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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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21 septembre 2006 4 21 /09 /septembre /2006 11:33

Elle vend des fringues
Entre Lyon et Maringue
Ses yeux cernés sourient aux gens
Enfin… à ceux qui ont le temps
 
Elle déballe à six heures
Et s’étale à minuit
Dans des draps de couleur
À qui elle se confie
 
Elle mène une vie de dingue
En charriant son bastringue
Elle aime son boulot
Même si parfois ses yeux prennent l’eau
 
Si tout va bien
Elle se rendra plus loin
Elle prendra une échoppe
Pour en faire un book-shop
 
Même dans dix ans
Il sera toujours temps
De bâtir plus grand
Si les gens, bien sûr, restent clients
 
Des projets, tu vois, elle en a
Elle s’en sort avec ça
Si t’as pas le temps, c’est tout ce qu’elle te dira d’elle
En toute simplicité, la belle
 
Tu ne verras pas que c’est dans ses cernes
Que tout le reste se discerne…
Et tu ne sauras jamais à quoi elle rêve
Quand elle s’écroule dans le jour qui s’achève.
(Ecrit le 16/09/2006)

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commentaires

Lise 30/09/2006 18:20

Je trouve que malgré le ton un peu maussade du texte, il est émouvant car il est bien réel.  Mais ce que j'aime surtout c'est le fait que quelqu'un regarde cette femme avec empathie et qui dévoile avec tendresse ce qu'elle peut ressentir... dans les nons-dits de l'auteur, on sent bien qu'il y a de l'espoir.  Merci pour le partage.

Marianne 30/09/2006 20:39

Merci à toi, ma chère Lise.  Cette dame n'existe pas, mais elle est un assemblage d'éléments que j'ai pu happer de ci de là.  Elle m'a semblé tout à coup presque réelle. Oui, bien sûr, il y a de l'espoir : une vie meilleure que ce personnage se fixe étape par étape, et surtout l'espoir qu'à travers ce texte, on regardera avec plus d'attention ces gens courageux qui dressent leurs stands très tôt pour nous servir. Par exemple !  A eux, et à d'autres.  Bises et merci de ton commentaire.

LORRAIN Annie 30/09/2006 14:20

Marianne
 
Avais-tu le cafard lesoir où tu as écrit celà. la détresse morale est si présente, si vivante que je me demande si tu étais bien toi même ?
J'ai beaucoup aimé.
 
Annie

Marianne 30/09/2006 20:21

C'est le genre de chose qui arrive quand on écrit. On prend des éléments autour de soi, qu'on met bout à bout, et on se laisse  émouvoir par la vie d'un personnage au demeurant de pure fiction. J'en ai croisé l'un ou l'autre qui faisait les marchés, et ils étaient bien courageux ces gens !   Celle-ci n'existe pas, mais elle semble réelle et proche de nous.     Bises et merci de ta réaction, ma chère amie.