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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 22:02
L'Attente du soir - Tatiana ARFEL - roman - Edit° José CORTI - 325 p




- Première partie : un plus un plus un
- Deuxième partie : deux plus un
- Troisième partie : trois
Mais quel est donc ce décompte étrange ?


A travers 24 chapitres, évoluent trois personnages atypiques, dont les personnalités se placent aux antipodes les unes des autres, sans apparent trait commun :


Melle B.
Morne, éteinte, sans but, échappant volontairement au regard des autres, elle se livre à de névrotiques répétitions de tables de multiplication pour conjurer ses crises de panique. Privée d'amour parental depuis sa naissance, en proie à des angoisses sclérosantes, n'a vu qu'une seule fois la couleur du bonheur...


Giacomo
Clown aux cheveux argentés, trop vieux pour parler d'amour à Ismaëla, mais d'une générosité aussi fine que son empathie. De son enfance à ses jours en déclin, sans descendance, il invente des symphonies de senteurs pour inviter les spectateurs à renouer avec l'émotion de leurs sens.


Le môme
C'est sur une décharge qu'il a grandi. Seul, sans lien humain pendant longtemps, c'est un chien qui l'ouvrira à une première communication. L'enfant ne parle pas, il aboie.
Mais un jour, le chien revient le ventre en sang.
Le môme a appris le langage des couleurs. Le jaune lui procure bonheur. Le rouge est la couleur de la douleur ; celle ressentie à la disparition de son unique compagnon.
Il crée sans le savoir. Une sortie de la décharge le précipitera vers un monde hostile dont il refuse de rester prisonnier en s'adonnant toujours avec plus de frénésie à la composition picturale.


La lente et progressive rencontre de ces destinées est tout l'art de Tatiana ARFEL.
Approfondissant la logique et la personnalité de chacun de ces êtres, elle déploie son talent dans des descriptions d'une subtilité fascinante, dresse une toile d'une remarquable humanité. Le style est prometteur malgré quelques longueurs, aisément pardonnables tant l'intérêt reste cependant maintenu jusqu'aux dernières pages.
Une jolie prouesse que ce rapprochement orchestré avec une dextérité peu habituelle dans un premier roman.

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commentaires

vita 11/09/2009 11:53

Bonjour de VITA très intéressée par tes articles

26/09/2009 20:44



Bonjour, Vita !  Je rentre tout juste de vacances, d'où la réponse tardive.
Merci pour l'intérêt prêtée et pour l'appréciation.
A tout bientôt.



aimela 29/06/2009 12:29

Un bien joli titre avec des personnages  bien singuliers , si je le trouve un jour dans ma bibliothèque, je l'emprunterai . Merci  Marianne

29/06/2009 18:10


C'était avec plaisir !
Je pense que tu peux suggérer l'achat  du livre à ta bibliothécaire.
Ce sont de beaux écrits.


Viviane 27/06/2009 23:05

C'est étonnant et fascinant comme trame...Les sens évoilent l'essencedes êtres nés sansvivant sansCe qui surgit immédiatement de ta lecture de cet ouvrage éveille en moi l'idée des sensations très violentes éprouvées par certains autistesleur solitude immense, la difficulté à approcher l'autre et s'en laisser toucher.

28/06/2009 21:58


Je trouve que de plus en plus de romanciers s'appliquent à sortir du schéma linéaire traditionnel.
 
C'est intéressant de voir de tous nouveaux auteurs s'atteler à cet exercice difficile. Ils prennent des risques et le font avec talent.




liedich 26/06/2009 19:00

La seule description des trois caractères donne l'envie de lire !  Je n'en vois qu'un que je connais bien. mERCI Marianne. Douce soirée.

28/06/2009 21:47



Bien que ces personnages soient très différents, dans leurs traits de caractère à tous trois, le lecteur saura retrouver sa part de lui-même et s'identifier.

Pour sa générosité artistique, Giacomo - Liedich...