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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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6 mai 2007 7 06 /05 /mai /2007 14:22
Déneiger le ciel – André BUCHER – Editions Sabine WESPIESER – Roman – 146 pages
 
4e de couverture :
« David a soixante ans et vit dans une ferme isolée, sur les hauteurs. Pour la première fois en vingt-six ans, il a décidé de ne pas déneiger la commune. Le soulagement est vite effacé par la culpabilité en ce 23 décembre glacial quand son vieil ami Pierre, inquiet de sentir venir la tempête, l'appelle à l'aide et qu'Antoine, son 'fils de rechange', lui annonce qu'il est en rade à trente kilomètres de là. David n'y tient plus, son tracteur est en panne, il part à pied. Commence alors pour lui une nuit hallucinée. Pour résister au froid qui l'anesthésie et à l'ivresse de la neige omniprésente, il se grise de ses souvenirs, chante et danse. Dans cette veille subconsciente au pays des ombres, là où la frontière entre ciel et terre a disparu, la nature déchaîne les sentiments de David comme les éléments, convoquant les fantômes du passé et les ombres du présent. L'image de sa femme, tuée par un chauffard, celle de sa fille, venue lui annoncer son divorce, Muriel encore, qu'il voudrait savoir aimer, le fantôme de Martine, mystérieuse disparue que charrie la rivière... mènent autour de David un bal étrange.
En entraînant une fois de plus son lecteur dans ce décor qu’il décrit si bien, en disant l’errance nocturne d’un homme trouvant son chemin à travers la neige mais en proie à la détresse intérieure, André BUCHER explore un univers âpre et poétique qui remet l’homme au cœur de la nature, et laisse la place aux croyances païennes et panthéistes."
 
L'auteur : « André BUCHER est né en 1946 et vit depuis plus de 30 ans dans la vallée du Jabron, où il est agriculteur biologique. Déneiger le ciel est son 4e roman. »
 
 
Mon avis personnel : avec une écriture brillante comme des cristaux de neige, laissant deviner l’homme de la terre à travers un vocabulaire d’expert de la nature, André BUCHER offre dans ce roman l’histoire d’un homme simple et courageux aux prises avec ses incertitudes, ses faiblesses, parfois ses lâchetés. Sa progression difficile dans une nuit de froidure et de neige symbolise celle de sa propre vie, avec ses lumières, ses rencontres, ses fantaisies imaginaires, ses embûches, ses peines, ses découragements, ses résignations, transcendées par l’amour, l’amitié, la compassion et un sens indéniable de l’entraide.
Néanmoins, je suis déçue par la chute… C’est le seul bémol que j’oserais tout bas) murmurer ! Mais, amoureux de belle littérature, vous apprécierez ce court roman.
J'en profite pour saluer les agriculteurs qui, non contents de nourrir nos ventres affamés, prennent encore la plume pour nourrir notre imagination et initier nos réflexions intérieures !

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Published by Marianne - dans mes lectures
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commentaires

Florinette 21/12/2008 11:45

Ce livre me disait bien quelque chose, mais je n'en ai pas pris note, malgré la plume très poétique de l'auteur, beaucoup ont été déçu par le dénouement...Bon dimanche Marianne !

21/12/2008 14:28



Oui, bon, tout ne peut finir dans un happy end. Je partage ton impression pour ce qui concerne la plume de cet auteur. Il a des images magiques et des mots sublimes pour les décrire.
Bon dimanche à toi aussi, Florinette !
Bises.