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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 22:18

En demandant la clé
À l’hôtelier
Ses yeux
Silencieux
M’interrogeaient
Lui non plus ne t’avait pas oubliée
J’ai fait monter des fleurs
Tu disais qu’elles portent bonheur
J’ai jeté une pièce dans la fontaine
Pour appeler l’aubaine
Dans le taxi qui me promenait
Tournait la chanson que tu aimais
Il flottait encore dans l’habitacle
- J’ai failli croire à un miracle -
Le parfum familier d’une passagère
Un peu perdue dans la ville étrangère
Machinalement, mes pas m’ont ramené
Où tous mes souvenirs sont à jamais restés
Sous le pont de la rivière
Je suis entré chez l’antiquaire
Celui qui se plaignait que son histoire
Ressemblait à un grimoire
Je crois encore sentir tes doigts
Se resserrer au même instant avec émoi
Je revois aussi le doux baiser que tu lui as déposé
Pour tenter de le consoler
Du fond de sa verrière
Aux étagères empoussiérées
Il se souvient t’avoir surprise un soir au front de sa vitrine
Visage à demi caché sous une feutrine
Il t’a vu hésiter
Mais tu t’es éloignée sans entrer
À la réception de l’hôtel
Où j’ai couru avec l’espoir frêle
D’un mot écrit de ta main
J'ai rejoint la chambre, seul, et j'ai pleuré jusqu’au matin.

 

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Published by Marianne - dans Ma poésie
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commentaires

Russalka 02/05/2007 15:12

Que de mélancolie qui court entre les motset le contraste avec la paix lumineuse qui se dégage de la photo...les souvenirs nous rattrapent toujours. J'ai pensé à Venise en lisant.

Marianne 02/05/2007 16:51

Je voyais moi aussi cette histoire dans les rues vénitiennes !  En cherchant une photo romantique et représentative pour illustrer mon texte, c'est finalement, celle-ci (une chambre à Bonnieux en France) qui m'a fait vraiment vibrer.
L'histoire d'un homme qui part sur les traces d'un amour passé  illuminant  toujours son coeur. Et cette chambre sereine qui fut (dans l'histoire !) celle où le couple s'était aimé. Ah l'amour, l'amour, l'amour !!!