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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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10 septembre 2006 7 10 /09 /septembre /2006 11:03

 

 http://www.artemis-artist.com/html/fr/oeuvre.3.html

(ceci est un clin d'oeil à quelqu'un que j'apprécie, depuis un bon moment déjà témoin de ma vie)

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En ce moment, j'en veux  un peu à la vie...

La vie qui accable mes amis de maladie. La vie qui trop vite vieillit nos corps, qui éprouve les amours et les amitiés, qui me vole un boulot sous le nez, et qui me dit pourtant : "Effata" ( "Ouvre-toi") à travers la méditation qui vient de me parvenir, comme pour venir me chercher.

C'est la seconde fois qu'elle m'adresse ce message, la vie. Elle me l'a déjà dit l'an dernier. Aussi, me voici à m'interroger, moi qui appartiens à ceux qui pensent que rien n'arrive jamais par hasard et que les choses convergent souvent vers un but précis, même si ce but est invisible à nos yeux.

On ne deale pas avec la vie. Elle ne nous ménage pas, c'est vrai. Il vaut donc mieux s'asseoir et écouter ce qu'elle veut nous faire comprendre. Car, non contente d'être parfois cinglante, elle est en plus insistante ! Bien heureusement pour nous, car ce faisant, elle nous accorde une nouvelle chance de l'entendre.

"Effata !" Dans la méditation, cet ordre était donné en vue de la guérison d'un sourd muet. (Marc 7, V 31 à 37).

Ceci m'est-il applicable ? De quoi suis-je sourde ou muette, voire les deux à la fois ?

Pour la parole, peut-être suis-je trop muette sur mes émotions. Je n'ai pas l'habitude de les dévoiler, sauf à de rares intimes.

Je lis régulièrement les blogs d'autres personnes et suis souvent émue par leur sincérité et leurs témoignages. Ils m'éclairent bien souvent sur la vie, les relations entre les personnes, les possibilités infinies dont on dispose en soi, la diversité de ce monde. Ils me parlent de leur courage, de leurs batailles et victoires quotidiennes, de leur manière de voir ou d'appréhender les choses. Ils sont si proches de moi aussi dans leurs préoccupations. Sans le savoir, ils m'apportent beaucoup.

Alors, puisqu'il est important de se dire, pour la première fois sur ce blog qui n'a rien d'un journal intime, je viens vous partager ces pensées intérieures qui peuvent quelquefois se bousculer en moi.

Cela me donne l'occasion de suivre au moins cette recommandation d'ouverture. 

J'aime beaucoup le son de ce mot :  "Effata".  Allez savoir pourquoi, il me fait penser à une espèce de formule magique. Bien que sa calligraphie ressemble à Effacer, c'est pourtant bien autre chose qu'il m'évoque en y songeant. Il me parle plutôt de confiance. En l'autre, en soi. Il me recommande : "laisse-toi atteindre".

Savez-vous ce que j'ai écrit un 14/8/6 qui est resté au fond de mon ordinateur et qui subitement me revient ici ? Je vous le livre :

Se laisser atteindre 

Le plus envoûtant des savoir-faire

C’est de se laisser faire

De trouver beau de pouvoir ceindre

Sans jamais feindre

Le plus déroutant des savoir-faire

C’est de se laisser faire

En acceptant de se laisser rejoindre

Sans pour autant s’éteindre

Le plus bouleversant des savoir-faire

C’est de se laisser faire

C’est consentir à se laisser atteindre

Sans jamais craindre

Le plus émouvant des savoir-faire

C’est de ses armes se défaire

Pour permettre à la vie

De t’étonner à l’infini.  

 

 

 

 

 

 

 

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commentaires

clementine 11/11/2007 20:48

Il faut parfois en vouloir à la vie, car les injustices sont insupportables.
trés belle poésie.
clémentine

Marianne 12/11/2007 17:04

Merci, Clémentine de vos encouragements. Je suis intéressée de lire votre livre "Sans visage et sans nom".
 

Viviane 08/10/2007 19:00

Tu as raison Mariannele plus beau de la vie, c'est d'être sincèreet ton poème nous rassureton poème nous donne envie comme les za   zende nous laisser traverseren aimant ce qui nous traverse

Marianne 09/10/2007 15:16

On est parfois surpris de l'effet insoupçonné de ses écrits !
Ton attention, à ce texte précisément, me démontre que l'authenticité, notamment dans ce que l'on donne de soi, a plus d'impact qu'on ne le pense.
Dans mon parcours, ce geste de ta part est tout aussi incitant pour moi-même que les mots offerts dans ce texte le sont pour toi.
Merci de ce que tu as suscité !
Bises.