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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 21:09

La lumière des vivants – Sylvie REFF – DERVY L’aventure initiatique – Roman – 429 p.
Prix ALEPH 2003 des Librairies Mieux-être et Spiritualité.
 
4e de couverture :
 « Entre 1315 et 1385, l'Occident est pris dans un tel étau que toute l'Alsace n'est qu'un cri vers le ciel. Tandis que les guerres, les famines et les épidémies lui rongent le corps, son âme lance des forêts d'églises et des océans de prières La terre s'embrase de tous les juifs brûlés; elle tremble et fait s'écrouler cent châteaux. Et la peste a beau s'acharner sur la chair éphémère des bâtisseurs, le corps lisse et rose de la jeune cathédrale de Strasbourg lui glisse des mains pour bondir vers les anges. Pendant ce temps, les amoureux de Dieu parcourent la campagne pour se tenir au plus près de l'homme. Parmi eux, Jean Tauler et Maître Eckhart, excommunié pour avoir osé prétendre que Dieu ne pourrait exister sans l'homme... Ceci est l'histoire d'un jeune couple, Martin Seeman, fils de paysan, rêveur et ardent, et Herzeloid von Löwenburg, l'orpheline spoliée de tout héritage. Le garçon sans passé et la jeune fille sans avenir vont traverser ensemble le siècle le plus tourmenté et le plus fécond de l'histoire. En ancrant cette geste dans un particularisme singulier, Sylvie Reff donne à ses héros une dimension universelle. »
 
Mon appréciation : transportant ! C’est le terme qui s’impose en refermant la dernière page de cette fresque médiévale que l’on savoure sans discontinuité.
Écrit dans un style créatif, lyrique, poétique, déliant des phrases ciselées avec un rare pouvoir d’évocation et un talent de tailleur de pierres, « Lumière des vivants » séduit à juste titre.
En exergue de chaque chapitre, une citation de Johannes ECKHART (dit « Maître ECKHART), dominicain et théologien allemand, fondateur de la Mystique rhénane
( «  Dans toute œuvre, même mauvaise, dans le mal de la faute aussi bien que dans le mal de la peine, se manifeste et brille de même manière la gloire de Dieu ».
 « Car c’est l’Un que cherchent toutes les créatures »)
Le lecteur oscille entre frayeurs et émerveillements au gré de la vie de personnages attachants avec une réelle présence, transposés dans un contexte historique entièrement crédible et se laisse happer  autant par la personnalité du Seigneur des Loups, que par la béatitude de Martin – paysan devenu imagier – quand il débarque au pied de la cathédrale de Strasbourg alors en pleine édification.
Le travail sérieux de recherche historique de l’auteure mérite amplement d’être souligné lui aussi.
 
 
Pour en savoir plus :
 
sur Sylvie REFF  :
 
sur Maître ECKHART :

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Published by Marianne - dans mes lectures
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