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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 13:59

RENTREE LITTERAIRE 2007 - Le monde visible - Mark SLOUKA - GRASSET - Roman - Traduit de l'anglais par Dominique LETELLIER - 338 p - Parution 5/9/7

Présentation de l’éditeur :

« Enfant, dans les années 50 à New York, le narrateur observait, intrigué, ses parents et leurs amis, tous expatriés tchécoslovaques, et sans bien les comprendre, il devinait à travers leurs voix un mystérieux passé européen. Étrangeté de la langue tchèque, étrangeté de ces personnages évoquant à mots couverts, entre larmes et ritournelles au violon tzigane, des souvenirs douloureux ; étrangeté des silences du père et des égarements de la mère… Plus tard, bien plus tard, l’enfant grandi et devenu écrivain remontera le cours de ses origines pour trouver la clé de ces mystères. Il la trouvera à Prague, au croisement de la petite et de la grande histoire. Prague, 1942. Des parachutistes atterrissent en secret en lisière de la ville. Leur mission : assassiner Reinhardt Heydrich, héritier putatif du Führer et architecte de la Solution finale. Ils y parviendront, mais les représailles nazies seront sanglantes : 10.000 Tchèques exécutés ou déportés sommairement en quelques jours. C’est dans ces circonstances tragiques que la mère du narrateur, Ivana, fait la rencontre de Tómas Bem, l’un des assassins de Heydrich. La mort aux trousses, ils vivront une passion amoureuse extraordinaire, dont rien, ni le temps ni les détours à venir de la vie, ne pourra jamais chasser les fantômes, ressuscités sous la plume du romancier. Mémoire autobiographique, récit des origines et roman historique, le dernier livre de Mark Slouka traverse les genres et se joue de la notion de « fiction » pour emporter son lecteur dans une histoire romantique comme on n’ose plus en écrire : sous l’impressionnante maîtrise narrative perce une rare émotion. De New York à Prague, des forêts de cauchemar de l’enfance aux maquis résistants, des limbes du passé aux fragments du présent, le monde de Slouka est une somptueuse révélation, transfigurée par les pouvoirs d’alchimie d’un véritable écrivain. »

L’auteur : Mark Slouka, diplômé de l’Université Columbia, a enseigné à Harvard et à l’Université de San Diego, en Californie. Il est actuellement professeur de « creative writing » à Columbia et collabore à la rédaction de Harper’s Magazine. Il vit à New York avec sa femme et ses enfants. Chez Grasset ont déjà paru son premier roman, Deux (2003), et un recueil de nouvelles, Le Lac perdu (2004).

http://www.hachette.com/mini-sites/rentree-litteraire-2007/grasset/slouka.html (en-dehors du 1er chapitre de l’ouvrage, vous pourrez y lire le commentaire personnel de l’auteur quant à cettte oeuvre. Cliquez sur « Lire le 1er chapitre »)

  

 

 

 

 

 

 Mon appréciation : l’articulation du livre est originale :

-         la 1ère partie, titrée « Le Nouveau Monde », regroupe 16 chapitres en un « Mémoire » dévoile des souvenirs de l’auteur  (scènes de son enfance à New York, de sa vie familiale entre un père duquel on ne peut parler sans penser irrémédiablement à sa femme, et une mère en proie à de mystérieux égarements, de son environnement, de visiteurs tchèques qu’il observe derrière un rideau, etc.)

-         Un « Intermezzo » titré « Prague » : après le décès de ses parents, l’auteur s’installe en Tchécoslovaquie et rassemble des « bribes et des détails », s’y promène, s’y perd, s’installe à Prague (à 37 ans). Il y « retourne encore  autant » qu’il peut. Dans cet Intermezzzo, j’ai relevé ce passage marquant : « J’ai appris que les êtres humains sont comme le mastic avec lequel je jouais enfant et qui, pressé contre un morceau de brique, prend l’empreinte du monde, puis qu’ils emportent comme une lettre scellée à Dieu et Dieu seul jusqu’à leur mort. J’ai appris que rien dans ce monde ne nous résiste comme nous-mêmes. Et je me demande, si cela est vrai, comment nous pouvons jamais espérer connaître autrui ».

-         « 1942 », le roman. Issu des recoupements opérés par l’auteur, il replace l’histoire de ses parents dans la grande histoire, avec un grand H.

Le style de l’auteur est déliceusement littéraire, le vocabulaire riche, le récit captivant, les personnages passionnants.

 

 

 

 

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