Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

L'auteure

Rechercher

En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

Archives

24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 10:53

Prière à la lune - Fatima ELAYOUBI - Editions Bachari - Essai - 93 pages

Note de l'éditeur :

"J'ai allumé une flamme, j'ai posé mes charges précieuses sur mes épaules et je suis partie.
Je ne pouvais plus marcher dans le noir.
Je ne veux plus vivre dans la peur et l'humiliation.
Dieu m'a donné l'intelligence, la croyance.
Je suis comme un livre.
Toutes les femmes sont des livres dont le titre est le mari. Prenez le temps d'ouvrir les livres.


Fatima Elayoubi est allée à l'école durant trois ans. Elle a écrit ce livre pour parler à la place de ceux qui se taisent, ceux dont le travail est invisible : femmes de ménage, caissières, balayeurs.

Dans cette page, Fatima se livre à la Lune. Page après page, on suit le parcours de la petite fille qui doit quitter l'école, de la femme qui quitte son pays pour suivre son mari, de l'illettrée (en français) qui n'est bonne qu'à faire le ménage. On découvre sa féminité enfouie sous la poussière, son corps malade qui rencontre le corps médical.

Ce livre dit que l'Ecriture sauve".

 

Mon avis personnel : dans une simplicité toute poétique, Fatima confie à la Lune ses douleurs, ses tristesses, ses difficultés, la fatigue qui s'installe, l'usure quotidienne d'une vie vouée aux travaux pénibles, ses lourdes charges familiales, ses préoccupations de femme et l'épreuve du burn out qui l'a conduite à se libérer dans l'écriture.

"Bonsoir, lune. Bonsoir, toi qui parles en silence. Toi qui envoies la tendresse de là-haut, qui veille sur les veilleurs. Je t'attends, parce que je ressens la tendresse malgré la distance. Ta prévenance malgré les silences."... "Mais il y a trop de bruit, et mon âme se cache..."

Suivez ses confessions murmurées dans le rythme lent de celle dont le corps dit : assez !  

"Oui, mon amie, j'ai infiniment besoin de ton aide. Je suis un corps sans esprit ou un esprit sans corps. Mon problème, mon amie, ce sont les tourments de mon âme qui ont envahi un coin de mon être et qui refusent tout contact, préférant le silence. Je suis une petite fille dans un coin, les bras autour de la tête, la tête entre les genoux, qui ne veut rien d'autre que le silence. Sa blessure est profonde comme son sentiment d'injustice. Elle est blottie dans ce coin".

Partager cet article

Repost 0
Published by Marianne - dans mes lectures
commenter cet article

commentaires