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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 21:19
A l'immortelle Bien-Aimée - Virginie REISZ - Ed° "Le temps qu'il fait"
- 87 p

« De me rappeler ton sourire, tes yeux, ta peau que je connaissais avant de la toucher, m'emporte, mon ange, hors de ma chambre, hors de mes barreaux, hors de ma douleur, de ce corps impitoyable dans le combat engagé jadis entre lui et moi, qui me trahit et se dérobe sans qu'il semble y avoir de fond cette fois, de plancher d'où repartir, se relever. Mais je n'ai pas dit mon dernier mot.»

C'est un homme. Il est seul, il est sourd, il est malade. Il vient de s'aliter pour la dernière fois. Son agonie va durer trois mois, au cours desquels, dans ses moments de rémissions, il écrit à la seule femme vraiment aimée son combat pour la liberté et l'art, ses ambitions et ses frustrations, sa soif d'amour et ses blessures les plus profondes.

Au fil de ce cinquième roman, Virginie Reisz nous fait entrer dans la tête de Ludwig van Beethoven, musicien, penseur aussi, et surtout être humain extraordinaire, dont le manque d'amour, les déficiences corporelles, la volonté et la confiance qu'il en a tirées, nous parlent, par delà les époques et au-delà de la musique.



Fidèle au style des lettres originales, Virginie REISZ nous place au chevet de Beethoven, malade.

Du 7 décembre 1826 au 23 mars 1827, le contenu des lettres laisse apparaître la dimension intérieure d'un artiste créateur, d'un homme et de son histoire. Sa musique, ses choix ("être moi, sans embarras"), ses rencontres (Mozart entre autres), ses influences, ses lectures (Goethe, Joseph Haydn), ses créations, sa famille ("l'enfance nous abandonne quand on devient orphelin, et peu importe qu'elle ait été tendre ou non : une partie de nous la regrette à jamais"), sa vie sociale, sa passion pour une femme dont il tait le nom ("mon ange"..."un flottement devant ton corps, rien de rassurant, rien de commun avec les étreintes sans conséquence ; en même temps une sensation de familiarité, cette assurance profonde d'être à ma place, cette paix de l'âme"..."j'ai tenté, sans en avoir conscience, de nous effacer, nous... j'ai confondu le manque de coeur avec celui du corps... depuis que tu n'es plus là pour l'enchanter"), ses sentiments, ses émotions ("je me défendais de l'émotion, on se défend de la beauté, de celle qui nous bouleverse au delà du terrain connu"), son handicap, sa souffrance et son attitude devant la mort.



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commentaires

liedich 09/08/2009 16:29

Pas trouvé dans les bibliothèques de Nice alors j'ai acheté. Aucun regret vraiment. Mais je n'arrive pas à savoir si ce sont les mots de Beethoven ou la traduction de ses sentiments par l''auteur.En tout cas, merci, j'étais à des milliers de km de l'a&ssociation musique et mots de ce compositeur que j'apprécie vraiment  beaucoup ; 

10/08/2009 21:40


C'est toujours une joie que de partager un livre qualitatif et je suis ravie que tu l'aies apprécié à ton tour.
Comme toi, j'ai aimé me faire surprendre par Virginie REISZ dans cette belle idée de conduire le lecteur vers l'intimité d'un compositeur si connu et pourtant intérieurement méconnu, du moins par
moi !
Mesdames et Messieurs les Bibliothécaires, si vous passez par là, je vous suggère de soutenir cette oeuvre chaleureusement !
Sincèrement, elle n'en donne que plus l'envie de mieux connaître l'univers de Beethoven qui ne se résume pas à quelques notes réputées : Ta-ta-ta-taaaa


liedich 09/07/2009 17:49

ben qué couillon, la bibliothèque, je n'y avais pas pensé. Merci. Douce soirée à Toi.

11/07/2009 14:22


Hé ho n'insulte pas mon copain poète !!  :-)


liedich 09/07/2009 12:58

Cet homme m'a toujours fasciné et je me rends compte que si je connais sa musique, je ne connais rien de lui. lE livre que tu cites semble particulièrement attirant. L'as tu lu ? Qu'en fais tu maintenant ? Tu me donnes l'envie de le lire.Merci de l'instant. Merci à Toi, Marianne.

09/07/2009 17:42


Oui, je l'ai lu évidemment !
Il m'a été gentillement prêté par une amie et je le lui ai rendu.

Ce livre se trouve en vente en librairie.
S'il n'est pas en bibliothèque, souvent celles-ci sont à l'écoute des souhaits de leurs lecteurs pour alimenter leurs étagères.  ;-)


Viviane 05/07/2009 10:21

Un personnage dont on connait le mauvais caractère proverbialmais dont j'ignorais certaines facettes qui apparaissent ici par petites touches. Elles expliquent sans nul doute ces mouvements oscillants entre paix, jubilation et tourments qui sont la marque de toute son oeuvre.Et puis l'épreuve de la surdité...

08/07/2009 20:50



entrer dans l'âme de l'homme en ouvrant un livre au creux de son propre silence...
pour tendre l'oreille d'une autre manière à l'oeuvre du compositeur...

C'est un joli pari que nous a lancé-là Virginie REISZ, je trouve.