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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 14:06

RENTREE LITTERAIRE 2007 - La fille aux deux pères - Hannah POOL - Editions ZOE Ecrits d'Ailleurs - Autobiographie - Traduit de l'anglais par Catherine TYMEN - 294 p

4ème de couverture :

Orpheline, née en Erythrée et adoptée à six mois par un universitaire anglais, Hannah Pool a grandi en Angleterre. Sa mère est morte en la mettant au monde et son père peu après. A dix-neuf ans, elle apprend que ces informations sont fausses. Son père est vivant et elle a aussi des frères et sœurs. Il lui faudra presque dix ans pour décider d’aller en Erythrée retrouver cette famille.

Ce livre est le récit de son voyage et de cette rencontre, mais aussi le résultat de sa quête d’identité et de ses interrogations sur l’adoption. Elle nous y entraîne à la découverte d’un pays d’Afrique peu connu, l’Erythrée, qui a toujours dû lutter pour exister. Les contrastes entre la vie de sa famille érythréenne et son éducation occidentale bourgeoise donnent lieu à des scènes émouvantes où l’humour trouve également sa place.

Née en 1974 en Erythrée, Hannah Pool a grandi à Manchester. Elle vit à Londres et travaille comme journaliste au Guardian. Elle collabore également au magazine du Guardian Weekend. Ce récit autobiographique est son premier texte.

Mon appréciation : quête d'identité, de racines et d'appartenance, partage entre deux cultures, choc des différences, acceptation d'une nouvelle famille, difficultés psychologiques liées à l'adoption, peur du rejet lié à un premier abandon, etc. 

A travers ses lignes, l'auteure livre son histoire dans sa rencontre d'un père biologique et de toute une famille dont elle ne sait rien mais à laquelle pourtant elle appartient par le sang. Avec sincérité, elle expose ses difficultés, ses effrois intérieurs, ses réactions physiques, dans l'épreuve qu'elle doit néanmoins vivre pour répondre à ces lancinantes questions qui la harcèlent. C'est prenant et exprimé avec justesse.

La phrase qui m'a le plus interpellée et émue : "Je suis obsédée par ce que j'aurais été si j'avais eu une éducation "normale" - érythréenne ou anglaise. L'endroit a peu d'importance, à mon avis. C'est le fait d'être normale, de ne pas avoir été abandonnée qui aurait fait la plus grande différence. Et bien que personne, évidemment, ne puisse nier que dans la pratique et dans les faits, le résultat aurait été très différent, ce qui demeure identique, c'est le sentiment d'appartenance et l'impression que les familles sont permanentes. Cette confiance presque invisible qui vient de la certitude que, quoi qu'il arrive, tes parents seront toujours tes parents. Peu importe le nombre de fois où sa famille adoptive lui dit qu'elle l'aime, peu importe dans quelle mesure il la croit, un enfant adopté a toujours à l'esprit qu'un parent peut décider qu'il ne veut plus de lui, signer quelques papiers et s'en laver les mains. Et si un parent peut faire ça, alors qu'est-ce qui retient les autres - amis, amants, n'importe qui ? C'est gravé dans ton âme : l'amour est éphémère"...

Coïncidence, ce jour, sur le cable je suivais un reportage télévisé sur l'Ethiopie, quand une carte passée fugacement à l'image affichait "ERYTHREE", un pays dont je ne connaissais rien jusqu'à la lecture de ce livre. Toujours dit que les livres ouvraient les horizons. Une fois de plus, c'est démontré !

"A ceux qui n'en ont jamais entendu parler, je raconte que l'ERYTHREE s'étend le long de la Corne de l'Afrique, donne sur la mer Rouge et partage une frontière avec l'ETHIOPIE, le SOUDAN et DJIBOUTI. L'ERYTHREE fait approximativement la même superficie que le Royaume-Uni, mais n'a que 3.5 millions d'habitants... Du XVIe siècle, quand il faisait partie de l'Empire ottoman, jusqu'au XIXè siècle, qui engagea une lutte acharnée pour la possession du continent africain et vit l'ERYTHREE devenir une colonie italienne, ce petit pays a dû constamment lutter pour ses droits à l'existence. Tout le monde en veut un morceau... Le plus convoité est le port de MASSAWA, autrefois connu comme "la perle de la mer Rouge", et qui a successivement appartenu aux Portugais, aux Arabes, aux Egyptiens, aux Turcs, aux Anglais, aux Italiens, et bien sûr aux Ethiopiens... 80.000 personnes sont mortes dans la lutte d'indépendance de l'ERYTHREE contre l'ETHIOPIE et cette guerre qui a duré plus de 30 ans, avec des flambées de violence jusqu'en 2000, a l'honneur douteux d'être la plus longue d'Afrique..."

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commentaires

Viviane 17/08/2007 11:04

Oui, l'erythrée est très convoitée car c'est la capitale mondiale... du safran.Elle est très belle cette jeune femme, très typée et représentative des hommes et femmes de cette région de métissage depuis l'ancienne Egypte entre Egyptiens et noirs.Et elle dit vrai, vivre en se disant qu'on peut à tout moment être abandonné, quel traumatisme...

Marianne 17/08/2007 20:57

Merci Viviane d'avoir apporté ici cette information supplémentaire. J'ai tout à apprendre encore de l'Afrique et j'ai lu hier à travers votre joli reportage sur les maisons africaines que vous y aviez vécu. Je me réjouis donc de pouvoir en apprendre de vous grâce à notre rencontre virtuelle.