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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 20:57

Le vieux qui lisait des romans d'amour - Luis SEPULVEDA - Editions METAILIE - Roman - traduit de l'espagnol (Chili) par F. MASPERO - 137 p

4e de couverture :  Antonio José Bolivar Proaño est le seul à pouvoir chasser le félin tueur d'hommes. Il connaît la forêt amazonienne, il respecte les animaux qui la peuplent, il a vécu avec les Indiens Shuars et il accepte le duel avec le fauve. Mais Antonio José Bolivar a découvert sur le tard l'antidote au redoutable venin de la vieillesse: il sait lire, et il a une passion pour les romans qui parlent d'amour, le vrai, celui qui fait souffrir.

Partagé entre la chasse et sa passion pour les romans, le vieux nous entraîne dans ce livre plein de charme dont le souvenir ne nous quitte plus.

 

Mon appréciation : déjà tombée sous le charme de cette écriture à travers les récits du recueil "Les roses d'Atacama", je me pâme une nouvelle fois ! Dès la première phrase du roman, j'ai capoté et compris que je ne lâcherai pas ce livre avant sa fin ("Le ciel était une panse d'âne gonflée qui pendait très bas, menaçante, au-dessus des têtes"). L'évocation est puissante. Comme nul autre, Luis Sepùlveda captive et mène son lecteur dans un autre univers. On décroche  tout bonnement de tout pour le suivre dans cette forêt amazonienne où la vie est respectée pour ce qu'elle est malgré la rudesse des conditions, où l'animal le plus redoutable demeure un adversaire qui force la considération, où l'hospitalité des Shuars (l'auteur a véritablement vécu plusieurs mois avec eux) en parfaite connaissance et harmonie avec leur environnement (hélas menacé !) est un geste normal d'entraide humaine.

Ce portrait d'un vieux rustre économisant son dentier (parce que les dentistes ne fréquentent guère les forêts amazoniennes, c'est bien connu !) solitaire, lucide sur ce qu'il vaut, assoiffé de livres dans une contrée où rien ne les amène, que le destin jette dans des épreuves dont il se passerait volontiers parce qu'il préfère simplement lire des romans d'amour, surprend et ravit. Contraint de traquer une femelle jaguar dont on a tué les petits et blessé le mâle, le face à face avec la bête est pour lui bien autre chose qu'une chasse. Impossible de ne pas se ranger à ses sentiments.

En savoir un peu plus :

- l'auteur : étudiant en lettres, Luis Sepùlveda est emprisonné pendant 2 ans 1/2 à la suite du coup d'état de Pinochet. Libéré puis exilé, il voyage à travers l'Amérique latine et fonde des groupes théâtraux en Equateur, au Pérou et en Colombie. En 1978 il participe à une recherche de l'UNESCO relative à l'impact de la colonisation sur les populations amazoniennes et passe 1 an chez les Indiens Shuars. En 1982, il s'installe en Allemagne  jusqu'en 1996 puis en Espagne. Il écrit des chroniques régulières dans le quotidien espagnol 'El País' et dans divers journaux italiens.

Ses oeuvressont aujourd'hui des best-sellers mondiaux.

"Le Vieux qui lisait des romans d'amour", son 1er roman traduit en français, a reçu le prix France Culture du roman étranger en 1992 ainsi que le prix Relais H du roman d'évasion. Il est traduit dans 35 langues.

- lire un extrait du livre : http://www.editions-metailie.com/indoc/cata_premier.asp?ID=783

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Published by Marianne - dans mes lectures
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commentaires

Olivier Goujon 13/08/2007 18:52

C'est vrai qu'elle est belle cette première phrase ! Quelle magie évocatrice dans cette panse d'âne !!! Quel talent. Le talent de ceux qui ont vu, qui savent voir  et qui veulent partager...J'ai dévoré ce "roman-nouvelle", moi qui n'ai pas lu d'auteur sud-américain depuis belle lurette... le dernier devant être Coehlo et l'avant-dernier Garcia Marquez ("cent ans de solitude" en l'occurence). J'ai passé une belle heure dans la jungle... merci Luis Sepulveda... et merci à toi Marianne !

Marianne 14/08/2007 14:01

C'est un plaisir que de partager des choses qu'on aime et sans nul doute Luis Sepùlveda a cela dans ses veines !  Merci à toi, Olivier, d'être passé par ici pour témoigner à ton tour de ton envoûtement !   Au plaisir d'une prochaine rencontre !