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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 17:48

TERRE LEGERE - Claire WOLNIEWICZ - Ed° V. HAMY - roman - 198 p




Ils sont de la même famille :

  • Laure: ex danseuse, mère séparée, élèvant seule son fils
  • Ferdinand, 8 ans, le fils de Laure. Comme beaucoup d'enfants, il est fan d'Harry Potter
  • Julien: 20 ans, demi-frère de Laure
  • Le père de Laure et Julien: 80 ans, auteur, à l'égo prononcé, séducteur de femmes

Dans ce roman à 4 voix, tour à tour se révèlent les caractères et les blessures passées.

Un voyage en est le prétexte : c'est Julien, en poste au VIETNAM, qui en prend l'initiative.


Une Laure dépassée par les préparatifs et les responsabilités maternelles aux prises avec les effets d'une chute l'ayant privée de sa passion ;  un Ferdinand à l'imaginaire en mouvement mais dépendant des attitudes de sa mère ;  un Julien attentif et bienveillant que l'enfance blessée a conduit à déployer énergie et désir de réunir ; un père avide de culture et de rayonnement en proie aux interrogations de l'âge.


Les vicissitudes et la participation à ce voyage de 3 autres personnages vont fournir l'occasion à cette famille de se pencher sur leurs relations à la lumière de leur histoire individuelle.


Après ses roman "Ubiquité" et  "Le temps d'une chute" Claire WOLNIEWICZ, dans "Terre légère", démontre une habileté à rapprocher les êtres à travers ces portraits peu à peu distillés. Elle excelle à démontrer combien il ne faut guère se fier aux apparences que chacun laisse paraître. En deçà, se dévoilent la profondeur des êtres.

Au bénéfice d'un événement, l'improbable peut encore se produire. Et c'est le moment fort du livre, celui qui fait du bien, celui qui redonne goût aux relations, celui qui vous tire vers l'émotionnel. Une histoire parfaitement maîtrisée. Sans l'ombre d'un doute, l'auteure au fil de ses romans grandit et c'est un plaisir de constater son évolution.


Contrairement au personnage du père, omniprésent par son savoir, la discrétion de Claire WOLNIEWICZ derrière ce texte n'en laisse pas moins voir quelques idées :

"Est-ce tout ne tient qu'à un fil ? Certains sont si gros et on les tient si fort, on sait qu'on ne les lâchera jamais. Mais les autres, ceux qui semblent aller de soi, que se passe-t-il si on les oublie ?" interroge-t-elle. "On a si peu de temps pour naître à l'instant". "Est-ce que mes propres mots n'ont pas plus de sens puisqu'ils m'appartiennent ?". 

EXTRAIT à lire sur le site de l'éditrice


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commentaires

lastirokoi 25/07/2009 23:19

bonsoir, Cet article donne envie de lire le livre...quelques mots qui donnent le ton, l'accord des mots comme le premier violon donne le la...Merci bon week end tres cordialementL.Irokoi

26/07/2009 20:16



oh très musical, Lastirokoi !
En tous cas, dans ce livre, le déroulé progressif de la personnalité parfois cachée des personnages est une composition habile !



Viviane 16/07/2009 10:29

on a si peu de temps pour naître à l'instant...Quelle merveilleux et si effrayant constat.Car penser que l'on peut faire quelque chose pour être réellement présentc'est déjà s'éloigner de la présencenaître à l'instant c'est être sans le savoir, sans le dire, sans même le regarder...

20/07/2009 16:10


Comme toi, cette phrase m'a interpellée.
Moins le manque du temps mais l'idée de "naître à l'instant".
Comment ? J'ai envie de dire en ne faisant rien que laisser justement passer le temps sans y réfléchir en savourant ce qui se présente, et en tous cas ce que notre intelligence et nos sens nous
laissent percevoir.  Se laisser glisser dans l'instant comme l'innocent qui vient au monde et n'y connaît encore rien.