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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 11:07

Un roman russe - Emmanuel Carrère - P.O.L. - Roman - 357 pages

Note de l’éditeur : « La folie et l’horreur ont obsédé ma vie. Les livres que j’ai écrits ne parlent de rien d’autre.
Après L’Adversaire, je n’en pouvais plus. J’ai voulu y échapper.
J’ai cru y échapper en aimant une femme et en menant une enquête.
L’enquête portait sur mon grand-père maternel, qui après une vie tragique a disparu à l’automne 1944 et, très probablement, été exécuté pour faits de collaboration. C’est le secret de ma mère, le fantôme qui hante notre famille.
Pour exorciser ce fantôme, j’ai suivi des chemins hasardeux. Ils m’ont entraîné jusqu’à une petite ville perdue de la province russe où je suis resté longtemps, aux aguets, à attendre qu’il arrive quelque chose. Et quelque chose est arrivé : un crime atroce.
La folie et l’horreur me rattrapaient.
Elles m’ont rattrapé, en même temps, dans ma vie amoureuse. J’ai écrit pour la femme que j’aimais une histoire érotique qui devait faire effraction dans le réel, et le réel a déjoué mes plans. Il nous a précipités dans un cauchemar qui ressemblait aux pires de mes livres et qui a dévasté nos vies et notre amour.
C’est de cela qu’il est question ici : des scénarios que nous élaborons pour maîtriser le réel et de la façon terrible dont le réel s’y prend pour nous répondre. »

Mon avis personnel :

par  ce roman autobiographique, Emmanuel Carrère, outrepassant la volonté de silence de sa mère (Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuel de l’Académie Française) pousse la chape de ce lourd secret qui pèse sur sa famille.

 

 

 

 

Une auto-analyse qu’il mène avec courage au plus profond de son univers et de ses tourments intérieurs.

Un reportage portant sur un paysan hongrois interné durant 56 ans dans un hôpital psychiatrique russe à KOTELNITCH rapatrié à BUDAPEST est le détonateur. Dans son inconscient, l’auteur superpose cette histoire à celle de son grand-père maternel, émigré en France dans les années 1920 et disparu en 1944 dont sa mère a toujours espéré le retour.

 

 

 

En parallèle, il publie en 2002  – comme un cadeau d’amour savamment préparé et minuté - dans Le Monde une nouvelle érotique à destination de Sophie, sa compagne. Mais la vie en décide tout autrement pour ce couple...

Pour finir, Ania, une jeune femme rencontrée lors de son reportage, compagne de Sacha (membre du FSB) meurt assassinée à KOTELNITCH. Emmanuel va partager leur deuil.

 

 

 

Dans ces entrecroisements, l’auteur a  évolué malgré lui. Ou presque… car « l’inconscient, ça existe ! ».

Plus d'informations disponibles  sur le site  de l’éditeur en cliquant sur le lien suivant : http://www.pol-editeur.fr/catalogue/fichelivre.asp?Clef=6124

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Marianne - dans mes lectures
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