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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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25 août 2007 6 25 /08 /août /2007 22:33

RENTREE LITTERAIRE - Amour dans une petite ville - Anyi WANG - Editions Philippe PICQUIER - Roman - 152 p - Traduit du chinois par Yvonne André

Présentation de l'éditeur : "Dans une petite ville comme les autres en Chine, à l’époque de la Révolution culturelle, un garçon et une fille vivent une passion physique intense et bouleversante. Tous deux danseurs dans la même compagnie luttent avec violence contre l’irrésistible attirance qui les lie l’un à l’autre en défiant tous les interdits. Les corps qui dansent, qui se battent, qui s’aiment avec une fureur désespérée ou une joie radieuse, leurs odeurs, la sueur, la mélopée des porteurs d’eau près du fleuve où ils se rencontrent en secret, l’ardeur du soleil et le refuge de la nuit : dans une langue envoûtante, lancinante, ces pages racontent l’irruption du désir et des corps à une époque où ils étaient bannis. Les deux adolescents combattent en vain cette flamme qui jaillit du plus profond de leur être et qui incarne la force même de la vie.

Ce roman qui est le premier d’une trilogie (les deux autres romans sont en cours de traduction aux Editions Picquier) parue dans les années 1986-1987 en Chine, fit scandale par la franchise avec laquelle était abordée la sexualité. C’est un texte d’une grande violence, curieusement détaché aussi, sans autre morale que celle des corps, de la puissante palpitation de la vie, qui ne connaît ni barrière, ni loi ni tabou.

Du même auteur aux Editions Philippe Picquier : Le Chant des regrets éternels"

Mon appréciation : c'est le premier roman chinois que je découvre. Le moins que je puisse en dire, c'est que je le trouve percutant ! Avec précision, directement et sans contours, en permanence, l'auteure fait basculer le lecteur entre deux sentiments et sème des attitudes contradictoires. La haine n'est jamais loin de l'amour. Ce roman en donne la preuve. Dans un déchirant désir, sublimé, favorisé par la proximité liée à leur activité artistique (la danse), mais prohibé par l'Ordre Rouge,  de ville en ville (au fil de leurs représentations) et de saison en saison, la  lutte contre l'irrésistible attraction se transforme inéluctablement en violence jusqu'à friser la mort. Ce n'est pas sans arrière-pensée que l'occidental lecteur assistera donc à la désastreuse rupture d'un amour qu'il ne pourra s'empêcher d'estimer gâché.

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commentaires

Gachucha 10/09/2007 11:20

J'ai beaucoup moins aimé ce titre que toi,  je mets un lien avec ton article pour les lecteurs qui souhaitent un avis différent du mien!

Marianne 10/09/2007 22:03

Merci pour le lien sur ton blog ! Toujours intéressant de comparer les avis sur  un ouvrage. Ce que j'ai surtout apprécié dans ce livre est la progression psychologique de l'histoire entre ces deux personnages en proie à une passion irrépressible.
 

Viviane 26/08/2007 10:30

Quelle lectrice tu es... je ne sais comment tu trouves le tempsmais ce livre que tu nous présentes là, la manière dont tu en parles est d'une densité qui donne regrets de ne pas avoir le livre à côté de soi déjà...

Marianne 26/08/2007 14:00

Je lis le soir, le week-end, au petit-déjeuner, à la pause déjeuner, dans le tram... chaque fois que je le peux en fait ! Mais parfois, je ralentis le rythme pour laisser place à la créativité. On apprend des autres, mais on veut aussi faire ses propres pas...  :-)