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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 21:07
 

Comme un vent de pluie. Mais l'air est doux.
La terre libère des senteurs d'humus.
Au bord de l'eau clapotent les flots argentés sous une lune paisible et souriante.
Il fait encore nuit. L'humanité environnante dort encore, enfouie sous ses rêves comme une couvée de poussins
sous les plumes maternelles.
Sous mes pas, bruissement d'herbes répondant aux murmures changeants et manquant de rythme d'un souffle bavard.
J'écoute l'univers et me sens investie de ses secrets en récompense d'un réveil matinal.
Privilège des lève-tôt que d'assister à la lente dissipation des ténèbres s'éteignant dans le frissonnement des ombres végétales saluant la lumière.
Au port, respectueux du silence des hommes, les bateaux sans impatience, bercent leurs occupants ensommeillés.
Sur le bitume opaque et grisâtre, résonnent près de moi, les griffes usées de mon chien humant comme moi le vent subtil, inhabituel, jouant dans son pelage. Dressant la truffe luisante noire vers moi, je lis dans ses yeux bienveillants toute la bonté fidèle.
Nous sommes là, deux, sur la terre, lui et moi, complices muets de la beauté du monde.


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commentaires

ag86 02/11/2009 09:05


Un texte magnifique. Je me retrouve bien dans ces mots empreints de douceur et de respect face à ce spectacle unique dont il ne tient qu'à nous d'être complice.
Merci. Amitiés. Alain


02/11/2009 20:51


Cela me fait réellement plaisir que vous vous soyez senti en communion vous aussi à travers ce bout de texte dans lequel j'ai traduit l'émotion d'un moment et que j'ai voulu ensuite rendre
inoubliable.
Merci pour cette appréciation, et pour votre passage.:


liedich 29/09/2009 22:27



Et le monde n'est point beau, il est la démesure.
Qui allume et repose de son astre chantant,
chaque instant de la  vie et de sa démesure,
que le soleil nous offre en son plus beau levant.

Pour le moins une Brillance,
Belle comme une enfance.

Pardon de mon absence.

Mon doux bonsoir, Madame.



30/09/2009 20:57



ici que chacun se sente libre de venir, partir quand bon lui semble.
Sois libre toi aussi. Ne t'excuse pas d'être absent. Nous avons tous nos impératifs et priorités, nos vacances et nos présences...
Le monde n'est point beau ? Où bien ceux qui le font ne sont-ils point beaux ?
La démesure dont nous n'avons que rarement conscience nous y vivons. Qu'en penses-tu ?



Viviane 22/09/2009 14:26


Quel texte délicat et vaporeux.
Assister au lever du jour est un de mes bonheurs l'hiver, quand la vie trépidante n'a pas encore déversé sur le monde ses séductions faciles, ses routines, ses crissements et cris.
Alors cette truffe minuscule du hérisson, qui hume le monde en sa naissance
comme elle me parle!
Petite insolence des tous petits que nous ne voyons pas: mieux voir que nous?
Merci de la déliieuse photo, des hérissons viennent chaque soir chez nous en famille terminer els gamelles des chats, je les adore, et doucement, leur caresse le ventre là où cela ne pique pas. les
premiers temps c'était un peu risqué, ils se metaient en boule. Désormais ils se laissent faire sans regimber...


26/09/2009 20:35


Merci pour l'appréciation accordée à ce texte.
Tu as le privilège de pouvoir caresser le ventre des hérissons ? Tu la seule personne que j'ai jamais connue qui ait pu le faire. Dans mon jardin les hérissons sont peureux à cause de mon chien qui
jappe sur eux ne tolérant pas cet intrus piquant dans son domaine.
Le hérisson est l'ami des jardiniers. Considérant tes aptitudes en la matière et tes connaissances de la nature, on comprend mieux qu'ils se soient laissés apprivoiser par toi !


Corinne 20/09/2009 15:16

Bonjour Marianne...Je me suis posée sur "Entre Mots et Vous" en parcourant les escales amicales d'une amie...et je découvre ce texte "Lever tôt" empreint d'une certaine sensibilité à la beauté du monde !Une nature dépeinte telle une fleur de l'aube naissant dans un souffle de vent...un rêve éveillé entre la nuit et le jour !Douce évocation...

26/09/2009 20:00


Bienvenue Corinne, et mes remerciements pour l'appréciation déposée ici.
Ces instants que l'écriture permet de fixer avec néanmoins la limitation des mots, sont comme un temps suspendu qui s'imprègne dans notre mémoire. Car celle-ci aime à sauvegarder ces émotions
qui nous rapprochent de l'universalité des choses, nous replaçant dans nos égarements sur la ligne du sens de la vie.
Je vais à présent vous rencontrer à mon tour sur  votre blog.