoureux d’une blonde aux yeux bleus…
Entre révolte, fierté et mal de vivre, est-il possible de surmonter une identité si envahissante pour se révéler à soi-même ?"

Dans les propos qu'elle prête à ses personnages, Léonora MIANO dénonce  l'impérialisme de l'hémisphère nord sur le Continent africain, son système de développement horizontal et son incapacité à gérer ses propres miséreux, relève l'urgence pour le Continent de renouer avec ses origines, évoque la place de la femme chez les "Kémites", parle de la difficulté d'être Noir, et invite chacun à repenser une nouvelle forme d'humanité : "Vivre, c'était s'élever. Pas foncer, enfoncer, défoncer, casser la baraque. Vivre, c'était grandir en souhaitant que les autres en fassent autant. Ce n'était pas leur grimper sur le dos, chargé d'un arsenal multiforme, afin de les réduire à la mendicité... Vivre parmi les autres requérait infiniment plus de foi que toutes les religions. Il fallait se fier à l'humain."

 

 

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Published by Marianne - dans Mes lectures 2008
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commentaires

Florinette 08/01/2008 12:25

De Léonora Miano, avant de lire celui-ci, j'ai bien envie de lire "Contours du jour qui vient" !!
Bonne journée Marianne !

Marianne 09/01/2008 20:56

Je lirai avec intérêt ton appréciation sur ton propre blog lorsque tu l'auras lu !  ;-)
Bises

Viviane 04/01/2008 17:04

De Pennac j'ai tout lu et puis affirmer que c'est lui qui a réconcilié mon grand garçon avec la lecturealors mille merci encore une fois de cette découvertepour l'ouvrage sur la psychanalyse, je ne connaissais pas mais te recommande ceux de Nasio, ils sont tous écrits avec grande simplicité et vraiment agréables à lire, voici le lien:http://www.nasio.fr/livrespoche.html

Marianne 05/01/2008 20:42

Un auteur capable de réconcilier avec la lecture, moi je l'embrasse !!!
Merci pour le lien que tu nous partages ici.
Bon week-end.  :-)