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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 21:15
Femmes célèbres sur le divan – Catherine SIGURET – SEUIL – 279 p – Psychologie
 

4ème de couverture : « Elles ont marqué le XXe siècle par leur beauté, leur talent ou leur pensée.
Elles ont suscité l'admiration et l'enthousiasme, car elles incarnaient leur temps. Mais cette harmonie avec le monde masquait la relation douloureuse, parfois haineuse, qu'elles entretenaient avec elles-mêmes. Onze psychanalystes, psychiatres et psychologues, interrogeant le destin de ces femmes exceptionnelles, interprètent les conflits intimes qui ont marqué la vie de chacune d'elles. Derrière l'écran de la gloire, ces analyses nous éclairent sur nos propres maux, leurs mobiles inconscients, et la possibilité toujours offerte de naître ou renaître à soi-même ; »
 
Sommaire du livre :
-        Colette (1873-1954) : se libérer du joug de l'homme ; La vocation à la jouissance, par Serge Hefez
-        Virginia Woolf (1882-1941) : le bonheur contrarié ; Captive de la mélancolie, par Patrick Delaroche
-        Marlène Dietrich (1901-1992) : la mère hystérique et maltraitante ; Ange et démon, par Sophie Marinopoulos
-        Joséphine Baker (1906-1975) : une résistante ; La justesse du désir, par Sophie Cadalen
-        Simone de Beauvoir (1908-1986) : une femme de tête ; Les paradoxes de la liberté, par Maryse Vaillant
-         Edith Piaf (1915-1963) : amoureuse de l'amour : La saltimbanque, par Samuel Lepastier
-        Maria Callas (1923-1977) : une femme muselée ; Tout ce qu'il est nécessaire de savoir sur la Callas est dans sa voix, parJ.-D. Nasio
-        Jackie Kennedy (1929-1994) : programmée pour " réussir " ; Une somptueuse machine de guerre, par Patrick Lemoine
-         Dalida (1933-1987) : une blessée inguérissable ; La mort osa…, par J. Pierre Winter
-         Françoise Sagan (1935-2004) : une vie d'excès ; Une conduite à risque, par Philippe Grimbert
-        Lady Diana (1961-1997) : héroïne d'un vilain conte de fées ; Un conte d'adulte, par Didier Lauru.
 
Mon avis : à la lueur du parcours de vie unique de ces femmes publiques aujourd’hui disparues, chacun des analystes propose son interprétation. L’exercice est subjectif mais les démonstrations sont tout à fait convaincantes. L’impact des événements de l’enfance et son retentissement sur la vie d’adulte est démontré, favorisant chez le lecteur un questionnement personnel en même temps qu’une approche des mécanismes réactionnels de l’esprit et souvent du corps.
 
À propos de Catherine SIGURET : « Catherine Siguret, 37 ans, est journaliste de presse écrite, spécialiste des sujets « société » et « psychanalyse ». Elle est par ailleurs auteur d'une trentaine d'ouvrages : des romans (Je vous aime, Fleuve noir, 2006), des biographies de vedettes, et des essais en collaboration avec des psychiatres (L'amour est une drogue douce, avec le professeur Michel Reynaud, Robert Laffont, 2005). »
 
Citations :
« Bien que chacun prétende savoir qui il est, il se perçoit à l’aune de son histoire, de ses ressentis inconscients, tandis que les autres le perçoivent à l’aune des leurs. Et aucune de ces perceptions n’est plus vraie ni plus définitive que les autres »
« L’écart entre nos aspirations et nos capacités de les satisfaire est immense. Notre réalité, faite de compromis et de renoncements, n’est pas toujours brillante : nous cédons devant plus fort que nous, nous nous dérobons sans toujours nous l’avouer. Mais les héros que nous inventons nous aident à mieux nous supporter quand nous les rencontrons au cinéma, dans la mythologie ou dans les livres. Eux ne transigent jamais, ils acceptent de prendre des risques à notre place pour conduire leurs passions jusqu’au bout. »
 
« L’amour se joue d’abord dans l’inconscient. Quelque chose d’imprévu, d’impalpable, d’inidentifiable vient toucher et lier deux êtres l’un à l’autre ».
 

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commentaires

Viviane 15/11/2007 14:37

j'ai lu et relu ton article, repensant à de fabuleuses émissions de radio, il y a longtemps, eve Ruggieri ( son  nom était sur le bout de ma tête ;o)et ces portraits de femmesfatales souventau destin tragique tout aussi souventme touchaient indépendamment des affinités que je pouvais me trouver avec elles. Celui de Callas bien sûr restera le portrait qui touche à vie. Tu me dones envie de lire encore une fois car meiux connaître par exemple Beauvoir, Jackie Kennedy si courageuse toute sa vie, affrontant avec la dignité que l'on sait sa leucémie, rien que ces deux femmes me mettent en route!

Marianne 15/11/2007 21:57

Grande dame, Eve Ruggieri ! Dont les connaissances musicales sont impressionnantes.   ;-)    En tant que présentatrice d'émissions, je lui ai toujours trouvé beaucoup d'intelligence et un grand professionnalisme.
Dans le livre que je mets en avant, le portrait de Jackie Kennedy, m'a donné une aute impression que celle que tu as...  Notons aussi le respectable combat de Joséphine Baker, femme de valeur. J'ai aimé aussi ce qui fut écrit de Colette, une femme à l'esprit de liberté bien en avance sur son temps. Quant à Edith Piaf, comment ne pas percevoir que toute sa vie fut une course à l'amour, sans pour autant jamais parvenir à y demeurer... En découvrant son enfance, bien des éclairages se mettent en place.
Bonne lecture si tu décides de t'y pencher.
Bise, ma sculptrice !