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L'auteure

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En France...

 





Poésie, chanson, échanges épistolaires, théâtre, nouvelles, roman.....
L'expression écrite a-t-elle véritablement un sens ? Quelle est sa quête ?
Et la mienne, quelle est-elle, à suivre ainsi ce fil qui se déroule sur la lisière de mes rêves ?
Si je n'ai pas trouvé la réponse ni à la seconde ni à la troisième de ces interrogations, concernant la première, en expérimentant les genres cités, j'ai néanmoins repoussé mes limites, exploré ma liberté, reconnu mes barrières, plongé dans mes propres zones d'ombre, apprivoisé mes doutes, rencontré des visages, aimé des êtres uniques, anticipé sur des événements personnels, bousculé mes préjugés, consolé des chagrins, croisé des personnages pour certains retournés au néant, pour d'autres si fascinants qu'ils manquèrent de m'aveugler au point de déplorer de revenir à la substantielle réalité.

 

Archives

28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 21:14

Etats d'âme en creux de vague.

Martine Petiot
S
ensation amère d'éloignement.
Point de fuite, jusqu’à l’infime.

Traversée des renoncements jusqu’à l’inacceptable réalité.

Impuissance.

 

Nostalgie de l'innocence.

Regards placides et désolés sur le monde.

Solitude.

Impression de lire si bien à travers chacun,
de discerner ce qu'il ne voit ou ne veut pas voir.

 

L’impalpable à peine recomposé est déjà si loin de la vérité.

Tout… tout est si fugace…

Pourquoi ? Pourquoi toutes choses heureuses
sont-elles toujours si promptes à disparaître ?


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commentaires

sybilline 04/04/2009 13:33

Que te dire à l'écoute d'un tel cri dont le silence est la matière? Peut-être que cette solitude mise en poème est déjà partage, entente et communion.Peut-être que chaque renoncement peut se faire ouverture, nous rendre à notre plus intime vérité, car que nous sommes, finalement, sinon des béances par où passent les mots et le murmure indicible des âmes?

04/04/2009 20:31


Oui, l'écriture, bien que geste solitaire nécessitant solitude, est un partage débouchant à une forme (j'écrivais force ! quel lapsus !) de communion avec les lecteurs.
J'aime cette expression : "murmure indicible des âmes".


liedich 30/03/2009 21:51

Bonsoir, dis moi : que faudrait-il pour que ces choses heureuses ne disparaissent pas rapidement ?t'est il arrivé au moins une fois qu'elles durent ?Je te laisse réfléchir la dessus comme dit Parking.Belles pensées.

31/03/2009 20:38



si le raisonnement de Parking ne passe pas par quatre chemins pour dénoncer le racisme, la voie qui mènerait à ce que les hommes retiennent durablement le temps, hélas, n'existe pas. Aux heures
heureuses, tel un flux et un reflux, suivent les moins heureuses.
Alors, parfois, oui, tout ce flux déborde les plages de nos jours.



aimela 29/03/2009 17:05

Si le bonheur est fugace  les peines restent  arrive ainsi la solitude telle un cancer bouffe le présent  en laissant l'avenir béant  . Très joli  Marianne . Bonne fin de dimanche

29/03/2009 18:47


L'approche que tu as de mes lignes m'interpelle beaucoup.
Je constate que tu en as extraie la fugacité du bonheur et la solitude - cancer dévoreuse. Et là l'image que tu proposes est étonnante !


Viviane 29/03/2009 14:36

Oui. pourquoi...?parfois dans les êtres au moindre mot s'ouvrent des béancesce monde qui va trop vite pour la pensée les accentue. le temps perd sa substance, le temps est à la fois coulant et simultanément. Noeud de trahisons.Ton poème est magnifique et correspond à un questionnemlent intime;

29/03/2009 18:30


les mots, en effet, ouvrent des béances parfois même insoupçonnées de soi-même.
Si renoncement rime avec (re)commencement, les mots et leur résonnance contrarient les silences.
Peut-être écrit-on alors pour d'une part expérimenter le silence et d'autre part se rebeller contre le renoncement, voire tester les renoncements sans forcément les expérimenter...
J'ai commencé à m'interroger sur la question du renoncement le jour où j'ai lu que la quarantaine était l'âge de tous les renoncements. Mais il faudrait à mon sens étudier tous les éléments du
renoncement. Vois-tu alors l'ampleur de la tâche !  Et puis, le renoncement, est-ce un acte volontaire ou une impuissance tout simplement ?
On pourrait philosopher longuement sur le sujet.